AUTEUR
laboureur, treizième 1 le choix d’ — À voca: —Tu pa le vrai. C —Médec —Je con pour appre —Soldat —J'ai do la dime. T' —March.
—Tu ne:
sou, mon b —C'est t:
— Poète, — Père, u on compose —La glo Ce n'est pas la sainte Vi Félix obéi penchant de laire. IlseH Il faut crc 'élix, rayon Eh bien !
Eh bien!
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Queld J’ent Je v
L'adolesce À l’âge ou St altéré de bouillonner pornes Captiy erme dans |:
enonce aux/
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tant ses À laboureur, qui artisan, qui scribe de procureur, s'ennuya de voir son. treizième fils désœuvré et bras ballants. Il lui conseilla de réfléchir enr Le cartes E le choix d'un"état : ‘4 la bière —Avocat ? dit Félix, qui souhaitait une carrière brillante. Tu parles bien, mais il faut savoir à l’occasion plaider le faux comme ane que-Ù le vrai. Chez nous, on n'aime pas le mensonge. secrets Médecin ? é . | 43" ougir, ill —Je commence à me faire vieux : il faut six ans et beaucoup d'argent ! ” d'ivoirel pour apprendre à mettre décemment un chrétien dans le cercueil. | es grais- —Soldat ?
es frela-M —J'ai donné à mou pays quatre de mes fils; j'ai donc payé plus que liers sur la dime. Tu auras la mère à nourrir. —Marchand ?
Tu ne sauras jamais que deux et font quatre, et qu'un sou est un sou, mon bonhomme ? Marchand de quoi ? Il y en a assez. Cherche ? —C'est trouvé, dit Félix, je serai poëte.
— Poète, demanda Jean Pierre, stupéfait, qu'est-ce que c’est que ça ? — Père, un poète est un homme qui fait des vers... Avec ces vers on compose des livres, qui donnent la gloire, ét l’on passe à la postérité. —La gloire donne-t-elle à manger, garçon? Tu es un vaniteux. Ce n’est pas un métier que-d’être poète ? Vas à Bonne-Nouvelle, et prie la sainte Vierge de te donner un petit conseil. . à Félix obéit. Il alla à Bonne-Nouvelle qui est une chapelle, bâtie au penchant de la montagne, sous un tilleul immense, plusieurs fois sécu: laire. 11 se prosterna dahs le sactuaire, pria et pleura bien longtemps. Il faut croire que Jean-Pierre avait raison , car iorsqu’il vit revenir élix, rayonnant du contentement de soi, il lui cria du seuil de l'atelier : Eh bien !
Eh bien! répondit Félix en l’embrassant, eh bien! mon père je reux être prêtre !...…..
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a rivière était ni tueuses, ophequi
& par un ntra à la
bilité, la rand air, up notre sédé gert émoude chas-
aussi les Premiere etape de la vie.
sser fort Quelquefois à l’aitel. Je présente au grand prêtre et l'encens et le sel : int | J'entends chan‘er de Dieu los grandeurs Infinies. laient le Je vois l’ordre pompeux de ses cérémonies. (RAcC1INx, Athalie.)
salie s'en L'idolescent qui veut se consacrer à Dieu accomplit un cruel sacrifice. À l’âge ou le culte de la liberté se développe dans l'esprit, où le cœur st altéré de tendresses infinies, où l'enthousiasme et ses ardeurs font bouillonner la sève, où des pensées généreuses, des aspirations sans bornes captivent l'intelligence, cet adolescent quitte le monde et s’enerme dans la solitude. Il renonce aux joies pures du foyer, aux caresess le sa mère, aux sourires de ses sœurs, aux confidences de ses amis; il enonce aux! bois ombreux, aux plaines parfumées, aux courses vagabonles, aux rêves poétiques ; il renonce ‘aux espérances dorées, aux boneurs entroyus dans le radieux lointain de l'avenir; il sait qu'il ne era ni époux, ni père; on lui dit qu'il sera haï, méprisé, peut-être perécuté, pauvre toujours, et qu'il ne connaîtra du monde que ses crimes, ‘4 tu qu’il ne verra dans le monde que les coupables, les infâmes, les nalheureÿx.
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hbrette et s, sonnets onfiseurs.
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le raisin chansons aux épl esta plus
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; Il affronte un inconnu redoutable. A:-t-il en lui la force nécessaire . pour triompher de tant d'obstacles accumulés sous ses pas ? Persisterat-il dans cet esclavage de son âme et de son corps, servitude volontaire mais absolue, et qui fait de lui, dans l'ordre des choses religieuses, comme un bâton entre les mains du pélerin.
Ne sera-t-il point découragé par la lutte incessante qu'il devra soutenir contre lui-même, contre ses passions et ses défaillances ? Gardera-til la plénitude de son intelligence, au milieu de ses études abstraites où les problèmes les plus graves se présentent à chaque instant, et qui feront de lui, pour ainsi dire, le législateur et le juge des consciences ? Gardéra-t-il son entière serénité en présence de la cruelle révélation de mystères du cœur humain, cet abime sans fond, où toutes les perver sités peuvent s’amasser sans jamais le combler ?
Dans le silence et l’austérité d'une retraite profonde, il vivra plu sieurs années de l'existence frugale d’un anachorète : aucune satisfac: tion n'y est donnée aux appétits du corps, aux exubérances le l'esprit, aux vagues mélancolies de l'âme. C’est un travail perpétuel, c'est une immolation de soi-même renouvelée sans cesse. Le plaisir, y reste L inconnu : on y permet le délassement grave, nécessaire pour débande
. Parc trop tendu.
Là n'arrive aucun bruit du monde, rien de ce qui est étranger Diéu où à l'Eglise n’y pénètre, et les pures brebis de ce bercail igno rent même qu'il y a, hors du bercail, des loups dévorants.
De même que %e jeune homme voué au service de la patrie et à là science militaire, le séminariste est assujetti à la plus sévère discipline
. mais il ne lui est rien accordé qui compense l’excès de sa mortificatior
Sa journée commence dès l'aube L'hiver, tout est encore endort dans la nature : l'homme sous son toit, l'enfant dans son berceau, l’oi seau sous son abri de chaume, que déjà la cloche tinte annonçant le re tour d'un jour nouveau. À ce signal le séminariste s'éveille, se signe, s’habille. Son premier acte est la prière, que suit une méditation sérieu se, un examen des fautes d'hier, une stratégie préparée contre les faute d'aujourd'hui.
Après la prière, 11 méditation, les exercices religieux auquels son tenus les clers, dans cette admirable hiérarchie de l'Eglise où tout est pré vu ; le repas frugal du matin, un repas de soldat en campagne, d laboureur aux champs. Il faut que le corps soit nourri pour que la Bêt
se taise.
Puis le travail. Le travail ardu, absorbant, ininterrompu, qui ne laiss à l'imagination aucune prise. L'histoire ecclésiastique, cette immen et merveilleuse compilation de faits qui embrasse l’histoire du mondi puisqu'il n’est aucun évènement auquel l'Eglise n’ait été mêlée, l’histol re de cette myriade de prophètes, de patriaches, de saints, de martyr de pontifes, —la théologie ; et toutes ses branches, dogme, morale, patr logie—le droit canon ;— l’Ecriture sainte, source inépuisable d’érudi tion ;— telles sont, en substance, les matières que le séminariste es dbligé, sinon d'approfondir, —la vie entière d’un centenaire n’y suflral pas pour la plus facile d’entre elles, — mais d'étudier assez attentive ment pour en avoir une connaissance suffisante.
Chaque jour donc, l'étude pénible des questions les plus graves qf
ment ces jeu oblige deux avec délices
nte ! On re b Le dimanc
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existence : le epos, sans é* sorption com Le ce qui se ] alte pour to
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cours, Un 1 les vastes 8 les plus jeu jeu de pau gourdis.
À midi, 1 les mets les maine : der font le serv touchante c la vraie éga chaire, fait de ces jeun sophie ou d
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soient, puisqu'elles intéressent le gouvernement des Ames. Entre deux cours, un moment de récréation. Âlors on se promène par groupes dans les vastes salles froides et nues, ou, l'été, sous les treilles du jardin : les plus jeunes se livrent aux exercises les plus violents, jeu de boules jeu 5e paume, pour rendre un peu d'élasticité à leurs membres engourdis.
