‹ Le trésor du prêtreChapitre 142 sur 311 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

44 septembre 1842). — Mais si, à force d'y avoir ajouté de l'huile d'olive non bénite, l'huile consacrée finissait par être en quantité inférieure à l'huile non consacrée, le sacrement ne serait pas invalide pour cela. Ainsi l'a déclaré la même Congrégation (23 septembre 4 672).

Si par erreur le prêtre avait pris une huile pour une autre, le saint-chrême, par exemple, ou l'huile des catéchumènes, au lieu de l'huile des infirmes, le concile de Milan ordonne qu'on fasse de nouveau les onctions avec l'huile qui convient.

Voici une difficulté qui est la conséquence de la liberté des cultes : un prêtre catholique, aumônier rJans un hôpital où se trouvent des malades appartenant à une religion différente, peut-il appeler le ministre protestant, pour qu'il assiste un malade de sa communion ? La Congrégation du Saint-Office a répondu : Non licere. — Passive se habeant; (15 mars 4848).

Aider les malades à bien mourir.

Précautions. — Indulgence plénière. — Agonie.

Précautions. 4° Toutes les fois que vous le pouvez, mps vénérables frères, assistez le malade durant le dernier combat ; car il n'y a pas de ministère qui appartienne plus à un pasteur et à un père, ni d'occasion plus favorable pour s'insinuer dans le cœur des amis et des parents du défunt, et pour les gagner à Dieu. Et qui sait, dit le Père Valuy, de notre Compagnie, si la mort subite qui frappe tant de prêtres, n'est pas le juste châtiment que Die j leur inflige, pour avoir négligé d'administrer et d'assister les malades? Malheureusement les faits cités plus haut le prouvent trop. Quant à la manière pratique d'aider à bien mourir, quoique dans notre Manne au prêtre nous traitions ce sujet avec plus d'étendue, ayant mis en latin et en langue vulgaire la recommandation de l'âme, les litanies des agonisants, différentes oraisons jaculatoires, et plusieurs sentences pieuses, nous ne pouvons cependant nous empêcher de rappeler ici les choses les plus importantes.

2° 11 faut, premièrement, s'enquérir avec prudence de la

conduite antérieure du malade, afm de connaître quelle a été sa manière de vivre, les passions et les vices auxquels il était sujet, et de savoir s'il conserve dans son cœur de la haine, de l'inimitié, etc. On pourra ainsi lui adresser les avis, lui in-pirer les sentiments qu'on croira les plus profitables à son âme.

3o On fait en sorte d'avoir avec soi de l'eau bénite, uh crucifix et une image de la tres-sainte Vierge : on éloigne de la chambre du malade tout objet dangereux, cr»mme seraient des peintures obscènes, et surtout les personnes qui pourraient l'exciter à offenser Dieu, ainsi que nous 'avons dit plus haut.

4° On s'informe si le malade a déjà reçu les derniers sacrements, s'il a fait son testament, s'il a réparé de la meilleure manière possible le tort qu'il a fait au prochain soit dans ses biens, soit dans sa réputation, au cas où il aurait quelque chose à se reprocher la-dessus: s'il s'est réconcilié avec ses ennemis; et, supposé que sa conscience ne lui fasse aucun reproche, on lui applique l'indulgence plénière, si on ne la lui a pas donnée aussitôt après l'Extrème-Onction, comme il convient de le faire, car plus tard ce n'est souvent plus possible.

Indulgence plénière in arliculo mortis. Peu d'auteurs donnent une notion exacte de cette indulgence; il n'est donc pas étonnant que nous ayons commis quelque erreur sur ce sujet dans les premières éditions de cet ouvrage.

-1° Sa Sainteté veut expressément que. avant d'appliquer l'indulgence, le prêtre excite le mourant au repentir de ses fautes, et le porte à faire de nouveaux actes d'amour de Dieu et de résignation à la volonté divine; de sorte que si, le pouvant, le malade ne fait pas cet acte d'acceptation de la mort, il ne gagne pas l'indulgence, quand bien même le prêtre prononce la formule avec laquelle en l'applique.

2° On peut, on doit l'appliquer cunctis petentibus, mais in uero mortis articula, non in prœsumpto 23 avril 1675 . — On doit donc l'appliquer aux enfants qui ont l'usage de la raison, quand bien même ils ne communient pas. (S. R. C. 16 décembre 1826 . — Elle peut être accord» qui etiam culpabiliter non fuerunt ab incœpto morbo sacra" mentis refeett, subitoque vergunt ad interitum (20 septembre 1775.

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