‹ Le travail musculaire et l'énergie qu'il représenteChapitre 8 sur 53 · AVANT-PROPOS. XIII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XIII

charge sur un plan horizontal et s'appliquant inslinctivement à raser le sol, pour n'imprimer à son centre de gravité que des déplacements insignifiants dans le sens vertical. Ce cas, aux yeux des physiologistes, ne diffère pas de celui du portefaix élevant ou abaissant une charge, en montant ou en descendant un escalier. Je veux dire par là que les muscles travaillent de la même manière dans les deux cas, en empruntant de l'énergie à la force vive chimique dont les organes musculaires en action deviennent le foyer de production.

Sans doute, le résultat, au point de vue mécanique, n'est pas le même dans les deux cas; sous ce rapport, ils devront toujours être distingués. Mais, au point de vue économique ou physiologique, on ne saurait les séparer, parce qu'ils exigent tous deux une dépense d'énergie, qui est effectuée exactement par le même procédé intime.

Pour achever de caractériser le simple soutien des charges, en tant que travail des moteurs animés, il importe de faire remarquer qu'il n'est accompagné d'aucune autre résistance concomitante, pas même, si le sujet porteur du fardeau ne se déplace pas, du moindre frottement entre les surfaces articulaires de ce sujet; et même, quand celui-ci se meut horizontalement, les frottements articulaires constituent une si faible résistance,

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