DEUXIÈME PARTIE
facilitent aux pécheurs l'accès du tribunal de la pénitence, et donnent ainsi une plus grande impulsion à cette importante pratique.
Si quelqu'un se trouvait arrêté, faute de ressources, il n'aurait qu'à nommer des trésoriers des Ames du Purgatoire qui, en faisant une quête, soit à domicile, soit à l'église chaque soir, durant la cérémonie, recueilleront des aumônes et des dons volontaires ; on peut être sans inquiétude, on ne manquera de rien! Car, quel chrétien ne contribuera pas avec plaisir à une cérémonie si pieuse ? Y aura-t-il un iils, un père, un époux, un frère assez ingrat pour refuser, au prix d'un petit sacrifice, de soulager son père, son fils, son épouse, son frère, au milieu des peines effroyables qu'ils souffrent dans le purgatoire; surtout quand ils considéreront combien ces âmes leur en seront reconnaissantes, et avec quelle générosité Dieu lui-même les récompensera? Oui, vénérables prêtres, embrassez, je vous en conjure, cette pieuse dévotion, et vous verrez les résultats féconds qui en résulteront et pour le temps et pour l'éternité.
Difficultés. Deux difficultés peuvent toutefois se présenter, les voici : 4° La rareté des prédicateurs; mais une neuvaine faite avec un livre y suppléera; on trouvera dans Y Ancre du salut (1) ce qu'on peut désirer sur ce sujet.
2° Voici une autre difficulté qui n'est pas médiocre : auand la paroisse est dispersée et étendue, comment réunir aîcrs les paroissiens pendant huit jours consécutifs? Mais que ne peut pas inventer le zèle ? Il y a des curés qui sont dans ce cas, et qui pourtant font la neuvaine d'une manière très-fructueuse, en réunissant les fidèles durant neuf dimanches consécutifs, vers le soir. Si quelqu'un voulait employer ce moyen, voici ce que je lui conseillerai de faire, [>our que la neuvaine ne traîne pas trop en longueur, et que e principal fruit, qui est la communion, puisse être plus facilement obtenu : prendre seulement sept dimanches et ajouter au dernier le lundi et le mardi, afin de célébrer dans ce triduum la communion générale. Les fidèles auront à suspendre pendant deax jours leurs occupations ordinaires ; mais qui ne ferait pas volontiers ce léger sacrifice pour pro-
(1) 11 y a ici quelques ligues consacrées à des indications pour VEspague.
curer un si grand bien à son âme, et un soulagement si précieux à celles de ses parents?
Liturgie. — Il n'y a aucun induit général qui permette de chanter une messe de Requiem dans quelque église que ce soit, durant la neuvainedes Ames du Purgatoire ou l'octave des défunts, comme quelques-uns se croient autorisés à le faire. S. R. C. 22 juillet 1848 (4).