Sur les n. 68, 69, on rencontre la même abréviation
Vase à boire (scyphus); forme d'écuelle à deux anses : lion dompté par les Amours; éléphant tourmenté par les Amours. Pendant du n. 5.
Planche VI, n. i et 2.
A. — Un lion s'avance vers la gauche, la patte levée et la gueule entr'ouverte; il est monté par un jeune Satyre ivre, à peine couvert d'une draperie, qui tient de la main droite un thyrse enrubanné, et de la main gauche un canthare dont il a répandu le contenu à terre. Un petit Amour est placé à califourchon devant lui et, cramponné à la crinière du lion, il semble le conduire. Comme sur le vase précédent, un Amour voltige et s'agite devant l'animal en jouant de la double flûte; un autre Amour, dans une position analogue, l'a saisi par la queue des deux mains. Une syrinx et un canthare renversé sont placés sur le sol. La colonne de droite est surmontée d'un masque de jeune Satyre imberbe, celle de gauche d'un masque de Ménade. Une torche allumée est renversée au pied de la colonne de droite.
B. — Un éléphant, portant une clochette au cou, le corps couvert d'une longue housse en étoffé, se tient immobile et tourné vers la droite. Sur son dos, deux Amours prennent leurs ébats : l'un, placé à califourchon près de la tête, fustige le puissant animal avec une branche d'arbre encore garnie de ses feuilles; l'autre, assis en sens inverse sur la croupe, tient un grand masque barbu, dont la possession lui est disputée par un troisième Amour voltigeant en arrière. Ce dernier vient de saisir le masque par la barbe; il s'efforce de l'arracher des mains de son camarade qu'il menace en même temps de son bâton recourbé pour lui faire Lâcher prise. En avant un quatrième Amour tient des deux mains la trompe de l'éléphant. Au-dessous de lui est représentée la ciste des mystères dionysiaques : elle est en osier tressé ; le couvercle est ouvert, et le serpent qui s'était glissé dehors se dispose à rentrer