A midi, le diner, abondant, sain, mais sans la plus petite recherche : les mets les plus simples, de l’eau rougie. Il y a des servants de semaine : deux ou quatre séminaristes, le tablier sur la soutane, qui font le service du refectoire et mangent quand tous Les autres ont fini: touchante coutume, qu impose l'humilité, et traduit la vraie fraternité, la vraie égalité. Pendant le repas un lecteur, juché, dans une haute chaire, fait la lecture : ordinairement, pour distraire l'esprit trop tendu de ces jeunes gens, on leur lit un ouvrage amusant : un livre de philosophie ou d'histoire ! La littérature est exclue, comme profane.
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revient se divertir au préau pendant une grande demi-heure.
Le travail recommence jusqu'au soir, entrecoupé d'exercices pieux, de rapides moments de récréation. Le souper est plus frugal encore que le diner. À neuf heures on se couche ; peu après toutes % lampes sont éteintes, et le sommeil règne dans la maison.
Chaque séminariste a sa chambre : une cellule de moine. Un lit, une chaise, une table. Pas de rideaux, pas de tapis, Une statuette de la
tranger ail igno:
e et à la iscipline tificatior endorn eau, l’oi ant le re se signe.
bn sérieu les faute!
visa du supérieur ; tout ce qui est inutile aux études est proscrit. Défence absolue de recevoir qui que se soit dans sa chambre, ni camarade, ni parent, ni domestique. Les maîtres ont le droit d'y entrer à toute heure.
Cela dure dix mois de l’année. En revanche, et pour distraire forcément ces jeunes gens, dont le plus âgé n’a pas vingt-cinq ans, on les oblige deux fois par semaine à de longues promenades : ils marchent avec délices et se fatiguent avec ardeur.
Il fait si bon revoir de temps à autre le ciel clair,la campagne verdoynte ! On revient à la brune, harassé, mais heureux. Le Rnaton à autre plaisir : on apprend le cérémonial, on assiste aux ces de la cathédrale, et ce jour-là, on a le droit de causer un brin vec ses voisins, au lieu d'écouter, en mangeant sa maigre pitance, la jolx monotone du lecteur dominant à grand’peine le cliquetis des aiences et le tapage des cuillers d’étain !..… Le séminariste est soumis pendant plusieurs années—de trois à cinq
els sont!
ut est pré agne, ue la Bêt
li ne laiss
immense. selon l diocé ; éœri é i u mond@} von es diocèses, — à ce régime, méthodiquement ordonné, et dont o l'histol ne dévie pas un seul instant : rien ne vient troubler l’ordre de cette
existence : les jours se suivent et se ressemblent, sans imprévu, sans epos, sans évènements. Un travail constant, la prière ‘incessante, l’abjorption complète de la pensée, vers un but unique, l'ignorance absolue le ce qui se passe au delà des clôtures du séminaire, l'indifférence paralte pour tout ce qui n’est pas le but poursuivi. Oril n'est pas un de ces jeunes gens qui ne soit et ne se dise heuquz Le un prêtre qui ne regrette les calmes satisfactions de son novi- . Cette vie brise les âmes rebelles : non pas qu’on exerce la plus lé
b marty! ale, patrd e d'érudi ariste e$
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Les grâces dites, on va à la chapelle prier pour les morts, puis où
Vierge, un crucifix, voilà pour l’ornement. Les livres n’entrent que sur
notés tintin
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gère pression sur l'élève....Dieu garde ! Les portes sont ouvertes à quiftique. Oette veut sortir et qui ne veut plus rentrer ! Mais celui qui sent en lui desktion de ses n révoltes et qui veut se vaincre, le peut ; il n'a qu'à se soumettre à la Ceux-ci n’ règle. Elle est faite pour lui. L'esprit humain exige qu'on le dompte : entretenir se il subit, il n'accepte jamais ! quatre profe n*x tôt, se coucl Tel fut donc le milieu où Félix se retrouva après sesterribles vacan-R'ie même de ces où il avait cherché sa voie. Il s’y plut tout aussitôt. Sa natureR0mme eux € exubérante et forte eut quelque peine à supporter cette rigide discil Félix ne ta pline, qui n’a pour sanction que la volonté de celui qui l’ordonne et lalchetée en cc soumission de ceux qui lui obéissent. Mais il combattit se lin, et futliture, et le pè vainqueur de lui-même. fils l'abbé, se Dès lors, il goûta les joies pures et saintes de son état. La prière l’éffrent, le same levait aux pieds de Dieu qu'il aimait; la méditation l'arrachait aux Sa mère pl . prosaïques vulgarités de la vie ; le silence lui apprenait la réflexion ; le de son enfan: travail alimentait son activité intellectuelle : la solitude le ravissaitlrière la tête, : aux affections inutiles ; la retraite l'éloignait de ce monde où le men: surplis, et po songe trône. Félix fut heureux. cathédrale, a: Des jardins en terrasse entouraient la maison vaste, antiqre et gaie] l'Eglise, et des vignes vierges, des clématites, des chèvrefeuilles grimpaient auikfétait clerc, co murailles brunes et les ornaient d'une broderie de feuilles vertes et def L'année su fleurs aux couleurs vives. Aux croisées coupées d'une croix de pierre Le premier l’aristoloche et la capucine se suspendaient en festons. De vieux plallfermer les po tanes, aux troncs tors, aux frondaisons touffues, ombrageaient le préau, Le portier est où coulait dans une vasque de granit un filet d’eau limpide, et qu’'enPa fait touche touraient des treilles chargées de pampres. endre compt La chapelle était petite et modeste ; on y voyait des tableaux espal Le second e nols, enfumés dans leurs cadres ternis : l’autel était de bois sculpté'église les liv des fresques naives enluminaient les voûtes ; des rideaux rouges tamilièrement les saient la lumière trop crue. Rien qui pût distraire de sa prière celuoucher ces li * qui s’agenouillait dans cet humble sanctuaire. oles. x *% : Recevez C Félix ne chercha pas un ami parmi ses compagnons. Il voulut quilplissez parfai tous fussent ses amis. Certes, là comme partout, il y avait autant de commence caractères que d'individus ; chacun possédait son contigent de défauts} Le troisièm l'un, moqueur, l’autre, taquin ; celui-ci, hargneux, celui-là, susceplit pouvoir de tible ; tel, irritable, et tel indolent. Mais on s’accusait volontiers de sion du nom « imperfections, on se corrigeait mutuellement, etles plus grosses qu Le quatrièn relles se terminaient par une cordiale poignée de mains. En somme, 0 « d'aider les 1 s’aimait, surtout parce qu’on s'estimait. colytes sont ( La vie en communauté n'est pas facile : Félix se la rendit agréablllumés, la cr par son aménité, par sa franchise,par sa modestie, par son effacemeales. En les volontaire, par son désir d’être utile. Il ne fut point un aigle pariharge. des aiglons : il:n'avait en lui rien qui le distinguât des autres et Félix prit } valait ni plus ni moins. I] travailla comme ses camarades, ne cherclomaine impo aucune rivalité, ne fut point ambitieux du rang, sut demeurer à Celles qui 1 place. Laborieux, sage dans ses discours, réservé dans ses actions, print, en effet, dent et pieux, il s’attacha à imiter ceux qu’on lui proposait poil exemple. Il suivait la règle, strictement, n'ayant ni la présomption dE Me permett ajouter quoi que ce fût, ni la faiblesse d’en retrancher la plus simple p'filance,
fie : Se sd à dE:
PUR La
gi U; \ FU —— D)
tique. Oette condiute sui valut le respect de ses compagnons et l'affection de ses maîtres,
Ceux-ci n'étaient pas nombreux. l'Eglise n'est pas riche et nè peut entretenir ses écoles de théologie comme elle faisait autrefois : trois ou quatre professeurs suffisaient à quarante élèves. Muis ils se levaient tôt, se couchaient tard, et ne se reposaient jamais. Ils vivaient de la rie même de leurs élèves, sobres comme eux, laborienx comme eux, et comme eux encore esclaves de la règle,
à qui lui des re à la ompte :
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nature her à. 4 e disci® Félix ne tarda pas à prendre la sontane, La première qu'il eut fut je et lalachetée en commun par ses douze frères ; la mère lui donna la ceinà et futliture, et le père Jean-Pierre, qui commençait à être orgueilleux de son
fils l'abbé, se chargea du reste du trousseau. Aux Quatre-Temps de l’Aent, le samedi, Felix reçut la tonsure.
