DEUXIÈME PARTIE
et je les supplie de me pardonner ete Ma nïmnn élu. accordent et éclatent en sanglots^ A o^e'nréd^
naUireUai^h SL* ** ■ combie.n cette cérémonie est de nature a taire la plus vive impression. Un homme à r^nT
avait jure de ne pas assister à la mission A £■?«„?* „Pf' suppliait de se convertir il avait nZlnt/fmsfho^rTbe" A^JUG t Pa^e fem™ en était tombée par e ri Assistant par hasard à une petite partie de cette rSpJJ 1 ;f ' il se sentit tellement touche" qu'il ne put dormfr dïïïuit' Le lendemain il fit une confession générale et causa i » missionnaire la plus douce consolation ' US* aU
Afin de ip pas perdre le fruit de cette cérémonie, oui con- MSte principalement dans l'impression produi e sur Ts esprits par la parole divine, le missionnaire fera en sorte io que trop de monde n'assiste pas à la cérémonie âo^nn ne manque pas le sermon pour y assister; 3o que le monde quand la cérémonie aura lieu sur la place pSllque ne S
^rofanePaLTalo^T' C°mme *! ^^uSs^ct ac e proiane. Lar alors il arrive que, déda enant de sp tpnir *.,r
io±;e]abeaUC0Up cherch»"à entrer dans es mai onj- et
se m™ auxVbaXIenoIPénétre JfaS facile™nt, quand le monde
rémTnie (1). ' °D p6rd preSque tout le fruit de '" «S-
(1) Comment exécuter cette cérémonie sur la nlace? Vn.vi ,.» „„
S 'itusë^'etTer Signa' qU,e j° donnai """ laS« c 6 e rem d'ans S r ™ Prin,c'pa,ux du P».™ invités à cette fin entrèrent aans 1 église. Comme ils s'éta ent placés près de la „„„,™i
"ne cadrent S* ,"' "* fUrC"' "aS *** d?~ ,eCmon et ne causèrent de distractions à personne, sortant sans être m du
instruction en forme de dialogue. En faisant cette instruc» icn où parlent deux personnes, dont l'une pose les difficultés, «'autre les résout, on pique aussi b aucoup la curiosité du peuple, et on attire son attention. Mais comme on peut facilement obtenir le même résultat par le seul prestige du nom de mission, par l'appareil et la variété qu'on y déploie, et qu'on ne s'expose pas au danger de voir cet exercice appelé une comédie, ou sembler en être une, le catéchiste instruira mieux le peuple, en faisant lui-même le dialogue entre le
peuple. On alluma sans bruit les cierges de l'autel, et les prêtres ne perdant pas de temps se revêtirent de leurs ornements sacrés. Alors la proce?sion sortit par l'autre porte latérale de l'église, faisant un petit détour afin d'eutrer par l'extrémité de la place. Et, tandis que cet auditoire si nombreux, composé dune immense multitude de peuple, écoute avec le plus grand recueillement et avec une pieuse avidité la parole divine, on commence à entendre de loin un majestueux cantique, et enfin une dévote et splendide procession apparaît. On aperçoit la croix et les acolytes, puis vingt-quatre messieurs portant dans leurs mains des torches allumées, et environ vingt prêtres revêtus d'ornements éclatant d'or qui accompagnent le Sait. t-Sacrcment, enfin le conseil, dont une partie porte les bâtons du dais, tandis que l'autre ferme ce religieux cortège. L'orateur interrompt son discours, et recommande le plus profond silence, le plus grand respect; il invite tout le monde à se mettre debout. Les soldats prévenus à cet effet, ouvrent sans peine un passage à cette imposante procession. Les prêtres se placent sur L'estrade, et autour d'e:ix ceux 'qui portent les torches; et on entonne le Tanium crgo, etc., pour la bénédiction du Saint-Sacrement. Quel spectacle attendrissant! Un peuple nombreux, prosterné avec la plus grande dévotion devant le Roi des rois, sur une place publique, le profond silence de la nuit, interrompu seulement parles sanglots et les gémissements de la multitude, et par les accents fervents du missionnaire et du digne archiprètre, demandant pardon à ses paroissiens qui l'idolâtrent; toutes ces choses produisirent une telle émotion dans les coeurs, qu'on n'entendait plus parler ensuite que de réconciliations, de conversions, de traits héroïques extrêmement édifiants. Aussi, quand la mission fut terminée, les membres du conseil et du tribunal, les autorités civiles et militaires, non contents d'avoir communié en corps, voulurent témoigner de leur joie et de leur satisfaction, en accompagnant jusqu'à la station les humbles missionnaires. On les vit donc, un jour de travail, à une heure de l'après-midi, suivis de plus de mille personnes, dont plusieurs depuis deux ans ne s* cariaient plus, à cause d'inimitiés invétérées, conduire musique en lête, les Pures à la gare, au grand étonnement des voyageurs, qui ignoraient la cause d'une ovation aussi cordiale qu'inaccoutumée.