AVANT-PROPOS. XI
chargé de poids faisant équilibre à la tension d'une certaine quantité de vapeur d'eau, accumulée dans le corps de pompe, sous la face inférieure du piston. Si l'on enlève la moitié des poids que celui-ci supporte, il montera, en soulevant les poids restants, jusqu'à ce que la vapeur soit assez détendue pour arriver à un nouvel équilibre avec la charge du piston. Ce travail mécanique une fois accompli, le piston et sa charge restent soulevés, si, au moins, l'appareil est assez bien enveloppé pour qu'il n'y ait pas déperdition de chaleur; et cela ^«;2^ aucime dépense cT énergie.
Considérons maintenant un muscle actionné par la volonté, soit le biceps brachial, chez l'homme, soutenant des poids à une certaine hauteur parfaitement fixe. La brusque soustraction d'une partie de ces poids permettra au muscle d'entrauier le reste dans un mouvement ascensiounel, cojjslituant un travail mécanique., qui s'arrêtera quand la tension musculaire se sera mise en équilibre avec ce reste de la charge.
Les deux cas paraissent absolument identiques. Le sont-ils en réalité? Non. Dans le premier cas, le travail mécanique seul absorbe de l'énergie; le travail de soutien qui précède on suit ce travail mécanique est un acte purement passif, qui, si l'appareil est mis a l'abri du refroidissement, pourrait se prolonger iudéfiniment sans qu'il en