‹ Le Tréparsol dans les affections intestinalesChapitre 11 sur 31 · PART Ÿ ERA · texte numérisé non relu

PART Ÿ ERA

coloration se produit à la surface de contact des deux liquides et sous cette forme, la réaction d’Abelin est d’une grande sensibilité. De plus, l'intensité de la coloration de l'anneau, permet desuivre facilement la marche de l'élimination. Les conclusions que CI. Simon a pu tirer de l'usage répété de cette réaction sont les suivantes:

Le L’élimination du tréparsol est très rapide. Le maximum est atteint, environ deux heures après l'absorption des comprimés, vers la sixième heure ; la courbe de l'élimination s’infléchit notablement et on observe un plateau, pendant une vingtaine d'heures. Finalement, si l'absorption du médicament n'est pas répétée, l'élimination se ralentit régulièrement et se termine en soixante ou quatrevingts heures environ ;

2° Quand l’absorption du médicament est répétée pendant quatre jours consécutifs, selon le mode d'administration adopté, on observe chaque jour le maximum d'élimination, deux à quatre heures après l'absorption du médicament. La courbe de l’élimination pendant le traitement affecte la forme de dentelures accentuées.

Après arrêt de l'absorption au quatrième jour, l'élimination se prolonge pendant un temps qui varie de soixante-douze à quatre-vingt-dix heures avec quelques réveils. |

Pratiquement, on peut admettre que cette élimination est terminée trois jours après la cessation

du traitement.

Lio 2

Clément Simon et son élève Lemoine ont observé chez une malade intolérante au néosalvarsan, une élimination notablement diminuée. La réaction d’Abelin était à peine perceptible après l’absorption d’un seul comprimé, et très faible, après les premières heures de l’absorption du troisième. Cette malade a pu,, néanmoins, effectuer sans inconvénient appréciable, un traitement de plusieurs semaines consécutives à la dose de 12 comprimés par semaine.

Les mêmes auteurs ont observé souvent, quelques heures après l'absorption du tréparsol, la réaction d’Abelin s'effectuer directement dans l’urine des malades, sans saponification préalable en milieu acide, au bain-marie. Cette particularité indique, que, le méta-amino-para-oxy-phénylarsinique se libère dans l'organisme en raison de la facilité avec laquelle se saponifie l’amyle formylé.

Ils ont également cherchés à déterminer la quantité d’arsenic contenue dans l'urine de quelques malades au cours du traitement par le tréparsol. Le maximum observé, correspond à 0 gr. 04 d’arsenic par litre, équivalent environ à 0 gr. 17 de tréparsol. Dans les périodes de repos Ia quantité d’arsenic éliminée était inférieure à 0 gr. 001.

Page 1