‹ Le trésor du prêtreChapitre 295 sur 311 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

au moins toutes les semaines, ses promenades accoutumées, et de temps en temps il faudra qu'elles soient un peu plus longues. On évitera de vaquer à la lecture ou à d'autres occupations intellectuelles aussitôt après le diner ou le souper; enfin un peu de sieste, quelque courte qu'elle soit, ne soulagera pas médiocrement la tète fatiguée, surtout en été.

S» Secrets hygiéniques. Malgré toutes ces précautions, on sera plus d'une fois forcé de monter en chaire, la tète lourde et appesantie. Que faire? Voici un moyen très-simple : on prendra un morceau de toile assez gros, on le pliera en trois ou quatre doubles ; après avoir imbibé la moitié de cette étoffe d'eau fraîche, (plus elle sera froide, mieux, cela vaudra) on appliquera à son estomac la partie mouillée; on aura soin de la couvrir avec la partie sèche, afin d'empêcher tout contact avec l'atmosphère extérieure. A l'instant on sentira du soulagement; car selon les lois de la physique, la chaleur de ces deux corps devant s'équilibrer, le feu excessif de la tête se portera aussitôt là où le réclame ce corps froid.

Souvent le mal de tête provient de ce qu'on a froid aux pieds; on met alors dans ses souliers une sorte de semelle de crin ou de flanelle; ou on se sert de souliers fourrés, et on ne tarde pas à se trouver soulagé.

Pour les douleurs rhumatismales, ou pour protéger la poitrine, surtout si on avait jeté un peu de sang des poumons, nn morceau de flanelle sera excellent, mais il faut que ce soit de la véritable laine.

Les bains, principalement les bains de mer, sont aussi beaucoup recommandés par les médecins ; mais, pour qu'ils ne nuisent pas, on se rappellera qu'il faut avant, se mouiller Ja tète avec de l'eau froide, faire quelques mouvements, se donner un peu d'exercice dans l'eau, s'il est possible; qu'on ne doit point manger ni doroiir dans le bain; qu'il ne faut pas non plus le prendre, quand il n'y a qu'un peu de temps qu'on a mangé; qu'il est nécessaire de n'y passer ordinairement pas plus d'une demi-heure, si l'eau a un degré de chaleur tempérée, ni plus d'un quart d'heure si elle est froide ; tout au moins on sortira du bain, quand la sensation du froid commencera à faire souffrir; après s'être bien essuyé, on prendra ses vêtements, on marchera un peu, afin que" la

réaction qui vient toujours après la concentration du sang produite par le froid, puisse avoir lieu.

Si, pour adoucir la gorge et éviter l'irritation causée par la toux, on voulait user de quelques pastilles pectorales ou de sucre candi, on pourrait le faire, mais seulement en cas de nécessité, si on tient à conserver ses dents. Si la carie vient à se mettre dans l'une d'elles, et qu'on ne veuille pas la laisser arracher, on la fera cautériser ou on brûlera le trou avec un fil de fer rouge, et la douleur cessera.

La trop grande assiduité au confessionnal expose aux hémorroïdes; mais si, à la frugalité du régime, on joint un

f>eu de mouvement ; si on a la précaution de se débarrasser e ventre avant de se coucher, on passera des années entières sans souffrir pour ainsi dire de ces inconvénients.

Un médecin célèbre me disait : Si chacun prenait ces moyens et ces précautions, on aurait peu besoin du secours de la médecine, même dans les familles les plus nombreuses.

Conclusion de l'ouvrage.

La tâche difficile que nous nous sommes imposée, vénérables prêtres, est maintenant achevée. Assurément, en essayant de résumer des devoirs si nombreux, et d'exposer en un livre si court les choses principales que le prêtre doit savoir et pratiquer pour se sanctifier lui-même et sanctifier les autres, nous entreprenions un travail au-dessus de nos forces, eu égard surtout aux occupations et aux affaires incessante? de notre ministère.

Sans doute, ceux qui nous ont accordé leur bienveillance, en prenant un exemplaire des deux premières éditions, auraient désiré nous voir donner à part les articles ajoutés à l'ouvrage dans les quatre autres éditions. Nous l'avouons ; ils ont des droits nombreux à ce témoignage de gratitude; et dans la seconde édition nous l'avons fait. Mais l'expérience nous a appris que ces additions jointes au reste de l'ouvrage, forment avec lui un précieux ensemble de doctrine et d'instruction, tandis qu'imprimées séparément, elles ne sont que des morceaux détachés, imparfaits, et à peu près dépourvus d'intérêt.

A cause de tout cela, bien que nous regrettions du fond de l'âme- que ceux-là précisément qui ont montré le plus

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