TEAITEMENT DE LA CHOBÉE PAR LA GYMNASTIQUE
« Aucun des modes de traitement appliqués à la danse de Saint-Guy n’a donné un nombre de guérisons aussi considérable que la gymnastique, soit seule, soit associée aux bains sulfureux.
» La gymnastique peut être employée dans presque tous les cas, sans qu’on soit arrêté par les contre-indications qui se présentent à chaque pas dans l’usage des autres médications.
» La guérison est obtenue dans un nombre moyen de jours à peu près égal à celui que réclame l’emploi des bains sulfureux; mais elle semble plus durable, et la sédation se montre dès les premiers jours.
» En môme temps que le désordre des mouvements dis paraît, la constitution des enfants s’améliore d’une manière très sensible, et les malades sortent guéris, non seulement de la chorée, mais encore de l’anémie, qui l’accompagne le plus souvent.
» Les exercices gymnastiques, que l’on pourrait de prime abord croire périlleux, surtout eu égard à l’état des enfants qui s’y livrent, n’offrent aucune espèce de danger, et de plus ils peuvent être mis en œuvre sans inconvénient dans toute saison, avantage que n’ont pas les bains.
» Il est fort important, pour comprendre le mode d’application, de diviser, comme nous l’avons fait, les exercices
en deux catégories ; 1° les exercices dits passifs, qui peuvent être seuls employés dans la période de l’alFeotion où la volonté n’a pas de prise sUr les puissances musculaires ; 2" les exercices actifs, que les enfants exécutent d’euxmêmes, avec ou sans l’aide de machines. »
{Rapport de M. Blache à l'Académie de médecine, août 185é.)
Dü TRAVAIL DE LA FEMME DANS LES MANUFAGTDRES.-
« La femme ne peut travailler longtemps ni debout, ni assise. Si elle est toujours assise, le sang lui remonte, la poitrine est irritée, l’estomac embarrassé, la tête injectée. Si on la tient longtemps debout, comme laerepasseuse, comme celle qui compose dans l’imprimerie, elle a d’autres accidents sanguins. Elle peut travailler beaucoup, mais en variant l’attitude, comme elle fait dans son ménage, allant et venant.
» Il faut qu’elle ait un ménage, il faut qu’elle soit mariée^ » (Michelet, la Femme^ p. xxx.)