‹ Le Tremblement et les Spasmes MnémoniquesChapitre 8 sur 12 · SEE SSSR DRE TR · texte numérisé non relu

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FRE - rythme, ils méritent parfois le nom de tremblements ? | proprement dits. Mais ce tremblement lui-même peut se montrer au repos, simuler celui de la paralysie agitante, et n'être qu'exagéré dans. des proportions L. plus ou moins considérables par des efforts de mé- 3 moire. Tel est le cas des malades des observations IIT Ê et IV. Ces deux malades présentent un tremblement continu, existant au repos et.en l’absence de tout “ travail intellectuel, et celui-ci ne fait qu'augmenter l'amplitude des oscillations, sans généralement en E=- modifier le nombre. D'autres fois, ce tremblement

4 n'existe pas au repos ; il se montre en l’absence de É tout travail intellectuel à l’occasion des mouvements E volontaires etsimule le tremblement de la sclérose en 3 $ plaques; mais 1l se montre également au repos le plus = absolu du corps, à l’occasion d'efforts de la mémoire. # = Telest le cas du malade de l’obs. VI. Chez ce malade,

> eneffet, nous avons pu faireapparaitreun tremblement très net, dans tout le membre inférieur gauche au- __ . trefois paralysé, soit en lui faisant exécuter des mou- -vements de flexion et d'extension, soit en provoquant à chez cet homme des efforts de mémoire, tout en le > maintenant dans une immobilité complète, de ma- 54 nière à écarter absolument la première cause du tremde blement. Les oscillations du tremblement que l’on 4 5 __ observait dans le second cas étaient d'amplitude et de - nombre au moins aussi grands que celles du tremblement produit à l’occasion des mouvements volontaires. D Mais ce n’est pas sous la forme de tremblements proprement dits que se présentent ordinairement les troubles moteurs mnémoniques. Le plus souvent, ils

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consistent en des mouvements involontairesde rythme irrégulier, rentrant dans la classe des mouvements athétosiques. Introduite par Hammond en 1871, la connaissance de l’athétose fit de rapides progrès et actuellement on en observe des cas assez fréquents. Ces mouvements sont généralement limités aux extrémités, à la main et au pied du côté paralysé, bien que la face elle aussi puisse être atteinte. [Is consistent en des mouvements lents de flexion et d'extension, d'abduction et d'adduction des doigts, des orteils, plus rarement du poignet et du cou-de-pied. Ces mouvements peuvent exister au repos et n'être qu'exagérés par les efforts de la mémoire; mais dans les deux observations (obs. II et V) de mouvements mnémoniques à forme athétosique que nous rapportons, ils se produisent exclusivement lors d'efforts de la mémoire. Chez la malade de l’observation IT, les membres supérieurs et inférieurs droits atteints d’hémiplégie, sont animés de mouvements assez marqués, irréguliers, sans direction et sans but, qui prennent naissance et qui cessent en même temps que le travail de la mémoire.Chezla malade de l’observation V, hémiplégique gauche, les mouvements mnémoniques athétosiques consistent en des mouvements de pronation et de supination forcés, de flexion et d'extension du poignet, d’inclinaison du poignet sur le bord cubital de l'avant bras, de flexion et d'extension des phalanges à gauche. Tous ces mouvements sont lents, mal rythmés et ne se produisent qu'à l’occasion du travail intellectuel.

Déjerine, dans le Traité de Pathologie générale de Bouchard, fait cette remarque « que les mouvements

athétosiques post-hémiplégiques n'existent presque

pas lorsque l'attention du malade est distraite. » Cette notion classique vient à l'appui de nos dires, et nous aimons à constater que depuis longtemps déjà on avait signalé l'influence de la tension de l'esprit sur ces mouvements post-hémiplégiques.

Parfois encore, et la malade de l'observation I en est une preuve, l'effort de la mémoire détermine la production de mouvements mnémoniques choréiformes, du côté hémiplégié. Cette malade, hémiphlégique droite, présente en effet, lorsqu'on lui fait rechercher un nom par exemple, üne série de mouvements choréiformes au niveau du côté droit de la face qui prend une expression grimaçante, en même temps que la parole devient saccadée.

À vrai dire, il est parfois difficile, en présence d’un trouble moteur mnémonique, de dire d’une manière certaine, s’il s’agit d’un mouvement athétosique ou choréique, ces mouvements n'ayant point de caractères qui permettent de les distinguer absolument. Assez souvent d’ailleurs, l’'hémichorée et l’hémiathéthose coexistent ensemble, les mouvements athétosiques existant aux extrémités et les mouvements choréiques siégeant à la racine des membres, et dans ce cas, le nom de mouvements choréo-athétosiques qu'on leur a donné se trouve parfaitement justifié.

Hémiathétose et hémichorée sont donc très voisins, et Charcot admettait même que l’hémiathétose n'était qu'une variété d'hémichorée. Nous dirons donc, en résumé, que les mouvements mnémoniques se montrent parfois sous forme de tremblements proprement

Et DRE dits et beaucoup plus fréquemment sous forme de mouvements choréo-athétosiques.

Mais quelle que soit la forme sous laquelle ïls se présentent, ils siègent toujours, sans exception aucune, du côté hémiplégié, avec parfois un léger retentissement du côté opposé (deux fois sur six observations). Ils peuvent occuper le côté paralysé tout entier, mais le plus souvent une partie seulement et, dans ce cas, le membre supérieur de préférence. Dans une de nos observations, c'était la face qui était le sièoe de ces mouvements. Sur les six cas que nous rapportons, quatre fois, l’hémiplégie était gauche et deux fois elle était droite.

Tous les malades chez lesquels nous avons étudié les troubles moteurs mnémoniques, présentaient un certain degré d'amnésie, Ainsi, la malade de l’observation IT oublie son âge, ne sait plus ni lire, ni même épeler, ni signer son nom. La mémoire de la malade de l'observation IIT est également profondément touchée : interrogée sur son âge, elle répond qu’elle à 80 ans, qu’elle est née en 1882, etc. La malade de l'observation IV n’a pas une mémoire bien brillante, car elle s'embrouille sur son âge. Quant au malade de l'observation VI, il oublie le quantième du mois et même l’année; il ne peut indiquer la succession des mois et ne se souvient plus de l’époque à laquelle sa maladie a débuté. Enfin, les malades des observations ['et V ont également la mémoire très affaiblie. Cette amnésie partielle est certainement une condition très favorable à l'apparition des mouvements mnémoniques.

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