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CHAPITRE m

DES MODIFICATIONS APPORTÉES PAR LE TRAVAIL MÉCANIQUE AUX MANIFESTATIONS CALORIQUES DE L'ÉNERGIE QUI ENGENDRE L'ÉLASTICITÉ DE CONTRACTION. — EXAMEN CRITIQUE DES EXPÉRIENCES DES AUTEURS.

Dans les études qui précèdent, les déterminations expérimentales, sur l'énergie mise en œuvre par le travail, s'appliquent exclusivement à la démonstration de la symétrie qui existe entre les variations de Vélasticité msculaire totale et celles de V énergie totale corrélative la création de cette élasticité. S'il s'agit de travail tatique, cette énergie se retrouve tout entière dans la laleur sensible dont la production accompagne toujours mise enjeu de l'activité du muscle. S'il s'agit de t7'avail négatif y à cette chaleur sensible, qui a sa source et son équivalent dans l'énergie chimique originelle, s'ajoute la chaleur que représente le travail mécanique détruit par la descente de la charge. S'il s'agit de travail positifs l'énergie créatrice ne se disperse pas totalement en chaleur résiduelle ; une portion passe et s'emmagasine dans le travail mécanique extérieur. Les considérations théoriques que nous avons exposées démontrent que les choses ne peuvent se passer autrement. Et ces considérations avaient reçu, dès 1836, des recherches

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calorimétriques de Ilirn, un commencement de consécration expérimentale.

Toutefois, est-il nécessaire de rechercher si, dans les conditions où j'ai étudié l'élasticité de contraction et l'énergie d'oii elle dérive, les faits sont d'accord avec la théorie pour prouver que le travail positif absorbe de l'énergie et que le travail négatif en restitue. Or, celte recherche a été tentée pour la première fois dans les expériences de J. Béclard, qui vont être examinées.

a. Expérie?ices de J. Béclard sur r homme. — Le principe de la méthode de J. Béclard repose sur la comparaison de réchauffement qui survient dans un muscle quand on lui fait faire tantôt du travail statique, tantôt du travail positif ou du travail négatif de valeur équivalente (on verra plus loin que cette qualification peut être employée dans le présent cas). Si le travail positif absorbe de l'énergie, réchauffement qu'il produit doit être moindre que celui qui résulte du travail statique L'échauffement doit être plus grand, au contraire quand il y a travail négatif-, s'il est vrai que ce travai restitue une quantité de chaleur équivalente au travai positif détruit dans la descente de la charge. On prévoit les objections auxquelles prête cette manière un peu trop simplifiée de poser le problème à résoudre.

Pour faire sa comparaison, J. Béclard s'est servi de son muscle biceps brachial, auquel il faisait soutenir, soulever ou descendre un poids, par l'intermédiaire de Tavant-bras. Il a commencé par déterminer, sur une règle destinée à mesurer les excursions de la charge, un

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