DEUXIEME PARTIE
V. Comment on doit V administrer . On ne doit pas le porter avec pompe, ni avec des torches, etc. (28 janvier 4706).
— On ne peut l'administrer avec une étole seulement; le prêtre doit porter l'étole et le surplis (46 décembre 4826).
— A moins que le malade ne soit en danger de mort si imminent qu'on n'ait pas le temps d'aller chercher les vêtements sacrés.
Si on le donne immédiatement après le viatique, on doit dire de nouveau le condor [S. G. 1. 5 février 4841).
Il ne faut pas oublier de demander à l'assistance des prières pour le malade ; et, après avoir fait ou lu posémenl et gravement l'exhortation qui se trouve dans les rituels, on commence par ces mots « : In nomine Patris... extinguatur in te », etc. Il n'est pas nécessaire qu'on touche le malade en disant per impositionemmanuum nostrarum ; il suffit d'étendre les mains sur lui. — Il est prescrit par le Rituel romain de faire les onctions avec le pouce ; mais en temps de peste, on doit les faire avec des bâtonnets. — A chaque onction, on essuiera doucement l'endroit où l'huile sainte a porté avec une boule" de coton ou d'étoupe, qu'on aura soin de mettre à part, pour la brûler ensuite, et en jeter les cendres dans la piscine. — Les mains d'un prêtre devront être ointes en dehors; car le dessous a déjà été consacré par l'huile sainte à l'ordination du sacerdoce. — La même formule sert pour les sens qui sont doubles, et ainsi, pendant qu'on la prononce seulement une fois, on fait sur les yeux, les oreilles, les mains et les pieds deux onctions distinctes en forme de croix, en commençant par le côté droit. On doit omettre pour les femmes l'onction des reins ; on l'omet aussi pour tes hommes qui ne pourraient être remués sans incommodité. — Pour ce qui regarde l'ouïe, selon la Correspondance de Rome, on doit faire l'onction sur le limbe de l'oreille.
— Quant aux pieds, S. Liguori veut, et cela parait plus naturel, plus conforme au sens de ce mot gressus, qu'on fasse l'onction sur la plante et non sur la partie supérieure des pieds, comme ie veut Billuart, ne sanctum oleum videdtur calcari. La sacrée Congrégation, interrogée à ce sujet, a répondu : Nihil innovandum (%1 août 4 836). Qu'on la fasse donc en dessus ou en dessous, selon l'usage du pays (4). Si
(1) Gardellini, t. 8.
Trésor II. 15
un membre manquait, on la ferait sur la partie la plus voisine. — En cas de nécessité, on peut, sous une même formule, faire toutes les onctions de cette manière : Per islam.,, per 7 cuuiiï, per fauditum, et alors, comme cela se pratique en temps d'épidémie, il suffira d'oindre le front ou le sens qui sera plus à portée (4). — Quand on doute si le malade est vivant ou mort, on peut aussi donner l'Extrème-Onction sous condition :si vivis. Mais, si le malade suivit, on récitera les prières omises, et on fera les onctions qui n'auraient pas été faites. — vuand les onciicss sont i rminées, ou s essuie les doigts avec de la mie de pain, qu'on réserve avec le coton, pour brûler le tout ensemble ; et les cendres doivent être jetées dans la piscine.
VI. Combien de fois peut-on l'administrer? Dans la même maladie, le malade en danger de mort ne peut recevoir qu'une fois l'Extrème-Onction. Mais, toutes les fois qu'il se trouverait dans semblable danger, après une certaine conva lescence, on pourrait lui accorder la faveur de recevoir ce sacrement. Et même, Benoit XIV fait celte remarque : Ne nimium scrupulosos se gérant parochi : sed si dubitent an rêvera status morbi sit immutatus. vel an nunc idem, an diversum adsit vitae periculum, ad Sacramenti iterationem propendeant ; eo quod heec iteratio conformior sit veteri consuetudini Ecclesiae. et per eam novum spirituale subsidium inûrmo obveniat (2). » Et que fera le curé s'il -ait que, faute des dispositions requises dans le malade. l'Extrême- Onction n'a pas produit son effet? Il ne doit pas réitérer pour cela le sacrement; car il est moralement certain que, si le malade, durant sa maladie, est sincèrement repentant, la grâce de l'Extrème-Onction revivra en lui (3).
VII. Saintes Huiles. Quant à la manière de les recevoir, de les conserver, quant à ce qu'il faut faire si elles viennent à diminuer, on trouvera les renseignements désirables plus haut. chap. iv de ce volume.
Si on n'avait plus d'huile consacrée, on ne pourrait administrer l'Extrème-Onction avec de l'huile bénite par un simple prêtre ; il faut nécesairement qu'elle le soit par l'évèque. [S. Congregaiio Inquisitionis. 12 janvier 4555,
ri) De Syn. diœc. lib. 13, c. 2. (2) Syn. diœc. lib. 7, c. 4. v3J Dens. t. v, p. 113.