‹ Le travail musculaire et l'énergie qu'il représenteChapitre 7 sur 53 · XII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XII AVANT-PROPOS

résultât le moindre changement dans l'énergie potentielle de la vapeur d'eau retenue sous le piston.

Mais, dans le cas du muscle, la contraction de cet organe ne peut pas plus se soutenir, sans dépense de force vive, pendant les deux phases de travail de soutien que pendant la phase de travail mécanique intercalée entre celles-ci.

Ainsi, si le soutien d'une charge ne compte pas comme travail quand il est accompli par un moteur mécanique, il en est autrement lorsque le soutien est effectué par la contraction d'un muscle. Celui-ci travaille^ c'est-à-dire transforme ou dépense de l'énergie, lorsque sa contraction est employée à soutenir un poids, tout aussi bien que quand elle lui imprime un mouvement ascensionnel. A la vérité, aucune parcelle de l'énergie dépensée ne passe dans le travail de soutien : toute cette énergie se disperse sous forme de chaleur sensible. Mais la dépense n'en existe pas moins pour le muscle qui exécute le travail.

Cet exemple a été choisi tout exprès pour les besoins de la démonstration. Mais combien n'en trouverions-nous pas d'autres dans l'exploitation industrielle des moteurs animés! Souvent le travail statique est le seul ou presque le seul effet utile qu'on demande à la contraction musculaire. C'est le cas du travail du portefaix, cheminant avec sa

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