MODIFICATIONS DE L'ÉCHAUFFEMENT MUSCULAIRE
nonces les résultats des expériences. Mais il n'en cite aucun, pas même ceux qui auraient pu être donnés par des expériences choisies.
Tout ceci n'enlève rien au mérite de J. Béclard d'avoir été, en cette circonstance, nn initiateur, mais il faut savoir convenir que ce n'est pas lui qui a enrichi la science des solutions qu'il cherchait.
La méthode à laquelle il les a demandées pouvaitelle, du reste, les lui donner en étant bien appliquée? J'ai déjà dit qu'elle s'appuie sur un principe exact. Mais si ce principe est, en soi, irréprochable, il n'est pas démontré qu'on puisse l'utiliser sans y mêler rien d'étranger à la comparaison même du travail physiologique du tissu musculaire. Je renvoie à l'article qui a été consacré à l'étude de la participation présumée du travail des plaques motrices terminales des nerfs musculaires à réchauffement provoqué par la contraction. On y verra, tant par les faits que parla discussion dont ils ont fait l'objet, qu'il ne suffît pas, peut-être, pour avoir une parfaite égalité des conditions expérimentales, de comparer une contraction statique unique avec une contraction dynamique également unique. Il n'est pas prouvé, en effet, que V excitation des faisceaux musculaires par les organules nerveux terminaux consomme la même quantité d'énergie dans les deux cas. Quelques doutes au moins planent sur ce point. Il semble même, d'après les quelques expériences consacrées à l'étude de l'influence de la nature positive ou négative des excitations (Voir page 169) que la provocation de la contraction décroissante (travail négatif) dépense moins
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d'énergie que celle de la contraction croissante (travail positif) et même que l'excitation de la contraction statique. D'où il résulterait que les comparaisons en question ne pourraient pas même se faire en employant la contraction unique.
Mais c'est là un sujet sur lequel je me garderai d'émettre en ce moment une' opinion ferme, parce que les faits sur lesquels je pourrais l'appuyer ne sont pas assez nombreux. C'est pour remplir un cadre tracé à l'avance que j'ai publié les documents du susdit arlicle 3, sur l'influence de la nature des excitations provocatrices de la contraction musculaire. Rien n'est plus délicat qu'une semblable étude. Elle n'a été qu'esquissée dans mon travail et reste pour ainsi dire tout entière à faire.
Il y a pourtant quelque cliose qui est et restera solidement acquis; ce sont les résultats de l'étude de Tinfluence du nombre des excitations (page 172). Aucun doute n'existe dans mon esprit sur la valeur et la signification des expériences par lesquelles j'ai établi que la répétition des excitations est, en elle-même, une cause plus ou moins active d'écbauffement. C'est pourquoi je répéterai que les expériences de J. Béclard, entachées de cette cause d'erreur, n'auraient pu en aucun cas résoudre les questions qu'il s'était posées.
b. Expériences sur les muscles isolés de la grenouille. — En Allemagne, on s'est attaché à chercher, dans les muscles isolés de la grenouille, les faits que J. Béclard n'avait pu réussir à établir sur l'espèce humaine. Dans ces nouvelles conditions, on ne pouvait guère s'occuper.