‹ Le trésor du prêtreChapitre 248 sur 311 · SECOND MOYEN · texte numérisé non relu

SECOND MOYEN

FAIRE QUELQUE CEREMONIE DANS L'APRES-MIDI TOUS LES JOURS DE DIMANCHE ET DE FETE.

Profanation du dimanche. Qu'il est douloureux de voir comment la plus grande partie des fidèles passe les jours de fête! Le dimanche que Dieu réservait pour sa gloire et notre sanctification, est précisément le jour où il est le plus offensé ; c'est en effet un jour de jeu, de dissolution, d'ivrognerie ; un jour de fréquentations, de bals, de rixes, de scandales de toutes sortes"; de façon qu'il se commet beaucoup plus de péchés en un seul dimanche que durant plusieurs jours de travail. Et le curé pourra voir cette profanation du saint jour, sans rien faire pour empêcher ou pour diminuer un si grand mal! L'enfer multiplie ses piégos à l'infini; partout il y a des cafés, des tavernes, des maisons de jeux, des bals, des fêtes de nuit, des théâtres, des réjouissances profanes : et le prêtre seul ne songera pas à captiver, pa? quelque cérémonie religieuse, l'attention des fidèles qui conservent encore le désir de se sauver? Est-ce que bien des jeunes filles, quand il leur jette à la tète des reproches sur leur folle passion pour la danse et les autres divertissements profanes, ne pourraient pas lui répondre : « Mon père, nous n'avons pas ou aller il n'y a pas de cérémonie dan3

(i) Luc ni, 49.

la parole. * Hélas 1 les populations dont on peut dire cela avec vérité sont nombreuses. Mais, malheur au cure qui oublie à ce point ses devoirs! Malheur à la paroisse dans Celle les ûdeles ne font pas. les jours de fête, d autre bonne œuvre que celle d'entendre une messe .basse et même la plus courte possible! Elle ne pourra être qu un champ stérile, rempli de vices et de pèches. ,ona

Mais mon père, dira quelqu'un, on chante les vêpres dans ma paroisse. "Si vous avez su, à l'imitation des Français et des Bel-es. organiser un chœur nourri de voix choisies qui, par la majesté- et l'harmonie du chant, attire les fidèles a fé-lise, votre réponse n'est point sans valeur ; bien qu il y LSRS certain viâe dans cette cérémonie, car les fidèles ne comorennent pas le sens des louange» divine* chantées eïïatm Mais si votre chœur ne se compose que de trois ou quS e'voix ingrates et fausses, quel attrait voulez-vous qu'ait vos vêpres, surtout quand à cet inconvénient Ment se ioindre une précipitation scandaleuse f

Nous récitons déjà le Rosace. Cette dévotion est sainte trè^-ainte : je doute que parmi toutes les pratiques de pieté établie* en l'honneur de la Reine des anges, il y en ait une Kit plus agréable au ciel, plus utile aux âmes, plus terrible à l'enfer, si on s'en acquitte bien. Car. dans le Ro- ^re le chrétien médite les mystères les plus sublimes de la rel -ion il éveille les plus touchants souvenirs dans l'âme a? la S ainte Vierge; S lui rappelle les afflictions et eMoieV les plus grandes de sa vie; il la salue avec les paroles les plus augustes en elles-mêmes et les plus douces a wn cœur Flai^ à Dieu que le prêtre le récite chaque jour Tn-a mai'on à h tête de sa famille! Plaise à Dieu que la Su c'e^tTa coutume de le chanter dans les rues on conserve et on favorise un si pieux usage! Plaise à Dieu que ^ Braire s'introduise dans toutes les familles, cornue cela le n?aUque au sein de la Catalogne : dans cette province si feli>ieu?e les maisons où on lendit deux lois par jour son mus nombreuses que celles où on néglige de le réciter au EsT soUMQue de arâces le ciel répandrait alors sur ™ curés et les paroissiens! Cependant, il faut le dire, le

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prêtres la récitent d'une manière si confuse ^ J nrec^ pitée, qu'elle est loin de produire rians les âme. le trait

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