Ibid., p
(|uables l'ancien pont de Bonpas, celui de Lyon, à la Guillotière, celui de Vieille-Brioude, qui réunissait à l'aide d'une
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seule arche deux montagnes séparées par une gorge profonde, celui de Cahors, qui était fortifié, comme beaucoup d'autres,
et surmonté de deux hautes tours carrées. Celui des Trous, à Tournai, était, au contraire, défendu par une grosse tour ronde à chacune de ses extrémités. Mais « le chef-d'œuvre du genre est le pont Saint-Esprit, sur le Rhône, commencé en 1269, achevé en 1309, et dont l'élégance et la solidité excitent encore l'admiration. Comme la plupart des ponts bâtis par la confrérie avignonnaise (Avignon était le centre principal des frères
FiG, 64. — Pont de Valentré, a Cahors.
pontifes), il est à plein cintre, évidé dans les parties massives qui séparent les arches , et fort étroit. Les offrandes des fidèles en firent tous les frais (i). ;>
Ainsi donc voilà l'Eglise, voilà les corporations religieuses en possession de l'entreprise des travaux d'utilité publique. Ce n'était pas assez des lettres, ce n'était pas assez des sciences ni des arts ; il fallait encore qu'elles se mêlassent de maçonnerie et de voirie. Dès le dixième siècle, des membres du clergé