Sa mère pleura, lorsqu'elle vit, de loin, l'évêque couper les cheveux de son enfant, en cinq endroits, sur le front, sur chaque oreille, derière la tête, au sommet du crâne ; lorsqu'elle le vit ensuite revêtu d'uu surplis, et portant un cierge allumé, s'agenouiller dans le chœur de la cathédrale, au milieu de vingt jeunes lévites. Il appartenait désormais à l'Eglise, et commençait à se détacher des affections terrestres! Il était clerc, consacré au service du Seigneur... *
L'année suivante, Félix reçut les quatre ordres mineurs.
Le premier est l'ordre de Portier, qui donne le pouvoir d'ouvrir et de fermer les portes de l’église, pour y admettre ceux qui en sont dignes. Le portier est établi gardien du temple, et c’est pourquoi l'évêque lui en fait toucher les clefs en lui disant : ‘“ Conduisez-vous comme devant endre compte à Dieu de tous les objets mis sous la garde de ces clefs. ”
Le second est l’ordre de Lecteur, qui donne le pouvoir de lira dans église les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament, et particuièrement les leçons qui se recitent à l'office de la nuit. L'évêque fait res ces livres aux ordinands, et prononce en même temps ces paoles. | Recevez ce livre, et soyez Lecteur de la parole Dieu ; si vous remplissez parfaitement votre emploi, vous aurez part avec ceux qui, dès utant die commencement, ont fidèlement prêché la parole du Seigneur.’ x défaut: Le troisième des ordres mineurs est celui d’Exorciste, qui confère
suscejiie pouvoir de chasser les démons du corps dos possédés par l'invocars de sion du nom de Jésus Christ. | ses qu Le quatrièmeest celui d'Acolyte et donne le privilège d'accompagner bmme, 0: d'aider les ministres supérieurs dansle service de l'autel; ainsi les colytes sont chargés de l’encensoir, ou bien ils portent les cicrges amas, la croix, les insignes épiscopaux dans les cérémonies pontifiales,
ère lé ait au ion ; le ravissait le men:
et gaie ient auf es et de e pierre eux pla le préau, t qu'en:
x espa sculpté es tami ère celt
ulut qu
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ffacemel En les ordonnant, l’évêque les instruit des devoirs d« leur le pargpiare.
res et Félix prit part des lors aux magnifiques cérémoniss que la liturgie
omaine impose aux différentes fêtes de l'annee.
Celles qui le touchèrent le plus furent celles de la Semaine sainte, qui ions, print, en effet, un caractère de grandeur sublime. | sait pol + der
ption d Me permettra-t-on de rappeler ici quelques impressions vives de mon imple p nfance, G
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u ne. ‘ c D æ je nd Sd Là F ne (ME di die: ME heat: 4 L ( Ÿ LT à ' je! 1 : { Fr! hr" « TA ?
Un dimanche des Ramaux, j'étais inalade ; j'avais dû me contenter du triste plaisir de voir passer, à travers une fenêtre, un bataillon d’enfants semblable à la forêt vivante du drame de Shakespere. De loin, je vis un cortège magnifique sortir de la cathédrale dont les portes se fermèrent aussitôt ; les chanoines avaient la cappa violette et le camail d’hermine ; l'évêque et ses diacres portaient la chape à galons d’or; un enfant soutenait la crosse, entre ses mains couverte d'une echarpe.
J'entends un chant grave, lent, d'une inexprimable mélancolie. Des voix assourdies répondaïient à ce chœur majestueux.
La place était déserte. Il faisait froid. On voyait encore d2 larges plaques de neige sur les toits d’ardoise. Il me semblait que ces pauvres chanoines, dont les blancs cheveux flottaient au vent, frissonnaient. Le prêtre qui portait la croix frappa trois coups avec la hampe sur la porte massive de l'église. La porte s’ouvrit. Je vis la nef obscure, pleine de gens serrés les uns contre les autres ; là-bas, tout au fond, le chœur. avec ces gigantesques verrières flamboyantes, et l: maître-autel sur: monté de son tabernacle que voilait une draperie..…… ets
La Passion de Notre-Seigneur! voilà qui me ravissait et m’épouvantait à la fois! Il y avait trois prêtres pour la chanter. L'un, à la voix pleine, sonore, LA ad à lisait le récit grandiose de l’évangéliste Mat: thieu. Le second psalmodiait, d’un ton grave, d’une harmonie suave et pénétrante, les paroles sacrées de la victime; l’autre, enfin, disait les phrases des acteurs secondaires du terrible drame. Un chœur d'une énergie intense représentait la multitude déchatnée contre le divin Accusé, et je tremblais quand retentissait le sauvage : Crucifigatur !
Alors il me semblait voir, se ruant dans ün dédale de rues, sur des places entourées d’architectures étranges, vue foule en délire, ivre d fureur, vociférant des imprécations et des blasphèmes, et regardant là haut sur une terrasse de marbre blanc, un homme ensanglanté, cou ronué d’épines, à peine couvert d’un lambeau de pourpre souillée d’im mondices, debout à côté d’un personnage à la figure cynique et rail leuse, drapé dans sa tunique d’un blanc de neige. na
Et c'était une impression violente, aiguë, écrasante, lorsque la voi émue du chantre proférait avec un accent douloureux, cette phrase :
Jesus autem, clamans voce mngna, emisit spiritum...…….
Les fidèles se prosternaient le front sur la pierre. Il se faisait gran silence... sé
Alors je sentais mon sang s'arrêter dans mes veines, mon cœur bat tait à rompre, je ne pouvais plus respirer,je n’osais ouvrir les yeux de pet de voir devant moi, suspendu entre le ciel et laterre, ce corps glorieuf
attaché aux gibet. C'était un moment d'angoisseindicible, de sublim! terreur, et il me semblait que mon âme, transfigurée, s'élevait vers Dieu
Le jeudi saint, on assistait à la cons ‘cration des saintes huiles, céré
monie tout empreinte d'une grandeur étrange.
L'évêque assis devant cette table couverte d’une nappe blanche, 4 sur laquelle on voyait des buires d'argent enveloppées d'un sac de soie un vase d'or sur un plateau de cristal, et le Rituel, relié en velours, coins d'émail ; ce cortège imposant de prêtres, revêtus d'œnements d toutes couleurs. chasubles et dalmatiques ; ce symbolisme imposant, ce
horicis, les bruit, prod
Sohne n’oser aucune Jun revêtu les vé est voilé.
Pauvres, pot Ms, pour les
chants sole monde.
L'après-1 des paradis drale, orné reliquaires Des guirla entassées 8:
les mains comme des bonnets de les pauvres Au sémit verts entot buissons, u:
sommet du des fleurs.
saient l’égl dans le bas:
De temps
Hblafard, écl:
de fleurs et écharpe de faisait bon | On allait murmuraie de milliers « Le soir à les rues. Leg raître une d cun à la m:
papier. C’é bout de ja 'isage, souti n robes bla t courbé so mme Jésu Ces spectr
iècle qui n'
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On prie pd
enter du n d’enloin, je e fermeil d’'herl'or; un
(ES Des à larges ces paunnaient.
pe sur la re, pleine le chœur, utel sur:
épouvanà la voix iste Mat:
esuave el disait les ur d'une le divin gatur !
, sur des e, ivre dé ardant là anté, cou Ilée d’im e et rail
he la voi hrase :
sait grand
cœur bat x de pet glorieu
le sublin:
vers Diet
tiles, céré
ements
blanche, €| sac de s01e velours, !
pou me
chants solennels, tout enfin me ravissait, me transportait dans un autre
monde.
