‹ Le trésor de BoscorealeChapitre 116 sur 149 · Le Blant, 750 inscriptions, n · texte numérisé non relu

Le Blant, 750 inscriptions, n

3. Cicéron, De finibus, II, 1, 2, 6, 7, 27, 30; le livre II tout entier roule sur la doctrine d'Epicure au sujet de la volupté; Tuscul. disput., III, 18 ; V, 30.

I. Œuvres, éd. Ch. Marty-Laveaux, I, Sonnets pour Hélène, II, p. 30H, XXVII. S Ibid., p. 316, XLIII.

Une autre sentence, La vie est un théâtre, se lit sur le premier gobelet, auprès de Moschion, au-dessus d'un masque de vieillard couronné de lierre. Elle rappelle la parole célèbre d'Auguste mourant: « Ai-je bien rempli mou rôle dans cette comédie de la vie1? » Les premiers mots d'un distique inséré dans l'anthologie grecque reproduisent identiquement notre inscription, 2x,7ivYj itâç b pwça.

Dans la scène I du second gobelet, au-dessus d'un squelette à demi enterré, dont le torse seul émerge de terre et sur lequel un compagnon répand dévotement le contenu d'un léeythe, sont gravés ces mots grossiers, Honore pieusement ces ordures. On connaît par l'Antigone de Sophocle, affrontant la mort plutôt que de laisser sans sépulture et sans honneurs le cadavre de son frère, la sainteté de l'usage des libations funéraires. Des bas-reliefs en stuc, découverts à Pompéi en 1812, présentent des scènes qui attestent la continuation de ce pieux usage : une femme apporte au défunt des fruits ; elle tient une patère pour les libations : une autre femme pare avec des bandelettes un squelette étendu sur le sol 3. Aussi l'inscription du gobelet semble tout à fait choquante. Sous une forme moins vulgaire, Syrus énonce cependant une sentence fort sceptique qui peut bien en être rapprochée : « Mortuo qui mittit munus nihil dat illi, sibit adimit4. » On se souvient aussi du passage de Pétrone où le marbrier Habinnas regrette d'avoir été obligé de jeter la moitié de son vin sur les os d'un défunt3.

Il reste à parler d'une dernière inscription, C'est là P homme! tracée près d'un des squelettes anonymes, occupé à examiner un crâne qu'il tient à la main. Les méditations des philosophes portaient souvent sur le sort de l'homme et sur la fin que la nature impose à sa vie terrestre. Un des monuments les plus propres a nous le rappeler

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