Mir.iiAELis, p
'2. L. Stephani, Compte rendu de la commission imp. archéol. pour /'année 1864, p. H etsuiv.; atlas, pl. I et II.
3. Collignon, Le style décoratif à Rome, p. G. Cf. Carloni Romano, Le antiche pitture délie Terme di Tito ; Ponce, Arabesques antiques des Bains de Livie et de la Villa Advienne; A. de Romanis, Le antiche camere esquiline dette communemente délie Terme di Tito; G. P. Gampana, Didue sepolcri romani del secolo di Auguslo scoperti tra la via Latina et l'Appia., tav. III et VI ; Petersen, Monumenti delT Instit., VI, tav. i3 et 44. Pour Pompei, cf. Mus. borb., IV, tav. 11 ;V, tav. 56, 57; XI, tav. 4 i (frise d'un vase en bronze); XV, lav. 43, 55, décor d'une amphorisque en verre bleu avec reliefs en pâte de verre blanc ; le vase est couvert d'enroulements de vigne et de scènes de vendanges.
fait frappant de cette éblouissante vision ornementale, c'est le motif de la fleur en forme de cornet qui sert de support à de grands oiseaux entrouvrant leurs ailes1. Ce motif a été reproduit sur nos vases avec une précision parfaite". Par une judicieuse disposition des êtres vivants destinés à animer les enroulements, les oiseaux ont été placés à la partie supérieure du décor, sur les tiges les plus élevées dont la force, en apparence au moins, est proportionnée au poids qu'elles doivent soutenir. Les groupes de grands animaux figurent plus bas, sur des tiges courtes, à cornets plus larges, soutenus eux-mêmes à droite et à gauche par des rinceaux disposés avec un art subtil pour servir de contreforts. Tout est combiné de telle sorte, avec une hardiesse si ingénieuse, avec un goût si exquis, que la vue de ces grands animaux, prenant le calice d'une tendre fleur pour théâtre de leurs combats, ne suscite aucun étonnement. On se sent au contraire attiré et charmé par cette conception.
Les groupes d'animaux iront pas été composés par l'artiste luimême; il les a adaptés sur le fond en les empruntant à des modèles courants d'atelier. Ils portent l'empreinte de son talent personnel de ciseleur; ils ont été exécutés et peut-être plus ou moins interprétés par lui, mais il ne les a pas inventés. Souvent très anciens, ces modèles se transmettaient d'âge en âge; on les rajeunissait de temps à autre. C'étaient des copies ou des réductions d'œuvres de ronde bosse, de reliefs célèbres, de revers de monnaies que les pierres gravées répandaient et popularisaient. Ainsi sur le vase n. 9, le groupe de l'aigle qui vient de s'abattre sur sa proie , deux fois répété, parait être, sinon la reproduction, au moins la réplique interprétée d'une des plus belles images d'animaux que l'antiquité nous ait léguées, celle des monnaies d' Agrigente :j ; une sardoine du Musée britannique offre une