L'après-midi nous allions visiter les reposoirs, que nous appellions des paradis. I] y en avait plusieurs. Le moins beau était celui de la cathédrale, orné pourtant d’une infinité de pièces d'orféverie, vases sacrés et reliquaires, tirés du trésor. A l’hôpitat c'était ‘ toujours la même chose.” Des guirlandes de verres de couleur, des boules argentées, des fleurs entassées sur des gradins; puis des religieuses, leur voile noir baissé, les mains dans leur manches, prosterné au pied de l'autel, immobiles comme des statuts. Et des malades, avec leurs capotes grises et leurs bonnets de coton, formaient la garde du bon Dieu, de ce Dieu qui aime les pauvres, les humbles, les infirmes.
Au séminaire, par exemple ! c'était une fête pour les yeux. Des sapins verts entouraient une montagne de mousse ; dans un coin, sous des
Ibuissons, une claire fontaine coulait, où se désaltérait un chamois. Au
sommet du mont brillait la croix rédemptrice : partout des lumières, des fleurs. Des rideaux rouges, tendus devant les fenêtres, assombrissaient l’église. On n’entendait que le gazouillement de l’eau tombant dans le bassin, et le susurrement des fidèles qui priaient.
De temps à autre, la porte roulait sur ses gonds ; un rayon de jour, blafard, éclairait la verdure, jetait un reflet bizarre sur la mousse étoilée de fleurs et sous la voûte, dans les ténèbres, la croix d’ébène avec son écharpe de laine blanche resplendissait. Quelle merveille! Comme il faisait bon prier là !...
On allait aussi à la prison, où les prisonniers cachés derrière les grilles, murmuraient ; au couvent, où l'autel, drapé d'’étoffes précieuses, chargé de milliers de cierges, ployait sous le poids des fleurs.
Le soir à la tombée de la nuit, la foule s’amassait silencieusement dans les rues. Les portes de l’église s'ouvraient tout à coup. On voyait apparattre une double file de fantômes blancs, les pieds nus, et tenant chacun à la main une chandelle de cire environnée d'une collerette de papier. C'était les pénitents allant en pèlerinage au séminaire. Au bout de ia procession quatre vieillards, ia cagoule rabattue sur le isage, soutiennent à deux mains un cierge colossal, et douze hommes, ù robes blanches, escortent le doyen d'âge de la ville, pieds nus aussi,
t courbé sous le fardeau d'une croix énorme qu'il porte sur l'épaule comme Jésus portait la sienne.
Ces spectres blancs, ces cierges illuminant de lueurs rousses les murs horicis, les allées sombres ; ce cortège s’avançant à pas mesurés, sans bruit, produisent un effet étonnant. Ah! ce spectacle n’est pas de ce iècle qui n'a plus assez de foi, et néanmoins la foule s'incline et personne n’oserait railler !
Comme tout est triste, le Vendredi saint !
Les tabernacles sont ouverts, l'autel est dépouillé de sa parure, aucune Jumière ne brille, aucune clochette ne tinte, les prêtres ont revêtu les vêtements funèbres, mais avec des galons blanes. Le crucifix est voilé. |
On prie pour le monde entier: miséricorde pour les riches et pour les pauvres, pour les vivants et pour les morts, pour nos amis et nos enne-
be ë. is, pour les hérétiques, pour les schismatiques, pour les rois, qui ont DO :
s'égarent… Fée.
Vient l'office des ténèbres, où retentissent les lamentations du prophète. Nul ne les peut entendre sans trembler. Il semble que chacune d'elles peut s'appliquer au temps présent ; elles sont unavertissement et une menace : ;
Jerusalem, Jerusalem, ronvertere ad Dominum, Deum tuum LES
Dans les rues, partout règne je ne sais quelle tristesse morne. On ne chante pas dans les ateliers, les cabarets mêmes sont silencieux : les cloches sont muettes; c’est la grande rèle, la crécelle, qui appelle à
office les chrétiens. Au lieu de la voix sonore et vibrante du bronze, c'est le craquement, le grincement criard du bois heurtant le bois. :
À la maison, les enfants n’osent pas rire, parce que le père et la mère sont graves et ne parlent point. On mange à la hâte, un peu de pain et quelques mets grossiers. C’est jour de pénitence. ,
Autrefois, quand trois heures sonnaient, nous nous mettiors à genoux et nous faisions le signe de la croix, pour honorer l'heure de la mort du Sauveur. Nous étions étonnés que le soleil ne s’obscurcit pas, que la terre ne-tremblât pas, que le ciel restât bleu, que les oiseaux chantassent au moment où tintaient ces trois coups...
Ces souvenirs de l'enfance ne nous ont point éloignés de Félix. Il Les retrouvait, devenu jeune homme, et sa foi vive s’en illuminait d'un . Tayon nouveau: Il voyait ces choses merveilleuses avec les yeux ravis . du petit enfant, pour lequel ce sont comme visions fugitives du beau paradis de Dieu. Il était profondément heureux d’être appelé à l’honneur d'y prendre part. :
L’encens qu'il offrait à l'autel l'enivrait de son parfum capiteux ; 1 ardente lueur des cierges à travers les tourbillons de la fumée bleue, l’éblouissait ; lès voix graves du chœur faisaient vibrer la terreur dans son âme, les hymnes lui rappelaient les chants célestes.
Il tremblait, en frôlant des larges manches de son surplis la chasuble d'or de l’évêque,
Quoi ! lui aussi était un ministre de l'autel, et voyait s'accomplir sousk
ses yeux les mystères sacrés ? Lui, l’insouciant collégien de la veille, lui, pauvre fils dernier-né d'un humble artisan !
Et du sein de la multitude assemblée, sa mère le suivait du regard, captivée par la pensée que son fils chéri approchait Dieu de si près !
Les années s’écoulèrent dans le travail sans relâche, dans la prière sans limite, dans les enchantements du sanctuaire. L'heure vint, solen: melle, où il fallut opter pour jamais entre le monde et l'Eglise. Félu n’hésita point.
Il fut élevé au sous-diaconat.. Cet ordre, on le sait, est le premie des ordremij:urs L: sous-diacre sert le diacre à l'autel, prépare lei linges, les vases, le pain et le vin nécessaires au sacrifice, donne l’eau! l'évêqne et au prêtre, lorsqu'il se lave les mains à la messe. Il chant l'épitre à la place du diacre, qui le faisait aux premiers temps.
En recevant cet ordre, le clerc est averti qu'il va s'engager d'une faço solennelle à garder la chastot6, et qu'il se consacre et se voue si étroite
plus que jamais besoin de l'assistance d'en haut, pou les peuples qui
à laquelle je
donne au Se
lrez unir vo
inée, jour E M'asservira ans le sanct plus que pa puisqu'elle
ment à Di lier. Iles œuvres, et Puis vie tel; de ch mains à l’o tique, et lu Le derni.
prêtre, prêt la lettre su:
“ Je vien hercherais bonheëur et prêtr>, prêt souillée ren et ma poitri holocauste | “ Tant de de sentimen agitent mon ombien je fardeau ! M.
est revêtu à “Quels de Dieu et à se lient à la ter dans lequel ‘“ Je sens
ne déserte p blable excés
lra des orne | m’enrichil “ Je pense
e cera mon
dé
06 pépaut ples qui ment à Dieu, qu’il ue sera plus libre ensuite de retourner à l’état séculier. Il est revêtu de l’amict, du manipule, symbole du fruit des bonnes du pro- ouvres, et de la tunique ; et 1l reçoit le livre des Epitres. chacune À Puis vient le diaconat, qui confère le pouvoir de servir Le prêtre à l’aussement tel; de chanter l'Evangile pendant la messe. Le Pontife impose les mains à l’ordinand, le revet des habits de son ordre, l’étole et la dalmatique, et lui remet le livre des Evangiles.
