‹ Le trésor du prêtreChapitre 122 sur 311 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

porte de l'église, du côté gauche, sur laquelle on met l'eau Bénite, l'aspersoir, l'encens et l'encensoir allumé; l'autre doit être placée à l'entrée principale du pays; c'est là qu'on dépose l'image de notre adorable rédempteur crucifié, deux cierges et le missel ; et tout près se trouve un fauteuil couvert en rouge, un tapis, une aiguière et un essuie-mains; le tout modeste et décent autant que possible, mais sans luxe.

Quand on voit que le prélat approche, et même un peu auparavant, on sonne les cloches, et la procession ^ort de l'église pour se rendre à l'entrée de la ville ou du bourg. Les confréries, les associations avec des torches ou des cierges allumés, avec les bannières ou les étendards et la croix paroissiale, les acolytes, et tous les fidèles qui. le désirent font partie du cortège. On s'avance en chantant Y Ave Maris Stella, et le curé, revêtu de l'amict, de l'aube, du cordon, de l'étole et de la chape blanche, porte le Lignum, Crucis, avec un voile, sous un dais. Arrivé a l'autel dont nous parlons, le curé y dépose le Lignum Crucis, et s'arrête, attendant le prélat qui ne doit pas tarder à venir, si l'on a eu soin de bien calculer le temps. Quand il arrive, on lui donne à adorer l'image de Jésus crucifié; cela fait il s'assied, se lave les mains, prend ses ornements, et les chantres se mettent à entonner aussitôt le Sacerdos et Ponlifex, etc., et puis le Veni Creator etc., au commencement duquel tout le monde s'agenouille.

Après la première strophe, on se lève, et la procession se dirige vers l'église , le prélat marche à la droite du curé qui, conformément à la coutume porte encore la sainte croix, et l'un et l'autre sont sous le dais; on chante en même temps les autres strophes du Veni Creator. La croix patriarcale marche en tète, et on la porte toujours à la visite du prélat. En arrivant à la porte de l'église, tout le monde s'arrête, et le curé présente au prélat le Lignum Crucis afin qu'il l'adore; puis il le met sur la crédence, prend l'aspersoir, le baise, le donne au prélat en baisant aussi sa main ; et quand Pévèque le lui rend, il baise encore sa main, puis l'aspersoir. Il lui présente ensuite la cuiller, avec les baisements, comme pour raspersoir, et il dit : Benedicite, Pater reverendissime; et un des ministres soutient l'encensoir, tandis que l'évêque met l'encens. Cela fait, le curé ayant pris l'encensoir, encense le prélat triplia ductu, et lui fait une génuflexion avant et

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après. Ces cérémonies terminées, on entonne le Te Deum, on entre dans l'église, et toute la procession se dirige vers le maître-autel. Le curé avec la vraie Croix, va se mettre au côté de l'épitre. il dépose la sainte relique sur l'autel, prend le rituel, et éievant la voix, un peu tourné du côté du prélat, il récite le v Protectornoster, et le reste, avec l'oraison, Deus humilium vlsitator, selon le rituel. Alors, le prélat se lève, prononce Sit nomen Domini, et donne la bénédiction au peuple.

Cet acte accompli, l'évêque ou un prêtre assistant, soit en chaire, soit ailleurs, déclare ouverte la sainte Visite; il en expose aux fidèles la fin et l'objet, puis il les exhorte à pratiquer les vertus chrétiennes, à avoir horreur des vicesspécialement de ceux qui régnent dans la paroisse. Ensuite, si le prélat le juge convenable, on donne lecture de la pièce relative à la visite ; enfin on accorde les indulgences et on remercie le peuple de sa pieuse attention à accompagner l'évêque, et de la réception cordiale et respectueuse qu'il lui a faite.

Alors a lieu une autre cérémonie. Le Prélat, en étole et chape noire ou violette, entonne avec le curé et les chantres, le répons général pour les défunts, tandis qu'on sonne les cloches. L'évêque doit se mettre du côté de l'évangile, le curé du côté de l'épitre. Le prélat ayant commencé l*antienn^ Si iniquitates, le curé et les autres chantres disent alternativement le psaume De profundis ; vers la fin, un des assistants présente à l'évêque l'aspersoir avec l'eau bénite, puis la cuiller pleine d'encens; il lui remet ensuite l'encensoir; mais tout cela se fait sans baisements. Durant le Pater noster, récité à voix basse, l'évêque fait l'aspersion et l'encensement ; puis il poursuit : Et ne nos inducas, etc. ; In memoria œterna, etc.; A porta inferi, etc. ; Requiem œternam, etc. ; Domine exaudi, etc.; Dominus vobiscwn, etc., Oremus. Deus qui inter Apostolicos, etc. ; comme dans le Pontifical.

Quand cette oraison est achevée, on va en procession au cimetière, s'il touche à l'église; autrement en se rend à la porte del'église; le curé et les chantres chantent le 4 Qui Lazarum. tandis que le prélat avec ceux qui l'accompagnent récitent le Si iniquitates et le De profundis. La procession arrivée au cimetière ou à la porte de l'église,

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