DEUXIEME PARTIE
confession, le directeur doit avoir le moins possible de relations avec ses pénitentes. De tous les rapports inutile-, disait S. Vincent de Paul, les plus dangereux sont ceux qu'on a avec les confesseurs. Les bons directeurs ne voient leurs propres pénitents qu'au confessionnal. S'ils se familiarisent avec eux, ils perdent la grâce et le don de leur direction spirituelle. En fait, j'ai trouvé des personnes qui avaient abandonné leur confesseur, en conséquence d'une visite que celui-ci leur avait faite. Il est assurément trèsfacile que les pénitents perdent en ces circonstances, pour toujours, la confiance qu'ils avaient en leur directeur, soit à cause de la honte qu'ils éprouvent ensuite, pour lui dire certaines fautes, soit parce qu'ils ont remarqué dans sa conversation, différentes choses qui les empêchent d'être à l'aise désormais avec lui.
Il leur donnera une liberté entière de se confesser à qui bon leur semblera. Qu'il donne à ses pénitents, je le répète, toute liberté pour se confesser à d'autres, et même qu'il les y oblige quelquefois. Croyez-le, vénérables frères, ce point est d'iwie importance souveraine. A quoi bon le pénitent communie-t-il tous les jours, s'il cache quelque péché par honte en confession? Qu'on se rappelle ce que nous avons dit à la page 307, sur la confession générale, et qu'on sache bien qu'il n'y aura jamais trop de liberté sur ce point. S. Charles Borromée va jusqu'à dire : que les confesseurs s'absentent quelquefois durant l'année ; et moi je dirai : qu'ils cèdent leur confessionnal à un autre, aux époques des missions; et qu'ils n'entendent point alors les confessions, à moins que ce ne soit absolument nécessaire. — Père, ils n'ont confiance qu'en moi... ils se troubleront s'ils doivent se confesser à un autre... ils feront mal leur confession. « Haec mihi dicebat quidam monialium confessarius jam vita functus ; et quae totam in eo fiduciam reposuerat, ut aieba,t, acu cruorem ging.vulis eliciens et quasi imo pectore extractum ore expuens, sese jejuhiîs etiam ecclesiasticis eximcbat; quin imo, sacram Ilostiam ore educens, quis scit quot et quam nefanda commiserat! Et quinquies in hebdomada cœlesti se Pane reficiens, omnia heu ! per tredecim annos bono il 1 i cbnfessario reticuerat! »
// ne devra pas conduire tout le monde par la même voie, mais conformément aux opérations de la grâce divine. Il Trésor II. 19
faut vot le- inclinations naturelles de chacun, pour corriger les mauvaises, et favoriser les bonnes. On doit également étudier les inspirations et les indices de la volonté de Dieu, afin de les suivre fid lement.
Dans Y Ancre du Salut, on trouvera différentes dévotions au Sacré-Cœur de Jé^us. et des pratiques très-utiles pour faire avancer ces âmes dans le chemin de la vertu.
§ 3. Fausses dévotes. — Révélations et obsessions»
\o II y a des révélations et des obsessions véritables.
2° Celles-ci arrivent rarement.
3o 11 y en a beaucoup de fausses.
Elles sont très-dangereuses quand ce sont des femmes qui prétendent les ac
5° Comment le prêtre doit se conduire clans des c<is semblables.