Voir plus haut, p. 56 et
2. Le motif est le même que sur les anses des uiguiùres n. 3 cl i ; voir plus haut, p. 82.
148 MONUMENTS ET MÉMOIRES
n'avait pas permis de réserver des places absolument symétriques pour les anses. L'ouvrier s'est habilement tiré de cette difficulté à l'aide de petits subterfuges presque invisibles. Il a diminué les bases des crosses à l'endroit où elles s'appliquent sur la panse de façon, en les ajustant, à ne pas atteindre les figures du relief : sans cette précaution, l'une des anses tombait sur le dos de l'esclave public placé derrière le char, la seconde arrivait sur la tète du victimaire qui conduit le taureau. Cette seconde anse est non seulement diminuée à sa base, mais elle a été reportée à droite, en dehors de l'aplomb, afin de ne pas endommager la tête du victimaire ; elle se trouve donc placée tout à fait de travers 1 .
Le terrain sur lequel se déroulent les scènes qui ornent les deux vases est figuré par une saillie circulaire, ondulée.
Petite coupe [calix), à deux anses, montée sur un pied tourné.
Semblable aux n. 25, 26, 97 (pl. XXI, n. 3). Les dimensions sont les mêmes.
Poids, 164^,5.
Inscr. — Sous le pied on lit, tracé à la pointe, le nom MAXI--- = Maxim(ae) ou Maximae ; la fin du nom est cachée par l'oxydation.
Comme je l'avais supposé plus haut 2, ces petites coupes étaient primitivement au nombre de quatre; il y en avait donc deux paires dans le service de table.
1. Ces particularités fournissent, à mon avis, la preuve absolument indiscutable que les reliefs en question n'ont pas été composés pour orner des vases. Il est certain que l'orfèvre a reproduit des sculptures qui décoraient un édifice public très connu.