‹ Le treizième fils de Jean-PierreChapitre 8 sur 38 · D METRE · texte numérisé non relu

D METRE

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Les fausses dévotes se parent d’une admirable vertu : la foi. Elles sont, au demeurant, très redoutées, encore que nul ne se laisse prendre à leur jolie mine. |

et bien d lier avec .

x * Félix f

L'abbé Félix les dépistait fort bien. Autant il aimait ces vraies chré- Eaux, où tiennes, prudentes et sages, qui remplissent les devoirs de leur état, etÆlant du © donnent à Dieu les heures que le devoir ou letravail n'occupent point, pas indul, autant il mésestimait cesambitieuses filles qui font de la dévotion unkparfois il masque à leurs médisances, à leur vanité, à leur esprit de domination par son zè

Il avait trop le sentiment de sa dignité et le respect de soi-même pour Le prêt: accepter les conseils de ceux auxquels il devait, lui, ses avis. Aussi neà l’irrésis: voulut-il dans sa chambre qu'un seul siège, le sien. Et quandil recevaitMblesses h1 quelqu'un, c'était debout la porte ouverte. Quand on le voulait entre Félix fu tenir on l’appelait au confessionnal, où l'on ne cause pas. Il écuutaitsaire. répondait, congédiait.

Il ne recevait point avec grâce les présents qu'on lui offrait. Il ni: gnorait pas que l’on contracte ainsi des obligations qui deviennent oné reuses. [1 prétendait à l’affection de ses paroïissiens, mais non à lew amitié, et gardait sa place. . |

Dès l’abord, il y eut de l’émoi dans le clan deces vénérables matrone qui se croient volontiers les auxiliaires du clergé et se posent «

“Venez voir ]

“ matriarches. ” Mais Félix fit bonne contenance, et quand on le vil fe éel résolu à ne point se laisser mener, on rentra bec et ongles. Ad

La présence de ce jeune prêtre, simple, modeste, insi-uit, soumis, ex} ‘Enfin le mo pansif, adoucit les derniers jours du respectable vieilla d dont il étai dot ee le compagnon, l’ange gardien visible. ‘Le sagrement

C'était un spectacle touchaut que de voir le curé, appuyé sur le bras di RARE vicaire, se traîner languissant du logis à l’église, et contempler une foi hrs,

encore ses enfants réunis dans l'enceinte sacrée. Il les regardait tous, la reconnailssalt, se souvenait des services qu'il avait rendus à leurs père à leurs aieux. Il appelait à lui les petits enfants, les caressait, heureul

de leurs sourires, de leurs candides réparties. Si l’on ve

Puis il soupirait, à la pensée qu'il faudrait bientôt quitter cette nom}" 52 pensé breuse famille. Il souffrait. Félix lui témoignait le dévouement d'ulptge de Ch fils, ne le quittait point, revenait en toute hâte, lorsqu'il avait dû s# Rappele

Plles qu'elld elles, ces -

e sépulcres “Dans ce Vantage ?

’TIques, qu res qu'elles, e du cercu

loigner un moment.

L'hiver se passa ainsi, jour par jour, avec ses fêtes magnifiques. Ce fut encore Félix qui prêcha le carême. Il n’alla point cherche dans les maîtres de l’éloquence sacrée, ces enseignements grandios qui s'adressent aux princes de l'intelligence, aux riches, aux puissant Il ne fleurissait pas son langage de ces expressions pompeuses qui guisent souvent l’indigence du fond. Ilse bornait à des instructiol

substantielles, où il expliquait, en termes clairs, les doctrines de l'À Sail À pe glise, telles qu elles sont exprimées dans le catéchisme. Il commentill ant ce ton l'Evangile, ce livre si beau, d’une si parfaite poésie, et que l’enfai quelque e même comprend. yeux fcrn

levé sur 1 ort. Le som Pstérieux ,

: rêves de la

Il eut de ces élans du cœur, de ces larmes vraies, de ces ardeurs { parole, que l’art ne saurait dicter, et qui attirent le pécheur, comme pervier jeté dans l’onde prend le poisson. La Pâque fut une belle fl

pes: Es

et bien des gens, que le cabaret enlevait à l’église, vinrent se réconcilier avec Dieu et s’assoir au festin céleste.

Félix fit donc beaucoup de bien dans cette paroisse d’Entre-Deuxes chré- M Eaux, où l’on était accoutumé au gouvernement paternel et bienveilétat, etlant du curé. Il fut peut-être moins doux que celui-ci ; la jeunesse n'est pas indulgente. Mais il se gagna les cœurs par le bon exemple, et si

Elles prendre

at point sie BS., ] £n are) ue tt parfois il se montra d’une austérité un peu rude, ilse concilia les esprits ination.Mpar son zèle pieux, éclairé, et surtout par sa vie de privation et de labeur. me pour È Le prêtre fait ce qu'il veut des âmes qu’on lui confie, lorsqu'il joint

à l’irrésistible autorité d’un enseignement qui prévoit toutes les faiblesses humaines, l’exemple d’une vie irréprochabie. Félix fut aimé, c'est le plus facile ; il fut estimé, c’est le plus néces-

saire.

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