‹ Le trésor du prêtreChapitre 117 sur 311 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

férb, c/r. découvre que la personne a mal administré le sacrement, soit parce qu'elle ne s'est pas servi d'eau naturelle, soit parce qu'elle ne l'a pas versée comme il faut, soit parce qu'elle a changé la forme (4), soit enfin parce qu'une chose essentielle a été omise, on baptisera l'enfant sans mettre de condition.

Baptême sous condition. Mais si, après un mûr examen, il reste quelque doute sur la validité du baptême, on l'administrera au moins sub conditione, car la nécessité de ce sacrement est si grande, et l'obligation de l'administrer est telle, que S. Liguori dit : « Peccare ministrum, si, cum rationabile dubium de baptismi collatione habetur, non baptizat; intellige, sub conditione (2) ».

Ainsi, le curé baptisera conditionnellement : 4° Tout enfant exposé, quand bien même il porterait avec lui une attestation de baptême, à moins qu'on ne sache certainement quelle est la personne qui l'a écrite, ou qu'on n'ait des indices clairs que le baptême lui a été validement conféré. « Infantes expositi, si de eorum baptismo non constet, sub conditione baptizentur (3). » Ceci s'appuie en outre sur une déclaration de S. C. C. (7 janvier 4724). — 2° Le moribond

(i) On peut altérer la forme du baptême de six manières, d'après le Docteur angélique : 1° par mutation, en changeant quelque chose d'essentiel dans la forme; 2° par corruption, si on l'altérait à dessein, ou si on le faisait de manière à ce que le sens fut changé, quand bien même ce serait par ignorai.ee; 3° par soustraction, en enlevant quelque chose d'essentiel dans la forme ; 4° par addition, quand on prétend que ce qu'on y ajoute est de la forme du sacrement; il en serait autrement, si on disait, par dévotion : Je te baptise au nom du Père, du Fils, du Saint-Esprit et de la très-sainte Vierge Marie; mais il y aurait péché à le faire; 5° par interruption, quand elle est telle, que l'intention de celui qui baptise se trouve enlevée ou interrompue ; 6° par transposition, si la transposition change le sens des paroles. S. Thomas, lib 4, sent. dist. 3.

Le mot Amen, que quelques-uns ajoutent à la formule : Ego te baptiso in nomine Paj-tris et Fij-lii. et Spiritus -J- Sancti, loin d'être de necessitate prœcepti, comme le prétendent Larraga et d'autres, ne doit pas être ajouté (S. R. C. 9 juin 1853). — On ne doit pas non plus faire les interrogations du Rituel en langue vulgaire : sed omnxa

eri debent provt in Rituali Romani jacent (12 août 1864, —

1 août 1867).

(2) S. Lia. tr. 14, n. 27. (3) Rit. Rom.

Trésor II. M

adulte, dont on doute s'il a reçu le baptême, quand il se trouve san- connaissance et sans parole 1 . 3° L'adulte dont on doute, après des recherches diligentes, et avec fond', nient, s'il a eu l'intention d'être baptisé 2 . 4° Celui qui a reçu le baptême de la main d'un hérétique inconnu, à cause des graves changements que l'hérésie a introduits, et qu'elle introduit encore chaque jour : la décision de la sacrée Congrégation, citée par Zaccaria, ne s'y oppose pas,— 5o Les enfants de trois, quatre, cinq ans et au-dessus, qu« les vagabonds laissent dans les pays par où ils passent. Voyez Seaviai, tora. 2.

monstre. Si on ne trouve dans un monstre rien qui indique qu'il appartienne à l'espèce humaine, il ne faut pas le baptiser ; mais si l'on a sur ce point un doute raisonnable, le curé doit consulter des hommes de l'art expérimentés, et même l'éveque, si le cas le permet ; mais quand il y a danger de mort, et qu'il n'est pas facile de recourir au prélat, on est tenu de le baptiser sous cette condition : Si tu eg homo.

Si le monstre présente deux tètes et un seul corps, ou deux corps et une seule tète, c'est un signe certain qu'il y a là deux vies et deux âmes distinctes; on les baptisera donc séparément dans le premier cas, et tous deux ensemble dans le second, en disant au pluriel : Ego vos baptizo. Dans le doute s'il y a deux personnes différentes, parce qu'on ne peut pas bien distinguer les deux tètes et les deux corps, il faut en baptiser un absolument, puis baptiser l'autre sous condition : Si non es baptizatus.

Accouihtment dangereux. * Le Rituel contient les dispositions suivantes : « Si infans caput emiserit, et periculum mortis immineat. baptizetur in capite, nec postea. si vivus evaserit. erit iterum baptizandus; at si aliud membrura emiserit quod vitalem motum indicet in illo, si periculum impendeat, baptizetur ; et tune, si natus vixerit, erit sub conditione baptizandus. » Bien qu'on ne doive pas baptiser un enfant qui est entièrement dans le sein de sa mère, cependant, si l'on craint que l'enfant ne meure dans le sein maternel, on doit, ri Ton juge la chose possible, le baptiser,

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