DEUXIÈME PARTIE
bere, quam uri (1). » Alors le cœur cesse d'être agité, les passions se calment, et on évite une infinité de péchés. En attendant, ils doivent se voir le moins possible, toujours en présence de leurs parents, jamais seul a seul. Ils auront en outre souvent recours aux sacrements; mais, comme alors il y a plus que jamais danger qu'ils se confessent mal, il faut tâcher de les amener à une bonne confession générale avant de se marier. C'est une pratique très-salutaire; les saints la recommandent, tant pour réparer les défauts des confessions précédentes, que pour appeler les bénédictions du Seigneur sur le nouvel état qu'ils vont embrasser; et pour cela, il est nécessaire qu'ils ne viennent pas le jour même, mais quelque temps avant leur mariage. « Hortandi Bunt conjuges ut antequam contrahant, vel saltem triduo ante matrimonii consummationem, sua peccata conûteantur, et ad sanctissimum Eucharistiae Sacramentum pie accédant (2). » Mais quelle déplorable négligence certains curés, certains fiancés, apportent dans une chose d'une semblable importance !
4° Que le prêtre ne £' occupe jamais de faire des mariages. Il le fera rarement, sans avoir à s'en repentir amèrement. Vous aurez beau avoir confessé depuis longtemps une pénitente; il est bien difficile que vous la connaisssiez à fond; car combien vous semblaient être des brebis dociles au confessionnal, et qui étaient des lionnes féroces dans leur maison l C'est pour cela que, moins le prêtre s'occupera de faire des mariages, de placer des servantes, d'être exécuteur de testaments et de traiter des affaires purement temporelles, plus il aura de tranquillité, et mieux il sera regardé de tout le monde. Il y a cependant une sorte de mariage dont il lui est permis de s'occuper : c'est celui des personnes qui vivent en concubinage s afin de les faire sortir do ce malheureux état.
(1) 1 Cor, vu, 9. (2) CONC. Trid. sess. 24, g, U
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