DEUXIÈME PARTIE
soïemne decantatur, non poterunt vendi aut emi nisi quae ad victum sunt necessaria : secus enim brevi rueret tota diei Dominicse observatio.
« Amasii et amasiœ, qui in occasione proxima versantur, minime absolvendi sunt, nisi separari, vel brevi matrimonium inire velint; et in hoc ultimo casu debent promittere se solum cum sola quantum fieri possit nunquam futuros. Débite hic moneantur parentes.
« Molles, si promittant se omnia média adhibituros, sintque aliunde dispositi, absolvi poterunt, quia corpus suum fugere nequeunt, sed tenentur occasionem facere remotam.
« Libri pravi (1). Qui pravos libros. diaria,, cantilenas vel alia impia et irreligiosa possident, debent, si absolvi velint, ea, nomine deleto, ad confessarium mittere, vel saltem promittere seriose, antequam ad Synaxim accédant, haec omnia combusturos, etiamsi ob bonam promissionem absolutionem acceperint.
« Sigillum. Deconfessionibus auditis, vel de aliorum confitendi ratione nullus fiât sermo, ne sigillum periclitetur. Si quis aliter se gesserit a missionis praefecto admonebitur.
« Qui domus concubinariis vel adulteris notis locaverint, absolvi minime debent. »
(1) Puisque nous touchons de nouveau cet important sujet, il sera bon de consigner ici un précieux document, qui montrera sous quelles conditions le Saint-Siège accorde la permission de lire et de retenir les livres défendus, au magistrat d'une des audiences principales de l'Espagne « Auctoritate SSmiï D. N. Pii PP. IX nobis commissa (si vera sunt exposita) remittuntur preces Confessario Oratoris cum facultatibus necessariis etopportunis eidem juxta de causa, et modo nullum fidei nec moribus damnum timendum sit, permittendi, ut illos libros prohibitos possit légère ac retinere, sub custodia tarnen, ne ad tliorum manus perveniant, quos [psi expedire in Domino judicaverit, exceptis de obscenis et contra Religionem ex professe tractantibus. In quorum fidem, etc. » De ce document il faut conclure que le souverain Pontife n'accorde cette permission que d'après le jugement du confesseur qui doit s'assurer . 1° que la foi et les bonnes mœurs du suppliant ne courent aucun danger; 2° que cette lecture lui est utile en raison de sa profession et des notions contenues dans ces livres; 3° que rcs livres soient renfermés et gardes de façon à n'être lus de personne; 4° que ce ne soient pas des livres obscènes, ou écrits « ex professo » contre la religion.
Cérémonies extraordinaires.
Relief qu elles donnent à la mission. Grâce à Dieu, la majorité de l'Espagne ne reconnaissant que la seule vraie religion, nous pouvons étaler sans crainte la pompe du culte catholique, et ravir les cœurs par son magique pouvoir. Qu? cet avantage est grand! Dans les autres royaumes, et aussi par malheur en certaines localités d'Espagne, où la plante impure des sectes dissidentes a pris racine, l'Eglise, renfermée pour ainsi dire dans les limites des cœurs qui lui conservent une inviolable fidélité, et de quelques temples plus ou moins mesquins, se voit privée de tout ce qu'il y a de plus imposant dans le culte extérieur; mais, dans la plus grande partie de l'Espagne, grâce à notre Reine, à notre mère bien-aimée. l'auguste Marie, qui veille sur la conservation de la foi au milieu de ce royaume, si éminemment à elle, la religion peut passer avec orgueil et déployer dans toute sa triomphants beauté, la gloire et la magnificence dont elle est couronnée. C'est pour cela que la meilleure mission des autres pays semblerait morte en comparaison de l'enthousiasme que j'ai vu quelquefois dans notre Espagne si privilégiée.
Mais comme notre siècle, grâce hélas I à la décadence des mœurs, craint que la religion ne prenne trop d'ascendant, on ne doit, ni renoncer aux avantages immenses que la foi vive de certains Espagnols offre aux missionnaires, ni abuser de la liberté que nous accordent quelquefois les pays éminemment et exclusivement catholiques.
Il faut les faire avec 'prudence. On doit donc exclure de la mission toute cérémonie ridicule, ou qui n'offrirait rien d'imposant (4). Différentes choses qu'on faisait autrefois ne réussiraient plus aujourd'hui, et tout ce qui édifiait dans des siècles de ferveur et de simplicité, ne serait pas supporté à notre époque de critique et de rationalisme. On ne doit pas pratiquer indistinctement tout ce que le zèle inspire. Il est
(1) Le vénérable auteur mentionne ici plusieurs pratiques particulières à l'Espagne, comme ne convenant plus à notre époque, et il dit avec raison que S. Liguori et le Père Calatayud ne feraient pas maintenant ce qu"il faisaient dans leur temps.