‹ Le trésor du prêtreChapitre 123 sur 311 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

on commence le Libéra me, Domine, et, quand on a terminé la répétition qui va jusqu'au premier verset Ti emens, on offre au prélat la cuiller pour l'encens et l'encensoir ; après le troisième Kyrie eleison, celui-ci dit Pater noster, et, en récitant le reste à voix basse, il fait l'aspersion et l'encensement de la manière indiquée plus haut ; puis il continue : Et ne nos inducas, etc. ; In memoria œterna, etc. ; et il récite les trois oraisons marquées dans le pontifical. A la fin, deux chantres disent : Bequiescant in pace; et le prélat bénit de la main chaque côté du cimetière. En revenant au chœur, le curé et les chantres disent le Miserere mei, Deus, que le prélat et les siens récitent aussi à voix basse. Quand il est arrivé à l'autel, l'évèque, sans mitre, dit Kyrie eleison, Pater noslcr, Et ne nos inducas, etc.; A porta inferi, etc.; Domine, exnadi, etc. ; Dominus vobiscum, etc. ; Oremus: Absolve, etc.

Ensuite l'évèque, avec l'étole et la chape blanche, procède à la visite du Très-Saint Sacrement. Il s'approche du tabernacle, ayant le curé à ses côtés, puis il l'ouvre, tandis que les chantres entonnent le Pange lingua; le prélat et le curé ayant tous, les deux fléchi le genou, le premier fait glisser le rideau qui est à l'entrée, et inspecte le tabernacle ; il prend le ciboire, l'ouvre ; et, s'il le juge à propos, il interroge le curé sur l'époque où il a coutume de renouveler les saintes espèces; il prend ensuite la grande Hostie, et il l'élève avec la patène afin que le peuple la voie et l'adore, ou il la fait mettre dans l'ostensoir qu'on place sur le corporal; l'évêqUe alors et le curé se retirent de deux ou trois pas en arrière, on chante le Tantum ergo, le curé présente l'encens au prélat (il n'y a ici ni baisement ni bénédiction), l'évèque met l'encens dans l'encensoir, et il encense le Saint-Sacrement. Ensuite, un des chantres entonne le Panem de cœlo, etc.; et le prélat dit l'oraison Deus qui nobis, etc. Quand il a terminé, il reçoit sur ses épaules le voile humerai, s'approche de l'autel et donne au peuple la triple bénédiction avec le Saint-Sacrement renfermé dans l'ostensoir, ou avec le ciboire, s'il le juge bon, et selon qu'on en est convenu auparavant. Après la bénédiction, on remet le Saint-Sacrement dans le ciboire ; on tire le rideau, on fait .a génuflexion, et on ferme le tabernacle

Avec les mêmes ornements blancs, tout le monde se dirige ensuite processionnellement vers les fonts du baptême.

Trésor II. 13

en chantant le Irait Sicut servus desiderata etc. ; on les ouvre en arrivant, et le prélat examine l'état de l'eau et du vase qui la contient, si l'eau n'est pas dans le bassin de pierre lui-même qui forme les font?; il inspecte le chrémeau ou voile baptismal et le sel ; il visite les saintes huiles, s'assure si ell s sont dans leurs vases respectifs, si elles ont été renouvelées en temps opportun, si elles sont en quantité suffisant^. Puis il bénit l'encens de la manière indiquée au commencement, et il encense trois fois en forme de croh les fonts baptismaux; ensuite un des chantres dit : Spiritus Domini, etc. ; et le prélat récite les oraisons, Deus qui corda fidelium, etc. ; Deus qui diversitatem gentium, etc. ; Ecclesiœ tuœ, etc. Alors on ferme les fonts baptismaux, et la procession retourne au grand autel, en chantant les litanies de la sainte Vierge ; en y* arrivant on dit Ora pro nobis, etc. ; et l'oraison de la sainte Vierge, puis l'antienne, le verset et l'oraison du saint Titulaire d. l'église.

L'évêque continuera, s'il le juge convenable, l'inspection des autres autels, de la sacristie, des vases sacrés etc. Mais la cérémonie ayant été déjà longue, il pourra la terminer ici, et congédier le peuple, remettant ce qui reste encore à faire à une heure plus commode.

Si, pour un motif légitime, le prélat ne veut pas ou ne peut pas suivre cet ordre, qui est en usage à Tarragone, et s'il a dessein de gagner directement le presbytère, sans mettre pied à terre, il donnera alors les instructions convenables, et la procession, au lieu d'aller pour le recevoir à l'entrée de la localité, se rendra dans ce cas à la cure, de la manière, et au moment, prescrit par l'évêque [\).

(1) Voici, sur ces cérémonies, un extrait du supplément au rituel romain, à l'usage du diocèse de Blois.

La visite de l'évêque doit être annoncée au prône dans chaque paroisse, le dimanche précédent. Le curé invitera ses paroissiens à assister à cette solemnité, et les avertira du jour, de l'heure, de l'ordre qu'ils auront à y garder.

L'église sera ornée et" les autels parés comme aux fêtes principales.

La veille au soir et le jour au matin, le curé fera sonner toutes les cloches, ainsi qu'à l'arrivée de l'évêque sur le territoire de la paroisse, et lorsqu'il s'en retournera.

Il aura soin que tous les ornements, linges, livres, vases sacrés et généralement tous les objets appartenant à l'église, soient exposé*

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