On ne Le dernier pas était franchi, et bientôt le diacre Félix allait devenir ux: les prêtre, prêtre du Seigneur. Ce fut alors qu'il écrivit à l’un deses amis pelle à &, jettre suivante :
bronze,
“ Je viens à vous lecœur débordant d’allégresse, mon ami, et je
8. hercherais vainement des mots capables de peindre l'étendue de mon
Ja mère Ænheëur et peut-êre la grandeur de mon angoisse. Je serai bientôt, de pain brètr>, prêtre du Seigneur, prêtre pour l'éternité. Ces mains de chair souillée renouvelleront tous les jours le suprême sacrifice du Golgotha, SenOUX LE ma poitrine sera perpétuellement le temple de la Victime offerte en mort du Æjocauste pour les pêchés des hommes... elaterre L°« Tant de pensées tumultueuses assiègent mon pauvre cerveau, tant ssent au D, contiments d'une douceur infinie et d’une redoutable profondeur agitent mon âme, que je ne puis les exprimer. J’ai presque peur ! ombien je suis jeune, ignorant, faible, sans courage, pour un tel x. 1] Les fardeau ! Mérité-je cette dignité du sacerdoce, qui met l’homme qui en ait d'unk.. revêtu au-dessus des anges, messagers du ciel ? eux TAVIS EE « Quels devoirs j'aurai à remplir ! Je ne m'appartiens plus, je suis à du beau. ot à ses pauvres... Je dois renoncer aux affections chères qui me à l'hon-L + à la terre, ou du moins les subordonner à l’amour sans bornes
dans lequel je dois confondre désormais tous les chrétiens.
‘“ Je sens mieux que je ne vous le dis, mon ami, l’efffayante splendeur à laquelle je suis appelé, et si je ne m'en déclare pas indigne, et si je ne déserte pas le sanctuaire, où demain je règnerai, c’est qu’un semblable excés d’humilité ne serait peut-être qu’un excès d’orgueil. Je me donne au Seigneur tel que je suis, nu, dépouillé, misérable; il me revèira des ornements que sa magnificence n’épargne point à ses ministres ;
ux ; l’ar- >leue, l’é-| ur dans
chasuble
eh Se | m'enrichira de ses grâces, et m’élevera par ses dons. à VELUCE « Je pense, mon ami, que vous serez là, au grand jour. Vous viengaxd drez unir vos prières aux miennes, vos larmes à celles de ma mère... re
e cera mon jour de gloire, le seul peut-être que me réserve ma desinée, jour bienheureux ou la chaîne d'or de l'esclavage volontaire m'asservira aux volontés de Dieu. Que dis-je ? il n’y a point d'esclaves la prièrélans le sanctuaire, et point d’asservissements auprès de l'autel! Il y a int, solenlblus que partout encore la liberté et c’est à cette liberté que j'aspire, se. Félir PES n’est limitée que par le devoir. Venez donc, mon ami, venez et faites-moi l'aumôn?:, d'ici là, de le premieftoutes vos prières ! ” prépare lei nne l’eau!
Il chantt
près !
d'une faço e si étroite
Dies Gloriæ
Vous qui pleures, venez à ce Dieu, car il pleure, Vous qui souffr es, venez à lui, car il guérit,
mères de ques-uns cimetière,
Vous qui trembles, venez à lui, car il sourit, il y a plu:
Vous qui passes venez à lui,car il demeure. qu'on aim.
Vicror Huao, des chants
Ecrit au bas d'un crucifiz. leurs rega
ne es £ l des cires,
Ils étaient heureux et fiers, le menuisier Jean-Pierre, et sa emme, la Eh: c'es Rosalie ! Agenouillés au premier rang. de l'assemblée des fidèles, ils K, séné al avaient pour cortège tous leurs fils, et leur bru, et leurs petits enfants. Chine:
Oh ! la famille n’était point à la veille de s’éteindre : combien de têtes blondes, combien de minois espiègles ! Lorsqu'ils passaient dans la fanion ville, les bourgeois se disaient en souriant,‘ Voilà la tribu des ps Die lo
Jean-Pierre !”’ Mais chacun saluait avec respect le chef de cette nom- P Ÿ
velours, er
‘breuse lignée et sa vaillente compagne. de. s a Ce jour là était leur jour de gloire : leur treizième fils allait recevoir côtés SET la couronne du sacerdoce, et devenir, pour l'éternité, prêtre du de sa oh ï Seigneur. Donc, ils étaient là parés de leurs habits de fête, le visage ges de épanoui par unc joie profonde, Jean-Pierre, déjà vieux, avec ses che- gen de ae veux blancs, qui faisaient à son front une auréole argentée, redressait vend b;
sans efforts sa taille vigoureuse, et ses yeux, que jamais une mauvaise pensée n’avait ternis, brillaient d’un pur échat. Moins robuste, mais radieuse d’orgueil, la Rosalie, la mère aux treize garçons, comme on l'appelaït, trahissait par son maintien les fiertés légitimes de sa maternelle félicité.
Ils écoutaient la voix majestueuse de l'orgue, emplissant d’une har-h monie céleste le vaste vaisseau de la cathédrale. Ils regardaient avec ravissemen' la pompeuse oxdonnance des cérémonies,
L'autel rayonnait au feu des cierges, répandant leur blanche clarté sur ces ors brunis des arabesques, sur les bouquets entassés, diaprés de
à parement cheur duqn le porte gri bas de soie
Les enfa serrés par de la gravi santes des ( promettent
$ ; à ces mali nuances vives, dans leurs feuillages verts. Les cinq grandes ver: Los sn rières du chœur, transparents tableaux, illuminés par le soleil, mon: tu traient un fouillis de personnages, d’écussons, d’ornements, bleus, des Heure:
rouges, de toutes couleurs, encadrées par les colonnettes de pierre grise, sombres.
Les stalles et les boiseries luisaient d’un noir d’ébène çà et là paille: tées d’étincelles sur l’arrête des moulures et le relief de leurs sculptures naïves. Puis c’étaient les grandes fresques de l’avant-chœur, les dra: peries des piliers, les armoiries peintes qu’un jour adouci faisait saillir de l'ombre.
Le soleil entrait à flots par les fenêtres aux vitres blanches emmaillées de plomb, inondant la nef d’une lumière crue. Le grand christ, en face de la chaire, apparaissait,nu et saignant, comme entouré d’un nimbe d'or. Les chapelles, creusées en niches profondes, resèrtent obscures. On entrevoyait, sous un dais à colores torses une statue de la Vierge vêtue de satin, des peintures noircies dans leurs cadres dorés, des flambeanx énormes.
embrassem la fumée b d'azur : des croix de l’a irradié..… Les ordin Candide, la l'étolle, bla
sera le sou
Félix est ment pâli, de religieus Mexpressib
Ses comp terre, Ils
* Kk"X Une foule nombreuse remplit la nef : ils sont là tous, les pères et les
mères de ceux qui vont se consacrer à Dieu. Tous ? hélas ! non, quelques-uns dorment déjà leur dernier sommeil sous l’herbe grasse du cimetière, et parmi les jeunes lévites qui se pressaient autour de l’antel il y a plus d'un orphelin. Mais les amis sont venus, les parents, ceux qu’on aime. Ils sont agenouillés ; ils prient, saisis par la mélodie suave des chants liturgiques, par les magnificences du culte déployées sous Le. leurs regards charmés. Leur prière monte vers le ciel avec la flamme des cires, le parfum subtil de la myrrhe. Ils n'osent même parlet à
mme, la Dieu : c'est une élévation de leur âme vers Lui que leur prière muette. èles, ils Ts sont absorbés : ils devinent le paradis.
enfants. Comme c’est beau ! L'évêque est sur son trône, sous un baldaquin de HAE velours, empanaché de plumes blanches. La mitre ornée de pierreries
bu d resplendit à son front. La chape d'argent, aux orfrois massifs, tombe DU CS D on plis lourds de ses épaules, ét sa main tient la crosse, enseigne de sa
te nom- jurisdiction. Quatre vieillards, vêtus d’aubes de dentelle, que cache . Ma demi la dalmatique moirée d'argent et de soie, se tiennent à ses AL € côtés, et l’archidiacre est à la première place enveloppé des plis rigides étre QUE Ge sa chape, mis un peu de travers.
; TPS” Au pupitre sont les chantres, debout, l’un tout petit et gros, l’autre ses C (A grand et maigre ; le cérémonière les vint chercher, avec d'amples révéedressaltE Lences. Dans les stalles, les chanoines en manteau de drap violet, à NAUVASCE À barements de soie cramoisie, avec le camail d’hermine sur la blante, Lace cheur duquel se découpe le rabat noir. Puis toute la cour épiscopale : A le porte grémial, le porte bougeoir, le valet en habit à la française, en
bas de soie, et l’épée au côté, portant l’aiguière et le bassin de vermeil.
