‹ Le travail musculaire et l'énergie qu'il représenteChapitre 32 sur 53 · MODIFICATIONS DE L'ECHAUFFEMENT MUSCULAIRE. 19T · texte numérisé non relu

MODIFICATIONS DE L'ECHAUFFEMENT MUSCULAIRE. 19T

Si c'est le membre droit qui remplit le rôle actif, voici, comment les choses doivent se passer : Le pied se pose sur la marche supérieure, le corps étant convenablement incliné en avant; le pied gauche reste sur la marche inférieure, la pointe très légèrement relevée. Alors letriceps crural du côté droit est mis en contraction graduelle jusqu'à ce que l'extension des articulations du. genou et de la hanche soit complète; le pied gauche est ainsi amené au niveau de l'autre, sur la marche supérieure, sans avoir participé en rien au soulèvement du corps, si le dressage du membre a été suffisant pour l'habituer à s'abstenir de tout mouvement d'extension du pied. Il faut, en effet, que celui-ci quitte la marche inférieure tout d'une pièce, soulevé, avec le reste du corps, par la contraction des muscles du membre droit. . De cette manière, il n'y a que ces derniers muscles qui concourent à l'extension.

Pour la descente, les choses se passent exactement dela même manière, mais en sens inverse. Le pied gauche,, tenu en dehors de la marche supérieure, au-dessus de l'inférieure, est amené graduellement au contact àe celle-ci, par la décontraction graduelle et régulière desextenseurs du membre droit. 11 faut avoir soin,, dansce cas encore, que la pointe du pied gauche soit légèrement relevée, pour que la rencontre avec la marche inférieure ait lieu parle talon. C'est seulement quand cetterencontre s'est effectuée que le triceps du membre droit cesse de se contracter et que ce membre est amené à. son tour sur la marche inférieure.

Une autre condition est encore nécessaire pour obtenir

la symétrie parfaite du fonctionnement du triceps à la montée et à la descente, c'est la durée égale des deux mouvements. Je me suis exercé à faire un pas par cinq secondes, dont trois sont consacrées au soutien du corps pendant sa suspension et deux à l'appui simultané des deux pieds.

Ce n'est qu'avec de l'exercice qu'on parvient à donner à ses muscles l'éducation convenable pour les mettre à même de fonctionner d'une manière satisfaisante dans ces conditions. Les expériences analogues faites antérieurement ne les ont probablement jamais réalisées. C'est à quoi l'on pense quand on compare les résultats obtenus par Hirn et qu'on voit le travail négatif des divers sujets sur lesquels il a expérimenté rendre tantôt plus, tantôt moins de cbaleur que le travail pesitif (1).

Si l'expérience de l'escalier alternativement monté et descendu n'est pas précisément une expérience facile à réaliser, dans les conditions d'exactitude rigoureuse qu'elle exige, c'est, en tout cas, une expérience fort simple, à la portée de tout le monde.

Comme instrumentation, il suffit du thermomètre divisé en SO™*** de degré centigrade, permettant d'apprécier des différences de température de 1/100 de degré. L'instrument est facilement appliqué, au moyen du bandage ouaté, sur la surface du muscle droit antérieur de la cuisse ; et, pour l'y maintenir^ on relie le bandage à une ceinture, avec un morceau de bande de flanelle. La lige du thermomètre se loge facilement sous le caleçon

(1) R'.vue scienlifiquey 1887, t. I, p. 713.

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