EUROPE
Nord. 4 sur 41,4
Centre. 4 40,8
Midi. 4 33,7
DIVERS PATS.
Bombay. 4 sür 20
Guadeloupe. 4 27
États romains, Grèce, Turquie. 4 33
Naples..■.. . 4 34
France (4 784). \ 29
Russie d’Europe. 4 44
Islande. 4 55
Écosse. 4 59
Toiss ces nombres s’accordent et démontrent que les choses étant vues de haut, et les exceptions écartées, le chilFre de la mortalité est d’autant plus élevé que la température moyenne du lieu est aussi plus élevée. Et cependant, messieurs, la plus grande cause de mortalité dans nos-pays froids ou tempérés est la misère, c’est-à-dire l’insuffisance de résistance au froid extérieur. Il faut donc que, dans les contrées méridionales, il y ait des causes bien puissantes pour neutraliser et dépasser même l’influence nuisible de la misère dans nos climats froids ou tempérés. Je reviendrai dans un instant sur la recherche de ces causes. Je dois ajouter auparavant que la vieillesse extrême s’observe plus souvent dans les pays septentrionaux que dans le Midi.
Voici une liste de quelques Centenaires du Nord i
Écosse, James Laurence, cent quarante ans;
Irlande, comtesse Demiond, cent quarante ans;
Irlande, comtesse Ecleston, cent quarante-trois ans;
Irlande, Thomas Winslow, cent quarante-six ans;
Angleterre, Francis Cousit, cent cinquante ans;
Angleterre, Thomas Parrye, cent cinquante-deux ans ;
Norvège, Surrington Joseph, cent soixante ans;
On a comptéj dans le seul district d’Aggerus, cent cinquante couples qui avaient vécu ensemble quatrevingts ans.
A peine trouve-t-on quelques méridionaux qui atteignent cent ans.
Deux grandes causes tendent à augmenter le chiffre de la mortalité dans les climats chauds : la première, c’est l’influence des effluves maremmatiques, dont l’action nuisible est, toutes choses égales, d’autant plus intense, que la température moyenne du lieu est plus élevée ; la seconde est la diminution progressive du travail du pôle à l’équateur. Plus le travail corporel est grand, plus grande est l’activité organique, et c’est bien là le moyen le plus efficace de résister aux causes de maladie.
Vous le voyez, messieurs, je vous ai démontré, en m’appuyant sur des faits précis, la vérité de ce principe.
L’oisiveté corporelle ressemble à la rouille, elle use beaucoup plus que le travail. »
BSn travail de la femme.
Ce que je vous ai dit jusqu’ici du travail s’applique plus particulièrement à l’homme, je dois entrer dans quelques détails se rapportant spécialement au travail de la femme.
Il doit être inférieur à celui de Vhomme, au moins en ce qui a trait à la dépense de forces. Deux ordres de considérations démontrent ce principe :