Les enfants de chœur ont la soutane rouge, et la tunique à longs plis serrés par une ceinture écarlate. Ils s'amusent, les étourdis, sans souci de la gravité du saint lieu. Leurs voix claires s'unissent aux voix puissantes des chanoines qui les surveillent d’un œil paternel, et qui se promettent pour tout à l’heure une abondante distribution de taloches à ces malicieux espiègles qui se taquinent sans trêve.
Les prêtres se dressent dans le sanctuaire, autour du pontife : les broderies des chasubles étincelles, les pierreries des fermaux chatoient : des lueurs ardentes ruissellent sur le damas et la moire, c’est un embrassement d’étoffes soyeuses, un pétillement de feux muticolores ; la fumée bleue de l’encens endoie en spirales, se déroule en volutes d'azur ; des senteurs pénétrantes imprègnent l’air, et tout en haut, la croix de l'autel apparaît, éblouissante, comme noyée dans une gloire irradié……
Les ordinands sont agenouillés devant l'autel. Ils ont revêtu l’aube candide, la blanche tunique de la pureté. Sur leur épaule est posée l'étolle, blanche aussi, ornée dun galon d’or, et un large ruban, qui sera le souvenir visible de la consécration au sacerdoce.
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J e8. 212 . HA . Q 2 s he Félix est au premier rang parmi les plus dignes. Son visage, légère- ET 44 ment pâli, exprime une tendre piété, une émotion profonde, une sorte
de religieuse terreur. Ses yeux sont levés au ciel, il est abimé dans les inexpressibles jouissances de l'extase. Il ne voit pas, il n'entend point. Ses compagnons, à ses côtés, semblant aussi ne plus appatenir à la
ères et lisse Ils ressentent les douceurs de la béatitude parfaite.. [ls sont à
FANS te pes LE :
[RE ER je fi WE |
| ce dé idé
Dieu qui daigne les prendre pour les élever plus haut que les anges dsns la gloire, et les rapprocher davantage de son trône Ils attendent l'heure solennelle, anxieux et calmes cependant, dégagés déjà de toute humaine pensée, ayant brisé les liens qui les attachaient au monde.
Après avoir procédé à l’ordination des diacres, l’évêque, poursuivant la célébration de la messe, lit le trait ; puis il revient à son fauteuil ; le chapelain le coiffe de [a mitre, et lui met le grémial sur les genoux. Alors debout, dans sa vaste chape massive À crépines d'or, le vieil * archidiacre s’écrie : |
“Que ceux qui doivent recevoir l'ordre de la prêtrise s’approchent. ”
Les ordinands se présentent deux à deux ; ils portent a la main droite un flambeau allumé : sur le bras gauche, la chasuble pliée ; sur l'épaule l'étole et le ruban. Ils fléchissent le genou devant le prélat, auquel l'archidiacre s'adresse en ces termes :
“Révérendissime Père, la sainte mère Eglise demande que admettiez ces diacres à la charge du sacerdoce. ”
Le pontife interroge :
‘“ Les en croyez-vous dignes ?
‘ Autant qu'il est permis à la fragilité humaizue de savoir et d'’affirmer, répond l'archidiacre, je sais et j'aflirme qu'ils en sont dignes. ”
Et l’évêque ajoute:
‘# Loué soit Dieu ! ”
Puis il commence l’ordination des prêtres. Il l'annonce d’abord au clergé et au peuple ; et dans le cas où quelqu'un saurait que l’un des ordinands est indigne par ses mœurs où par ses actes de recevoir l'Ordre sacré, il l’adjure, au nom de Dieu et pour Dieu, de le déclarer avec confiance afin qu'une brebis galeuse ne pénètre pas dans le troupèau du Seigneur.
Il adresse ensuite une monition aux ordinands, il les avertit de la nécessité où ils seront de travailler, de mener une vie retirée et chaste ; il leur montre qu'elle grâce leur est faite d’être élus de Dieu aux plus augustes fonctions que puisse remplir une créature.
Les prêtres présents se revêtent de chasubles.
Les ordinands se prosternent sur les tapis, de tout leur long, les bras en croix, le front appuyé à la terre, et les litanies des saints sont chan: tées jusqn'aux invocations prononcées par l'évêque :
‘‘ Afin que vous daigniez bénir ces élus.
“ Nous vous prions, Seigneur, écoutez nous !
“ Afin que vous daigniez bénir et sanctifier ces élus.
“ Nous vous prions, Seigneur, écoutez nous !
“ Afin que vous daigniez bénir, sanctifier et consacrer ces élus,
‘ Nous vous prions, Seigneur, écoutez nous ! ”
Ce chant dure longtemps. Etendus sur les dalles, les ordinands sont comme des morts qui assisteraient à leurs propres funérailles. Ils ue voient plns l’autel flamboyant de lumières, les fleurs et les guirlandes, les ornements splendides ; ils n’entendent plus que le chœur de voir graves, invoquant tour à tour les Archanges et les Anges, les Patriar: ches et les Prophètes, les Apôtres et les Evangélistes; les Disciples, les Martyrs, les Pontifes, les Confesseurs, les Docteurs, les Prâtres les
vous
nouvellemea on por? de
k prêtres les Ds lisent, d
prélat les p nion des m:
eusemble le
erre ;
Lévites, 1 Saints et Et pen.
Ce qui chants pe âme de ce affection t devenu ui Enfin il plus encor Ds s’appra du grand ] chacun d’e tour accom prêtres cor L’évêqu nands vier de la prêtr des prêtres l'épaule dr trouve sur ‘“ Receve Puis il L “Recevez Après un nsuite, l’é ‘onsacre le qu'il lie ave n souveni Lorsque ordinands “ Receze aat pour lé Chacun t répond A»
erminées, |
our. L'évêd
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rofession 4
“ Je crois
“Et en Jé
anges
os Saints et tous les Saintes de Dieu...
déjà de Et pendant ee temps, eux aussi prient, mais surtout ils méditent.…
ient au Ce qui est mort en eux,— ce qui doit être mort :—-ce sont les penchants pervers, les passions mauaïtes. Rien ne doit survivre en leur
ivantla âme de ces ferments qui faisaient bouillonner le vieil homme. Toute euil ; le E affection terrestre doit s'épurer, se soumettre, s’affiner, dans leur cœur genoux. D devenu un temple.
le vieil Enfin ils se relèvent, fatigués par cette longue prostration, et plus encore par cette solennelle méditation. Ils sont pâles, frémissants.
hent. ” Îls s’approchent de l’évêque, dont la mitre resplendit comme la tiare
n droite du grand prêtre de l'Ancien Testament. Le pontife impose les mains à
l'épaule chacun d'eux, et tous les prêtres qui sont présents viennent tour à
uel l’ar- Mitour accomplir la même cerémonie. Ils appellent sur ceux qui vont être prêtres comme eux la multiplicité des dons célestes.
Le vous L’évêque chante la préface. Quand il a terminé, chacun des ordipands vient se placer devant lui, pour être revêtu des habits de l’ordre de la prêtrise. L'évêèque leur met d’abord à chacun l’étole à la maniére des prêtres , il prend la partie qui touche par derrière, la met sur
et d’af- Bl'épaule droite et la croise devant la poitrine pardessus la partie qui se
ignes. ” trouve sur l'épaule gauche, en disant :. , “ Recevez le joug du Seigneur, son joug est doux et léger, ” Puis il leur met la chasuble en disant :
bord au “Recevez le vêtement sacerdotal, emblême de la charité. ” l'un des M Après une oraison, l’évêque et ses chapelains chantent le Vent Créator. recevoir MEnsuite, l'évêque fait aux ordinands les onctions avec l’huile sainte et déclarer Rronsacre leur mains, qu'il joint ensemble, la droite sur la gauche, et dans le Mau'il lie avec le long ruban que le nouveau prêtre, gardera toute sa vie | n souvenir de ce heau jour.
it de la Lorsque les onctions sont terminées, l'évêque présente à chacun des :
t chaste ; Mordinands un calice et une patène contenant l’hostie, en disant :
aux plus “ Recezez le pouvoir d'offrir à Dieu le sacrifice, de célébrer la messe
ant pour les vivants que pour les défunts. ” Chacun touche des deux mains le calice la patène et l’hostie, et >, les braslrépond Amen. Lorsque toutes ces cérémonies sont PC RUE ont chan-Mterminées, l'évêque continue la messe. Après l’offrande, tous Les prêtres
élus,
hands sont es. Ils vue ruirlandes, r de vo Patriar:
ciples, les Prâtres les
NP de VAT MS NE FAR De PAT EL US ; CRT
Lévites, les Moines, les Ermites, les Vierges et les Veuves, tous les
nouvellement ordonnés viennent se mettre à genoux derrière le pontife ; on por? devant eux des livres où se trouvent les prières de la messe du mour. L'évêqué récite toutes ces prières lentement, et à haute vaix, et les prêtres les récitent conjointement avec lui, sans jamais le devancer. As lisent, de même, à voix haute, la préface et le sanctus.
