‹ Le travail. Son influence sur la santéChapitre 5 sur 41 · DU TRAVAIL CORPOREL · texte numérisé non relu

DU TRAVAIL CORPOREL

Des t>i‘încipaiix effets physiques et physiologiques du travail corporel.

Un des moyens les plus simples de nous rendre compte de l’influence immédiate du travail corporel sur l’organisation, c’est de mesurer comparativem.ent chez d’homme restant dans un état de repos et chez celui qui se livre à un exercice corporel, la consommation de l’oxygène, la nature et la quantité des principaux résidus provenant des fonctions vitales. C’est par là que nous allons commencer, puis il nous sera plus facile d’apprécier l’influence du travail corporel sur les différents appareils, et de préciser l’action nuisible sur la santé du travail exagéré et de la paresse.

Lavoisier a inséré dans les Mémoires de VAcadémie des sciences de 1789 un travail remarquablë

dans lequel il établit qu’un homme adulte à jeun et au repos consomme dans une heure litres environ d’oxygène, tandis que le même homme également à jeun, exerçant un travail musculaire énergique, consomme par heure 63 litres d’oxygène. Admettons que ce dernier chiffre, comparé au premier, soit exagéré, la différence de 2!i à 63 est trop grande pour qu’on n’aperçoive pas là une différence très considérable, et qu’on ne puisse conclure avec certitude que la consommation de l’oxygène augmente sous l’influence d’un travail musculaire énergique (1) *.

On arrive à des conclusions semblables en estimant la somme des principaux résidus résultant des fonctions organiques, et qui peuvent donner rigoureusement la mesure de l’énergie de ces fonctions. Tous les observateurs qui ont déterminé la quantité d’acide carbonique que l’homme exhale dans un temps donné, dans les conditions ordinaires où il se trouve placé, sont unanimes pour reconnaître qu’il y a une augmentation constante dans la quantité de ce gaz quand le travail corporel succède au repos. Je n’oserais affirmer que la quantité d’acide carbonique produite est toujours proportionnelle à l’effort, car cette étude embrasse des questions trop complexes et que l’expérience n’a pu isoler. Mais en lisant

* Les noies et documents indiqués par les chififres romains terminent le volume.

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