DIRECTION DES RELIGIEUSES
Heureuse la population qui a le bonheur de posséder un couvent où fleurit l'observance de la règle! C'est une relique du ciel, une fleur de l'arbre ecclésiastique, une gloire, une splendeur de la grâce, et une pierre précieuse" de la couronne du Rédempteur. Estimez beaucoup cette sainte maison, vénérables frères, et défendez-la contre ses détracteurs. Ayez soin que les ressources temporelles ne manquent jamais a des personnes qui, ayant tout abandonné pour Dieu, méritent, plus que qui que ce soit, le pain quotidien, et qui, par leurs prières, sauront obtenir du ciel une riche récompense pour leurs bienfaiteurs.
Sans doute ce que nous avons dit des personnes pxeuse3, et ce que nous avons écrit dans la première partie de cet ouwage sur l'oraison, l'examen, la présence de Dieu, lé. retraite du mois et la manière de sanctifier les actions de la journée, août cela convient admirablement à cette portion choisie du troupeau de Jésus-Christ ; cependant, comme chaque jour le nombre des prêtres et des bons directeurs de relieuses va en diminuant, voyons quelle conduite on devra tenir à l'égard des vierges 'du Seigneur, avant et après leur entrée dans retac religieux, soit qu'elles choisissent pour asile un véritable cloître, soit qu'elles embrassent un institut moderne en dehors des saintes barrières de la clôture.
j«es personnes qui veulent entrer en religion.
4° Quelles personnes on ne doit pas admettre. :1° Quels couvents on peut conseiller.
1° Quelles personnes on ne doit pas admettre. La vocation divine n'est pas moins nécessaire pour embrasser l'état religieux que pour être ordonné prêtre. Le directeur devra donc- avoir présent à l'esprit ce qui a été dit page 22 du
Î)remier volume. Qu'il lise ces lignes attentivement et qu'il es médite ; il verra avec quelle circonspection on doit procéder dans une affaire si délicate, et à quels signes on pourra reconnaître que la vocation vient du ciel. Il commencera par bien éprouver la personne : il cherchera à connaître si cette résolution lui est inspirée par une volonté bien arrêtée de se sauver, ou uniquement par une velléité ou une ferveur passagère ; si ce qui la porte à embrasser ce nouvel état est vraiment le désir de la perfection, de l'abnégation et d'une union plus intime avec Dieu ; ou bien si ce n'est pas plutôt le besoin de secouer le joug paternel et de se délivrer de quelque vexation cachée! Quelle que soit la dot qu'elles peuvent avoir, il faut être difficile pour admettre les personnes suivantes ou pour approuver leur vocation :
\o Celles dont les antécédents seraient peu favorables et peu exemplaires, et dont les parents n'appartiendraient pa3