‹ Le trésor du prêtreChapitre 16 sur 311 · III · texte numérisé non relu

III

Zelum tuum firmet constantia.

La troisième condition qu'exige le. zèle, d'après S. Bernard, est la constance; et c'est par elle que nous terminons cet important sujet. Il n'en faut pas douter : la con-tance est la preuve la plus convaincante, la plus irrétragable qu'on cherche purement la gloire de Dieu et le bien des âmes. Car se consacrer au saint ministère pendant quelque temps ; s'y dévouer, lorsqu'on reçoit des louanges et des consolations continuelles, qu'on voit des fruits abondants, des larmes, des conversions admirables. ii n'y a rien en cela d'extraordinaire ; l'amour propre lui-même peut trouver largement son compte dans ces conjonctures. Mais se livrer à la prédication, quand on n'a que peu d'auditeurs, et que les fruits sont presque nuls ; se trouver constamment au confessionnal, quand il n'est fréquenté que par des pénitents

(1) Matth. va, 15. [2] Matth. xxî., 15. [3J Tit. n, 8.

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