AVANT-PROPOS. VII
La première, d'une [jortée très générale, suppose que l'activité fonctionnelle, quelle qu'elle soit, des éléments organiques constitue un travail — le travail physiologique — et que ce travail absorbe temporairement toute l'énergie qui est mise enjeu pour son exécution. C'est un point de vue sur lequel je n'ai pas à m'arrêter, parce que je l'ai longuement exposé ailleurs (1).
La seconde hypothèse, forme spécialisée de la première, considère la contraction musculaire, c'est-à-dire le travail physiologique des faisceaux contractiles, comme une création pure et simple de force élastique, équivalente à l'énergie dépensée par le muscle pendant la durée de son activité.
C'est donc cette élasticité de contraction, considérée comme forme transitoire de l'énergie employée à sa création, qui est mise en relief dans mon exposition. J'y insiste peut-être outre mesure. Mais aucun détail ne m'a paru superflu pour présenter cette vue théorique sous tous ses aspects, en raison du rôle important qu'elle est appelée à jouer, dans l'interprétation des résultats de mes expériences.
En quoi consiste la force antagoniste que l'élasticité créée par la contraction est destinée à équili-
(1) Revue scientifique, 1888. — Du travail physiologique et de son équivalence.