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pas à l’air, ne se dissociant que dans l'intestin, présentaient le maximum d’avantages. Leur action destructive sur les kystes témoigne la supériorité sur la voie veineuse. Grâce à eux, Ravaux a obtenu la disparition provisoire d’entamœæba coli reconnus cependant résistants aux antiseptiques.
Chez un autre malade, dont l'examen des fèces avait montré la présence des kystes d’entamæba coli, d’entamæba dysenteriæ et de trichomonas, une cure de dix jours de narsénol — à raison de un comprimé par jour — amena dès le troisième jour la disparition des kystes, résultat confirmé par 60 examens successifs, seuls les trichomonas avaient persisté. Dans une autre observation concernant un sujet porteur de kystes d’amibes dysentériques et de lamblia, alors que l’émétine n'avait produit qu'une amélioration passagère, le narsénol fit disparaître les parasites en dix jours. Ces exemples démonstratifs mettent en évidence les avantages de la voie buccale.
La déduction que l’on peut tirer de ces faits est que, vis à-vis des parasitoses intestinales chroniques, la voie buccale assure des succès beaucoup supérieurs à ceux que l’on peut obtenir des autres modes d'administration. C’est à elle qu’il faut avoir recours d'emblée. Nous y insistons intentionnellement pour mieux marquer les progrès thérapeutiques récents. Le clinicien doit avoir à sa disposition une méthode simple, éprouvée, ne nécessitant pas un contrôle médical trop absolu. Le narsénol tout en
marquant une étape décisive dans le traitement des
OO parasitoses intestinales est maintenant assez peu employé,cédant sa place aux dérivés acétylé et formylé de l’acide méta-amino-para-oxy-phényl-arsénique : tels sont le stovarsol et le tréparsol,
Le tréparsol, — Avec notre maître Sayignac nous avons obtenu des résultats démonstratifs avec le tréparsol dans le traitement de l’amibiase. Les avantages de cette préparation sont multiples.
1° La teneur est plus élevée en arsenic. En effet, tandis que le novarsenobenzol et l’acétylarsan contiennent 20 # d'As métal., le stovarsol 27,2% et le tréparsol en contient 28,75 %.
20 L'élimination est plus régulière et plus lente, elle commence le jour même de l’administration du médicament et est terminée en trois jours. On est donc certain, en calculant le temps d'élimination, de prolonger à volonté le temps d’imprégnation arsénicale et d'éviter tout accident toxique.
Le tréparsol, se transformant en sels solubles dans l'intestin même, est susceptible d'y exercer une action directe sur les parasites.
Dans la dysentérie amibienne aiguë, le tréparsol, administré seul, entraîne la cédation rapide des accidents et la disparition des amibes.
Dans la dysentérie chronique ancienne, le tréparsol est le traitement de choix.
Nous connaissons bien ces anciens dysenteriques qui conservent souvent une sensibilité colitique. Ce sont des condamnés à la ceinture de flanelle et au régime ; ils ont habituellement trois à quatre selles