‹ Le trésor de TrèvesChapitre 14 sur 47 · ENCENSOIR · texte numérisé non relu

ENCENSOIR

Hauteur : o, 21 ; diamètre : o, 14.

CATHEDRALE. — FIN DU XIe SIECLE

Cet encensoir, qui appartint autrefois à la cathédrale de Metz, est en argent repoussé, de la forme communément qualifiée boule, mais avec tendance à pyramider à la partie supérieure.

Le style est complètement roman, avec la grossièreté ou maladresse du xie siècle. Cependant l'ensemble n'est pas dépourvu de grâce et l'idée surtout est éminemment symbolique. Des retouches, faites à la fin de la période gothique (xvc siècle), apparaissent çà et là, du pied au sommet.

Quatre chaînes, aux quatre angles, unissent la cassolette à la patère qui dessine un quatrefeuilles fenestré. Le récipient du charbon embrasé est rond, coupé de demi-cercles renversés : dans ces tympans et aux écoinçons, s'allongent ou s'enroulent des feuillages. Un mastic épais, dont les traces sont très visibles, empêchait, en garnissant les creux, le repoussé de céder sous une pression ou un choc.

Le couvercle oppose des demi-cercles saillants, de manière à faire un disque complet et les abrite sous un pignon, qui a une boule pour amortissement. Des oiseaux à long cou y sont affrontés et mêlés aux feuillages.

Des tourelles ajourées et à toit côtelé remplissent les intervalles.

Au-dessus s'élève un octogone à jour, flanqué d'une série d'édicules, à chevet droit ou en abside, dont la toiture se termine en boule : le tout est ajouré en plein cintre, à hauteur du premier étage et maçonné au soubassement, c'est-à-dire avec appareil simulé.

L'idée de la composition est simple et inspirée par la destination même de l'ustensile liturgique. L'encensoir est remis par l'Église aux mains du prêtre

Page 1