‹ Le travail musculaire et l'énergie qu'il représenteChapitre 23 sur 53 · MENT QUI EN RÉSULTE. RAPPORT DU TRAVAIL EXTÉRIEUR · texte numérisé non relu

MENT QUI EN RÉSULTE. RAPPORT DU TRAVAIL EXTÉRIEUR

(statique) a l'énergie DÉPENSÉE DANS LES DIFFÉRENTES CONDITIONS DE LA CONTRACTION STATIQUE.

Les caractères de réchauffement éprouvé par le muscle en contraction statique, pour le soutien d'une charge, ont démontré péremptoirement l'exactitude du rapport qui vient d'être indiqué ci-dessus. Se reproduiraient-ils dans toutes les conditions de la contraction statique? La théorie répond par l'affirmative.

Il suffit, pour se convaincre qu'il n'en peut être autrement, de comparer les schémas n°' 6, 7 et 8, montrant l'influence respective du raccourcissement musculaire, qui crée l'élasticité, et de la charge soutenue, qui en détermine le coefficient, dans les diverses conditions où

celte influence respective peut être envisagée. Partout, en effet, l'énergie peut être substituée à l'élasticité totale et le travail statique à l'élasticité effective. Appliqués à l'expression des variations de l'énergie, en fonction des variations delà charge soutenue et du raccourcissement musculaire, ces schémas sont tout aussi fidèlement démonstratifs que quand on y cherche la représentation des variations correspondantes de la force élastique du muscle. On y voit avec une parfaite netteté les différences d'énergie que le même travail statique exige pour son exécution, suivant que le muscle est plus ou moins raccourci, et l'on y prend la mesure de l'importance que ce fait capital présente au point de vue des applications.

Mais les indications théoriques contenues dans ces schémas sont-elles confirmées par l'expérience? Voilà ce qu'il faut examiner.

i° Cas du schéma it 6. — C'est pour mémoire et pour ordre que je reviens sur ce cas : il n'appelle pas de nouvelles expériences ; celles qui le concernent ont été faites et racontées dans l'avant-dernier paragraphe (p. 104) ; ce sont les expériences qui ont démontré qu'à charge égale, le raccourcissement du muscle, dans la contraction de soutien, entraine un échauffemenl d'autant plus considérable que ce raccourcissement est plus prononcé.

Ce cas (voir la figure page 43) est le plus simple des trois. Un seul des facteurs des variations de l'énergie, le raccourcissement du muscle, y change de valeur

Lorsque celte valeur est presquenuUe, l'énergie qu'exige la création de V élasticité effective ou le travail statique — ce qui est tout un — est purement et simplement égale à celui-ci. Puis on voit s'accroître graduellement la quantité d'énergie nécessaire pour le travail — quoiqu'il reste le même — à mesure que le raccourcissement musculaire prend plus de valeur. Cette quantité d'énergie devient double, triple... décuple, sans aucun profit pour la besogne accomplie! Impossible de constater dans de meilleures conditions que le rapi^ort du travail statique à l'énergie qu'il met en œuvre diminue^ en progression arithmétique régulière, quand le raccourcissement musculaire augmente de mème^ ou augmente lorsque le raccourcissement diminue.

2" Cas du schéma ?^'' 7. — Ici la charge croît en même temps que le raccourcissement. Naturellement l'énergie totale mise en œuvre, révélée par réchauffement musculaire, doit croître en progression géométrique, et non plus seulement en progression arithmétique; ce qui ne change rien à la valeur du rapport du travail statique à l'énergie totale, ce rapport étant toujours réglé par le degré du raccourcissement musculaire (page 44).

La progression géométrique de réchauffement, indiquée par la théorie, est confirmée par l'expérience, autant qu'on peut l'attendre de celle-ci dans les conditions imparfaites que présente la comparaison de réchauffement sur le biceps de l'homme.

Comme les comparaisons à entreprendre exigent qu'on fasse varier deux conditions au lieu d'une, les expé-

riences sont un peu plus compliquées que dans le cas du schéma n° 6. Il serait donc difficile que les causes de perturbation, permanentes ou accidentelles, ne se traduisissent pas d'une manière plus marquée dans les résultats.

Mes expériences sont, du reste, peu nombreuses. Je n'en ai recueilli que trois, dont une un peu irrégulière, toutes exécutées d'après le deuxième procédé.

Expériences sur réchauffement "produit dans le biceps quand un fait varier dans le même sens et régulièrement la charge soutenue par le muscle et le raccourcissement de ce dernier.

Durée du soutien des poids : 1 minute. Poids soutenus :

2 kilog. avec la flexion de l'avant-bras répondant à Fangle — 40°

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