‹ Le trésor de BoscorealeChapitre 54 sur 149 · Laurigenis annum qui fascibus intras », Martial, X · texte numérisé non relu

Laurigenis annum qui fascibus intras », Martial, X

3. G. Jullian, Processus consularis, dans la Revue de Philologie, 1883;, p. 144; Mom.msen-Girard, le Droit public romain, II, p. ol et suiv.; G. Bloch, v. Consul, dans le Dictionnaire des Antiquités greegues et romaines de Saglio.

4. Le plus ancien monument figuré où avait été reconnu un cortège consulaire était, jusqu'à présent, le monument de Philopappos, érigé dans les dernières années de Trajan, U. Kœhler, Zum Philoppapos Denhmal, dans.4Me«. MittheiL, 1, 1876, p. 126; cf. Mauim, F rat. Arval., tab. LV1, p. 721; Stuart et Revett, The antiquités of Alhens, III, c. v, pl. 1-3.

3. Dio Gassils, LIV, 31; Tu. Mommsen, Res gestœ, 2'' édit. , c. xxx. p. 12S-132.

une importance exceptionnelle et attirèrent de plus en plus l'attention sur le prince auquel Auguste confiait le soin de défendre l'Empire. Désormais on le regarda comme le successeur d' Agrippa, comme le coadjuteur le plus autorisé de la puissance impériale.

Le général qui devait se rendre à l'armée allait le matin même de son départ prononcer des vœux au Capitole; il y échangeait la toge contre le costume de guerre. Les textes ne disent pas très clairement le moment précis où avait lieu ce changement de costume, paludamento mutare praetextamx . Les uns veulent que ce soit au Capitole même, après la prise des auspices, les autres que ce soit seulement à la porte du pomoerium, en revenant de la cérémonie. Ce détail important semble éclairci par notre relief : il n'est pas douteux que le général avait endossé son costume de guerre en arrivant au Capitole et avant de prendre les auspices. Au même moment les licteurs, suivant cet exemple, avaient arboré la hache.

Ainsi nous avons sous les yeux deux cérémonies solennelles dans lesquelles Tibère a joué le principal rôle. L'une est le cortège consulaire de ce prince lorsqu'il reçut pour la première fois, le 1er janvier de l'an 13, les honneurs du consulat; l'autre est la prise des auspices au Capitole par le même prince, en l'an 12, au moment de son départ pour la Pannonie.

Les compositions qui donnent tant de prix à ces pièces d'argenterie n'ont pas été inventées, je le répète et j'en suis tout à fait convaincu, pour décorer cette paire de vases. Assurément ces scènes imposantes, ces processions officielles où tout est uniformément réglé, où la fantaisie ne joue aucun rôle, constituent un décor peu ordinaire pour des vases de petites dimensions : elles donnent à ces vases un caractère grave et particulier qui forme un contraste frappant avec l' ornementation élégante et légère de l'orfèvrerie contemporaine. Il est absolument évident que ce sont des réductions d'œuvres connues, des corn-

I. Voir les auteurs cités dans la Dote «le la pa^e précédente.

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