‹ Le travail musculaire et l'énergie qu'il représenteChapitre 31 sur 53 · MODIFICATIONS DE L'ÉCIIAUFFEMENT MUSCULAIRE · texte numérisé non relu

MODIFICATIONS DE L'ÉCIIAUFFEMENT MUSCULAIRE

ce point important que, pendant la descente, la force élastique des musles n'est jamais appelée à équilibrer complètement le poids, du corps. A chaque pas, celuici éprouve une chute, arrêtée par la rencontre du pied avec le sol, tout autant que par la résistance des organes contractiles qui s'opposent à la flexion des rayons osseux du membre abdominal. D'une part, l'activité musculaire est moindre quand il y a descente ; d'autre part, le travail détruit par les chutes se retrouve dans la chaleur sensible cédée au sol à son point de contact avec le pied, aussi bien que dans celle qui détermine réchauffement musculaire:

Voilà la vraie cause qui fait qu'on ne peut, au point de vue thermodynamique, comparer l'ascension et la descente, telles qu'elles s'exécutent dans les conditions habituelles. Ce sont bien les mêmes puissances musculaires qui interviennent dans les deux cas, particulièrement le triceps crural ; mais ces puissances musculaires ne fonctionnent point de la même manière. A la montée, le triceps ne peut se soustraire, si peu qu'on l'imagine, au travail qui lui incombe. A la descente, il cesse de soutenir le corps ausssitôt que la chute en peut être opérée sans inconvénient.

Mais il est possible — je ne dis pas facile — d'exécuter l'ascension et la descente, en faisant accomplir le même travail intérieur aux muscles extenseurs, chargés d'équilibrer le poids du corps pendant son soulèvement ou son abaissement. Les deux mouvements sont alors exactement comparables, toutes réserves faites sur la manière de travailler des terminaisons nerveuses musculaires.

Il est donc facile de s'assurer si, dans ces expériences, ie travail négatif écliaulTe, plus que le travail positif, les organes musculaires qui jouent le rôle actif.

Deux méthodes peuvent être employées dans ces expériences, qu'on ne peut exécuter qu'en ayant recours à la montée et à la descente d'un escalier.

Première méthode. — Elle consiste à prendre directement la température des muscles qui sont employés au soutien du corps à la montée et à la descente. On se sert pour cela du thermomètre, appliqué, suivant les procédés habituels, sur la partie moyenne du muscle droit antérieur de la cuisse.

Pour accumuler dans le muscle en question la plus grande somme possible de l'énergie mise en œuvre par le travail d'ascension ou de descente, on exécute les deux mouvements en s'aidant du seul membre qui porte le thermomètre, l'autre restant en quelque sorte passif. Cette utilisation d'un membre unique a, du reste, un autre avantage^ c'est de permettre plus facilement le dressage des organes au mécanisme suivant lequel ils doivent agir, pour égaliser la force élastique musculaire qui exécute les deux mouvements d'ascension et de descente.

Ces deux mouvements doivent être accomplis d'une manière absolument symétrique. Pour cela, il est nécessaire que le corps garde exactement la même position d'ensemble. Ainsi, la montée s'exécute par une marche en avant; la descente, par une marche en arrière. C'est le seul moyen de donner à l'action musculaire l'égalité, parfaitement symétrique, indispensable à la comparaison des deux mouvements.

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