Au moment de la consécration ils prononcent tous ensemble avec le prélat les paroles de la consécration.
Tous les prêtres qui viennent d'être ordonnés reçoivent la commu-
rofession solennelle de la foi qu'ils doivent prêcher, en récitant tous eusemble le symbole des Apôtres.
“Je crois en Dieu le Père tout-puissant, Créateur du Ciel et de la erre ;
“Et en Jésus-Christ, son fils unique, Notre Seigneur ;
mon des mains de l’évêque. C’est alors qu'ils sont appelés à faire une.
ee a cn pee
y so
“ Qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie ; “ À souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort, a été ense-
dences. Il vêtir des c
veli ; Il prit « ‘ Est descendu aux enfers ; PE ua “ Est réssucité des morts le troisième jour ; Ensuite “ Est monté aux cieux, : he D “ Où il siège à la droite de Dieu le Père tout puissant. LRU “ D'où il viendra juger les vivants et les morts. pureté, “ Je crois au Saint-Esprit, à la sainte Eglise catholique, à la commu r] attucl nion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair Lérite à la vie éternelle. Ainsi soit-il. ” recevoir a: Après la récitation du Symbole, l'évêque impose la main sur chacu Il passa des nouveaux prêtres, en lui disant : ieuens “Recevez le Saint-Esprit : à ceux auquels vous aurez remis leun prévari as péchés, leur péchés, leur seront remis ; à ceux auxquels vous les aure Enfin il
retenus, ils seront retenus. ”
n è à x joug est doi L'évêque prend ensuite les mains de chacun d’eux entre les siennes d
nière que j
et dit : | {eo Il couvr:
‘ Promettez-vous à moi et à mes successeurs respect et obéissance ?' y posa la b “ Je promets,” répond le prêtre vers l'ante Alors le pontife lui donne le ba’: r sur la joue droite, en ajoutant ie] | ‘ Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous. ” LAvtité à Telles sont, dans leur ensemble, les rnagnifiques cérémonies usitéhr, messe par l'Eglise dans l'administration du sacrement de l’ordre. Il faudrai Haiestuéux la plume de Chateaubriand: pour les décrire dignement ! monies au
Cette pompe superbe dit au nouveau prêtre qu’elle est la grandeul de la dignité dont il est investi. Comme les rois, il est sacré, mais 1] reçoit, de plus que les rois, la plénitude du pouvoir sur les âmes.
Et maintenant, il a franchi le seuil du scanctuaire. il est prêt
fice.
Le jeune ravissalent grandeur d
pour l'éternité. Quelques jours encore, il célébrera les saints mystèr@ is ja
| DA 10 1 1 a) ÿ à ] :
et offrira au Seigneur son premier ue Los texto L \
Lorsque Félix eut la joie de ‘“ dire pe remière messe ””, le père Jean Sur son
q P | ee regard on F
Pierre voulut le servir lui-même, avec l’atné des fils de son fils atn jeun: garçon qui allait bientôt faire sa première communion, et qu était le favori de l’aieul.
On vit donc, un matin, la famille du menuisier, la tribu Jeai Pierre — comme on disait, là-bas, — escalader les sentiers qui serpel tent sur la montagne, entre les vignes, et conduisent au petit scantuai de Bonne-Nouvelle, qu'ombrage un tilleul séculaire. Elle le
La mère, ses fils et ses brus se rangèrent en bon ordre dans la ch éhise à 4 pelle, tandis que le clerc ailumait les cierges. Quelques prêtres ausk.}, des étaient venus, par amitié pour ses braves gens que la ville toile, dir é entière estimait, puis quelques bons camarades du vieil artisih, btinuk : 4 . jaloux de lui Yaire cortège en ce jour béni, quicouronnait sa belle 4%, Jante se fière vieillesse. ct d
Jean-Pierre et le petit Elie entrèrent dans la sacristie, où l'abbé Fél se préparait par la méditation et la prière à l'acte solennel qu'il alle. garcor accomplir. tré Matt deu:
Ï se leva enfin du prie-Dien où il était prosterné, et vint aux Gt aq.
Jean-Pie EUssent ser eprésentait rals et sou
Que dire « An renouve
moment mé
Ah! qu'el
dences. Il prépara le missel, et se lava les mains et commenca à 8 vêtir des ornements sacerdotaux.
Il prit d'abord l’amict, dont il se couvrit d’abord latête, puis le cou en disant : ‘* Mettez, Seigneur, le casque de salut à ma tête. ” | Ensuite il revetit l'aube, longue robe de lin d’une blancheur parfaite en demandant à Dieu Wd'étre blanchi dans le sang de l'Agneau et mériter par’ là, d'avoir part aux joies célestes, et ceignit Îa ceinture, symbole de la ureté.
À Il attacha à son bras le manipule en récitant cette prière :‘ Que je mérite, Seigneur, de porter le manipule de douleurs et de larmes, pour recevoir avec joie la récompense du travail. ”
ji
; té ense-
commu:
; la chair
r chacu Il passa l'étole et la croisa sur sa poitrine, en ajoutant : ‘‘ Rendez-moi, Seigneur, la robe d’immortalité que j'ai perdue par le péché daus la mis leun jrévarication de notre premier père. ”
les aure Enfin il endossa la chasuble, en disant : Seigneur qui avez dit : Mon joug est doux, et mon fardeau est léger, faites que je le porte de telle ma-
s 816004 rière que je puisse mériter votre grâce. ” tee. Il couvrit ensuite du voile la calice supportant la patène sous la pale, ssance ? D y posa la bourse du corporal, s’inclina devant le crucifix, et se dirigea
vers l'autel, précédé du petit Elie, et de Jean-Pierre qui portait le ajoutant Æ nissel. ‘ | Arrivé au pied de l'autel, il se découvrit, et fit le signe de la croix. La messe commença. Il n’est aucun chrétien qui n’en connaisse le majestueux symbolisme Il ne nous appartient pas de décrire ces céré-
monies augustes qui entourent d’un si grand éclat l’oblation du sacrigrande fee
>s usitéei 1 faudrai
6, MAIS À Le jeune prêtre les accomplissait avec une ovction et une piété qui âmes. : ravissaient d’admiration les assistants. Profondément pénétré de la est Préticrandeur de sa tâche, il s’appliquait à mettre dans chacun de ses mou-
MYSTÉ Temerits la gravité qui convient au prêtre. Il prononçait avec respect
les textes liturgiques.
Sur son visage resplendissait une joie austère et sereine, et dans son regard on pouvait lire un entier détachement des choses de la terre.
Jean-Pierre et Elie servaient le prêtre à l'autel, comme des princes Bussent servi un roi. L'un avec ses cheveux blancs, son visage ridé, eprésentait le passé; l'adolescent, avec ses boucles blondes, son visage rals et souriant, l’avenir plein de promesses.
Que dire des sentiments que maman Rosalie éprouvait ? C'était comme an renouvellement de tous les bonheurs que cet enfant lui avait donnés. Elle le voyait tout petit, sur ses genoux, récitant la prière du soir; à église, à ses côtés, aux jours de grandes fètes ; communiant, avec sa reste de velours et son brassard blanc ; séminariste, balançant l’encen- 0ir devant le saint Sacrement. Elle le voyait enfin, pur et beau, dans a blanche tunique des ordinands, les mains liées, recevant la puissance ke lier et de délier..…… Et ce prêtre, qui officiait devant elle en ce homent même, était le fruit de ses entrailles.
