‹ Le trésor du prêtreChapitre 121 sur 311 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

il n'est pas nécessaire qu'ils posent leur pied sur le pied droit du parrain ; mais il suffit que celui-ci tienne sa main droite sur l'épaule des confirmants (20 septembre 1749).

Quant aux confirmands eux-mêmes, ceux-là seulement peuvent se présenter pour être oints du saint chrême, qui ont assisté aux premières prières; et ils ne doivent quitter l'église qu'après avoir reçu la bénédiction de l'évêque. Leurs noms et prénoms seront inscrits sur un registre ou l'on fera mention des noms, de la profession, du pays, du domicile de leurs parents, des noms et de la profession de leur parrain ou de leur marraine , et l'évêque apposera au bas sa signature.

Toutes les fois que l'évêque ne pourrait pas administrer ce sacrement sans danger pour sa vie, la sacrée Congrégation lui permet de ne pas se servir de la mitre en le conférant (18 août 1613). — Ni de la crosse (18 décembre 1647) — Elle permet aussi, dans le cas où l'on aurait donné au baptême un nom ridicule à une personne, de le changer en disant N. signo te signo Crucis. (20 septembre 1749). — Et l'on pourrait, si c'était l'usage, tenir un cierge allumé en témoignage de sa foi (S. R. G. 15 mai 1745). "

3<> Recevoir dignement le Prélat. A l'approche du jour fixé pour l'administration de ce sacrement, il est juste que le curé, s'il ne peut le faire lui-même, envoie un prêtre pour recevoir les ordres de l'évêque. et voir quand et comment il se propose de faire son entrée dans la paroisse. Ensuite, il se concertera avec les autres prêtres et les curés voisins, avec les autorités et les personnes les plus respectables du pays, afin de donner une grande idée des honneurs qui sont dûs à l'envoyé du Seigneur. Par ces démonstrations extérieures, non-seulement on se concilie la bienveillance de l'évêque, mais encore on donne un nouveau relief à la dignité du prélat, en sorte que ses ordres et ses avis sont reçus avec plus de respect. Quoique l'évêque du diocèse qui ne vient pas pour la visite ne puisse obliger les populations à lui fournir le nécessaire, nec pro equis, nec pro victualibus, ainsi que l'a déclaré la sacrée Congrégation des évêques (25 janvier 1 627), — et si c'est un évêque étranger qui vient confirmer, ou consacrer une église etc. débet a Diœcesano provideri (15 mars 1852), — et bien qu'il ne puisse rien exiger ni pour lui-même, ni pour ses vicaires,

ses secrétaires, se? domestiques, selon la balle d Innocent Xl du 1er octobre 1678; — cependant la politesse ellemême veut qu'on donne à l'évèque une hospitalité à la fois digne du peuple et du rang d'un personnage aussi éminent. En tout cela, le curé doit se conduire conformément aux usages et aux règlements du diocèse.

Réception de l'Evêque, quand il vient faire la

visite.

Monseigneur Joseph Dominique Costa y Borras, archevêque de Tarragone a fait imprimer un cérémonial en tout conforme en substance aux saintes rubriques et au pontifical romain. Le voici :

Le prélat doit annoncer suffisamment à l'avance la sainte visite aux paroisses, afin que tout le monde se prépare pour cet acte épiscopal si sacré, et en même temps si utile aux populations. Les curés profiteront de cette occasion pour ranimer la foi des fidèles, leur expliquant l'intention de l'Eglise relativement à cette visite. Lévèque vient dans la paroisse pour y apporter la saine doctrine, celle de la religion catholique, pour en extirper les erreurs et les hérépour encourager les bonnes mœurs., corriger les mauvaises, et allumer dans le coeur du peuple, par des exhortations et des conseils, l'amour de la religion, de la paix, de l'innocence; enfin pour régler toutes les autres choses à l'avantage des fidèks Conc. Trid. de Reform. sess. 2i cap. 3). Les curés prépareront aussi ceux qui devront recevoir le saint sacrement de Confirmation, et ils exhorteront en même temps ceux qui l'ont reçu à examin°r sérieusement si, depuis ce moment, ils ont vécu en chrétiens véritablement confirmés ; et il prendra, de là, occasion de les inviter à la pénitence, au moyen d'avis et de conseils salutaires.

Le jour de la visite arrivé, on orne l'église comme pour les principales fêtes. Sur le marchepied et sur les degrés du grand autel, on étend un tapis et l'on place un coussin. Au côté de l'évangile ou de Pépitre, selon qu'il est plus commode, on met un fauteuil de cérémonie, un tapis, un prie-Dieu couvert d'une étotfe rouge, un coussin de la même couleur, et un dais si cela est possible. Avant l'heure fixée pour la cérémonie, on prépare deux crédences très-simples, l'une à la

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