‹ Le trésor de la curiosité. Avec diverses notes écédé d'une lettrè a l'auteur sur la curiosité et les curieuxChapitre 10 sur 200 · I>e chiffre est resté en blanc daus le iiiaimsciit · texte numérisé non relu

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vieux peignes, dont un, en ivoire, devait avoir appartenu à la reine Rerihe, et l'autre, en écaille, à la reine Marie Sluarl ; le chapeau du cardinal Wolsey était l'accompagnement nécessaire de ces douteuses reliques, puis une quantité de portraits, sans nom d'auteur, de personnages contemporains d'Holbcin. ■.

La mort, une mort subite^ foudroyante, a interrompu cotte lettre de notre ami M. Adolplie, Thibaudoau! il avait bien voulu, quoique malade, s'occuper de ce travail, depuis longtemps commencé, et il le continuait avec ardeur, grâce à une convalescence rapide, inespérée. On le croyait et il se croyait lui-même guéri. La veille de sa mort, il nous disait : » Je ferai les portraits de Robert et d'Horace Walpole, qui furent, en Angleterre, les plus célèbres curieux de leur temps; ensuite, revenant aux grandes collections de notre pays, je raconterai comment fut vendue aux Anglais la galerie du duc d'Orléans, Philippe-Égalité; je donnerai quelques détails sur les tableaux du ministre Galonné, et enfin j'en viendrai au xix'' siècle, dans lequel se distinguèrent entre tous, deux amateurs illustres, que je peindrai pour les avoir connus d'assez près, Talleyrand et Robert Peel. Là je terminerai cette lettre sur la curiosité, ne voulant pas toucher autrement aux personnalités contemporaines. » Le 7 décembre 1856, notre ami s'était lové de grand mntin pour mettre la dernière main

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à ce travail, (lui olIVait à son esprit une distraction littéraire, et où son cœur trouvait le plaisir d'obliger un ami. Comme il écrivait le nom d'un grand peintre, celui d'Ilolbein , il se retourna pour répondre à quelqu'un, et ce léger mouvement détermina sans doute la rupture d'un vaisseau du cœur, car tout à coup il

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D'autres ont dit les ((ualités de cet esprit éminent, toujours libre, toujours clair, et qu'une souplesse merveilleuse rendait universel. Nous ne parlerons, nous, que de l'amateur rapidement initié au sentiment de l'art, de l'homme (lUi avait deviné son érudition et improvisé son goût. Mais ce n'est pas dans ce livre que nous écrirons la Notice de Thibaudeau : c'est en tète du Catalogue de cette riche et superbe collection de tableaux , de dessins et d'estampes, dont il était si loin de prévoir la [)rochaine vente, lorsqu'il la formait avec tant de discernement, tant de magnificertce et tant d'amour !

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