Ah! qu'elle aimait bien ses douze fils ainés, ces vigoureux et vailants garçons, dont plusieurs étaient déjà pères de famille... Qu'elle les
ère Jeal fils aîn bn, et qi
ibu Jeai ui serpel scantual
ns la chi êtres aus ville to il artist
sa belle €
‘abbé Fél qu'il all
nt aux o-ant de leur probité et de leur travail ! Mais combien plus elle chéris-
lait, ces ouvriers qui vivaient autour d'elle perpétuant sa race, l'hos……
F1) DE IT LUNER F: à s
Sait le plus jeune de tous, le Benjamin, devenu le chef des autres et chargée de leur conseil, et qui lui donnait ce contentement délicieux d'être, pour normes cl ainsi dire, plus proche du Dieu auquel elle le vouait ! ivière aux
Elle s'inclina radieuse sous la bénédiction de celui qu’elle avait tant Roches, sen de fois béni, et qui lui parut tout autre, lorsqu'il se retourna la main Mn royal n
levée pour bénir, droit sous la chasuble de damas étincelante d'or; Au somr Et le père Jean-Pierre, lorsqu'il fléchit le genou au dernier Evangile, Bfères enc restait à demi prosterné, stupéfait, les yeux rougis, dominé par uneappellent
inexprimable émotion.
Quand Félix eut dépouillé la livrée du Seignenr, et qu’il eut terminé son action de grâces, il se jeta dans les bras de son père en pleurant, et le père, qui versait aussi de bien douces larmes, lui dit :
Mon fils, tu as choisi le meilleur lot......…. et je suis heureux.
La famille revint à la ville, et je vous laisse à penser quelle fête cor: disle et gaie eut lieu une fois encore dans la moison de Jean-Pierre, quel Dieu récompensait visiblement, car il ne lui avait point encore envoyé un jour de malheur, mais seulement des jours de peine.
an jour de aisse voir, lanches d.
Il 1 a là, rers la mo dont les m:
dore le sole 1is d'agave ide l'if, s'ét [ornée des n fieuse pau:
Ppies pommi
isirs e ines d’un pion.
Plaisirs et peines : pio Tout ont :
He: 7 réjouit le re Salut, maison | Salut, 4 demeure de pierre, … Où j'ai souffert, où j'ai compris, où j'ai pleuré ! iers du po
eurs brancl a vigne-vie prappes de rustique, à La cloche retentit à to la prière, ne voix d Oujours. C que des en rottine su
Je m’incline au rebord de ton seuil révéré,
Comme devant i’autel divin de la prière.
Cette maison est sainte et ce seuil est sacré :
C’est là que mon regard s’ouvrit à la lumière, COULEUR EEE EEE EEE TEE TEST ETS EEE TETE TE LEE CETTE III ET EE ILE Dppeoneresse DLLII DEEE
Hier, en passant là bas, j'ai revu
Tout ce qui restait de ces choses mortes
J'ai revu l’ombrago où les rires fous
Avec les oiseaux croisaient leur ramage,
Les oiseaux se sont envolés,—et nous,
Nous avons aussi fait notre voyage.
[DanieL BRRvaARD, les Virelais.]
Aux pieds de l’un des énormes contreforts des Alpes, dans une vallé fertile où la nature prodigue déploie toutes ses magnificences, il est uni petite ville, qui fut heureuse, non point au temps que les bêtes par
laient mais au temps oùles bêtes ne parlaient pas. On y vivait alof dre ; paisiblement, dans le charme placide des joies champêtres, bénissan SA A on les prémice
Dieu de l’abondance de ses dons. On y discute aujourd'hui, tout comm ailleurs, les arides sottises de la politique, et les meilleurs amis de jadi ne se rencontrent plus sans échanger le regard de la haine : la civilis tion a jeté là ses germes de discorde. La simplicité est bannie, la cord alité s’est aigrie et la guerre a éclaté n'ayant d'autre armes que les pli meurtrières de toute : la langne, la plume.
C'est une large et plantureuse vallée, entourée de montagnes, comni un cirque de gradins ; les croupes de ces monts sont couvertes d proiriois, de bois touffus et de vignes ; des marais, hérissés de roseaul coupés de digues étroites où s’alignent de longues rangés de peupliers} des champs ceints de haies fleuries, des jardins embaumés, de riche
gers, montrent l’opulente variété de végétation. De nombre #ameaux parsèment le val, groupés autour d'une tour en ruifl
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œ : | s bhargée de lierre, ou blottis auprès d'une villa coquette, à l'ombre des énormes châtaigniers. Au bas de la plaine coule, majestueuse, une ivière aux eaux grises, lourdes, encaissée entre des rives bordées de oches, semblable au galon d'argent qui borde, en capricieux méandres, n royal manteau de velours vert.
Au sommet des rochers de granit, sertis de feuillages, se dressent, fières encore, d’imposantes ruines féodales, débris d’un autre âge, qui appellent un glorieux passé. À l'horizon, une Alpe que Dieu écima dans in jour de colère, s'échancre sur le ciel en forme de croissant, et aisse voir, au delà, vaguement estompées sur l’azur, d'autres : citmes,
lanches de neiges éternelles.
Il y a là, tout en haut de la pente qui, de la rivière s'élève doucement rers ls montagne, entre les bouquets d'arbres verts, une grande maison dont les murs d’un blanc mat, sont percés d'innombrables fenêtres que
dore le soleil couchant. Des jardins en terrasse, de beaux parterres gar- .
LA
1is d’agaves, de charmilles taillées dans l’épaisse et sombre rondaison
de l'if, s'étendent autour de ce vaste logis. Une chapelle, non point
ornée des merveilles de l’art, mais d’une architecture modeste et d’une
fieuse pauvreté, élève son fronton et son clocher sans flèche au-dessus
les pommiers et des amandiers que le printemps couvre de fleurs roses.
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Tout est souriant, gai, calme, en cette demeure bénie ; tout repose et réjouit le regard ; le chèvre-feuille quitapisse les murailles, les espaiers du potager, les sapins qui jettent sur la pièce d’eau le reflet de eurs branches grêles, les platanes de la cour, le gazouillis des fontaines, a vigne-vierge qui grimpe sur la façade, enlaçant ses guirlandes aux brappes de la glycine, et le saule pleureur qui se penche sur une vasque rustique, à l'entrée du préau.
La cloche du petit clocher sans flèche a bien de la besogne! Elle Retentit à toutes les heures de la journée ; elle appelle un peuple entier la prière, au travail, au plaisir, au repos. Elle a un tintement argentin,
ne voix douce et sonore ; elle gronde rarement, elle chante presque oujours. Ce peuple qui lui obéit ne connait pas la vieillesse; il n’y a là que des enfants ; le plus âgé est imberbe encore, et le plus jeune qui rottine sur le sable, les yeux humides, les joues en feu, accomplit à peine son premier lustre.
Cette maison est un collège, et c’est là que l'abbé Félix offre à Dieu les prémices de sa première année de sacerdoce. Avant de lui confier un troupeau de. brebis, le chef des pasteurs a voulu qu’il vécût un an avec
es agneaux, et qu’il apprit à connaître les hommes en gouvernant les petits enfants. La fonction qu’il remplit lui donne droit au titre de réglementaire, que ses espiègles pupilles trouvent par trop cérémonieux et remplacent par celui de pion, gaiement accepté par Félix, pourvu qu'en sa présence on garde le respect.
C’est un bien humble personnage qu'un pion de collège ; et pourtant C'est, à mon avis, le rouage principal de la machine compliquée dont là mission est de former des hommes : le collège.
L'enseignement laïque abaisse le pion: c'est un être méprisé, beaucoup moins qu’un professeur, un peu plus qu’un domestique, il est toujours un inférieur, un subalterne. On le prend n'importe où, dans la bohème des déclassés, et parfois parmi les dévoyés. Il est le tyran de se'