X AVANT-PROPOS
pas de m'y être exposé, si j'avais réussi, p«r ma témérité préméditée, à alleindre mon but, qui est d'appeler l'attention sur toutes les difficultés du problème de la thermodynamique musculaire, sans en éluder aucune.
Dans cette exposition, le mot travail reviendra souvent, tantôt seul, tantôt accompagné de différents qualificatifs qui en modifient la signification. Ceci exige quelques explications préalables.
En physiologie, il y a vraiment de graves inconvénients à s'en tenir étroitement à l'acception donnée au mot travail par les mécaniciens. Pour le physiologiste, en effet, le travail ne saurait s'entendre exclusivement du soulèvement [travail positif) ou de l'abaissement [travail négatif) des charges mises en mouvement par les moteurs animés. Le simple soutien de ces charges mérite au même degré le nom de travail [travail statique)^ parce que cet acte entraîne^ par lui-même^ une dépense d é?î ergie .
Dans l'article, ci-devant signalé, de la Bévue scientifique^ j'ai déjà traité ce sujet, et j'ai montré par une comparaison, combien il importe de distinguer entre les moteurs mécaniques et les moteurs animés quand il s'agit du soutien fixe des charges. Il est bon de reproduire ici cette comparaison.
Je prends d'abord l'exemple d'un piston vertical,