‹ Le trésor du prêtreChapitre 234 sur 311 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

mémoire en termes brefs et avec une certaine vivacité les principaux arguments du discours.

L'exhortation se fait, en excitant dans l'âme des auditeurs ies sentiments capables de produire le fruit que l'orateur attend de son discours. On peut se servir à cet effet d'une sentence de l'Ecriture ou des Saints Pères développée et commentée avec habileté, comme le fait S. Bernard : « Respice stellam, voca Mariam (1). » Il n'est pas défendu d'apporter de nouvelles raisons, mais il ne faut plus que ce soit par voie d'argumentation ; on les donne alors en manière de sentences graves et terrifiantes.

Dans l'amplification, l'orateur pourra se servir de certaines figures véhémentes, comme l'apostrophe, la prosopopée, etc.; si le sujet demande de l'énergie; sinon, on

firocèdera avec plus de douceur. Dans la récapitulation, 'emploi de la figure à laquelle les rhéteurs donnent ie nom de répétition, produit un très-bon effet; il en est de même

pour l'emploi de l'interrogation dans l'exhortation, etc

La péroraison ne sera jamais trop longue, car « lacrymae cito arescunt ; » mais elle ne sera pas non plus sèche et dure. Rarement il conviendra de terminer en épouvantant, et « ex abrupto. » Môme dans les sujets terribles, il est beaucoup mieux que la dernière impression soit un sentiment d'espérance et de confiance en la divine miséricorde, à moins pourtant qu'on ne soit pas encore parvenu à triompher de l'obstination du pécheur.

On pourrait aussi terminer en faisant une prière, surtout s'il y avait des événements extraordinaires, des besoins publics, selon que les circonstances sembleraient le demander.

Page 1