‹ Le trésor de BoscorealeChapitre 114 sur 149 · Visconti, Iconographie grecque, I, p · texte numérisé non relu

Visconti, Iconographie grecque, I, p

5. Bronzi di Ercolano, I, p. 67 et 79; pl. 15 et 16; Comparetti — De P 'etr a, La villa Ere olonese dei Pisoni, p. 262, n. 13; p. 263, n. 17; tav. XII, n. 7 et 9.

6. P. Schuster, Ùber die erhaltenen Portràts der griechischen Philosophen, 1876, p. 20-22.

Pour Clotho il n'y a aucune différence entre les hommes; tous sont égaux devant elle, la multitude humaine sans nom, sans valeur, sans importance, représentée par les trois squelettes anonymes aussi bien que les hommes célèbres dont le talent et la science ont illustré la patrie. A tous elle tend les bras ; c'est la Parque impitoyable prête à saisir sa proie1, sans distinction, lorsque sonne l'heure de la mort:

Vivite felices, animée, mors omnibus instat!

dit une antique inscription de Rome2.

Sur la base de la colonnette sont placés deux crânes ; l'un surmonté d'une bourse, l'autre d'un objet allongé qui ressemble à un rouleau. La bourse, gonflée d'écus, est désignée par le mot loyia. qui résume une pensée souvent exprimée et développée dans toute les langues et à toutes les époques : la véritable sagesse est contenue dans une bourse, l'homme vraiment sage gagne de l'argent et sait le conserver. Deux vers empruntés à Pétrone peuvent servir de commentaire à cette pensée :

Quisquis habet nummos, secura naviget aura, Fortunamque suo temperet arbitrio3.

Dans son extrême concision notre petite légende rappelle aussi le proverbe alexandrin, « Sans l'or, tout le reste n'est rien »4 ou la sentence de Syrus, « C'est l'argent qui mène tout en ce monde » Mais l'argent ne préserve pas de la inortIJ. Au-dessus de l'objet allongé,

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