‹ Le treizième siècle artistiqueChapitre 76 sur 104 · I. Vie de saifit Louis^ V · texte numérisé non relu

I. Vie de saifit Louis^ V

qu'elles ne furent pas tout à fait stériles ; si les riches de son temps se nourrissent parfois trop bien, de tous côtés nous voyons les pauvres appelés à partager leurs festins ou à en recueillir les restes. Les repas de corps des confréries, des corporations, ne se font point sans une distribution de pain aux mendiants de la ville. Les dîners de noces, toutes les réjouissances privées, donnent lieu à des libéralités semblables. Dans les couvents, dans les hospices, une innombrable quantité de malheureux trouvent leur pain quotidien ; l'aumône de la nourriture est partout la forme la plus usitée et la mieux comprise de la charité universelle. Ainsi les sujets les plus vulgaires nous fournissent l'occasion de rendre hommage à l'esprit de fraternité qui animait nos pères, et de constater que leur société était encore plus éloignée des mœurs barbares que de la civilisation raffinée de notre époque.

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