‹ Le trésor du prêtreChapitre 36 sur 311 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

saint? Evangiles qu'ils rempliront fidèlement leur charge, sans égard a aucun intérêt humain. Ils se garderont bien de jamais rien prendre ni avant ni après, à raison de cet examen ; autrement, eux-mêmes et ceux qui leur donneront, encourront le crime de simonie L'examen étant achevé, on

déclarera t,oos ceux que les examinateurs auront jugés capables de gouverner l'église vacante, par la maturité de leur âge, leurs mœurs, leur savoir, leur prudence et toutes les qualités nécessaires à cet emploi, et entre eux tous, l'évêque choisira celui qu'il jugera préférable par dessus tous les autres, et la collation se fera à lui, et non à un autre, par celui à qui elle appartient de droit (1). » Et bien que Benoit XIV ordonne de pourvoir aux paroisses vacantes par le moyen d'un concours, appelant par un édit public les différents candidats qui pourraient se présenter, comme le concile de Trente l'avait déjà indiqué; il veut cependant qu'ils soient examinés en présence de l'évèque ou de son vicaire général, et de trois examinateurs synodaux chargés de rechercher exactement, outre la science, « morum honestatem, gravitatem, prudentiam, praestita hactenus Ecclesiae obsequia, adquisitam in aliis muneribus laudem, o etc;afin quo l'évèque puisse choisir le plus digne (2).

Est-ce que toutes ces précautions n'indiquent pas l'importance de l'oflice qui va être conféré? Il est bien juste que celui à qui une mission si sublime est confiée, prenne les moyens nécessaires pour faire descendre du ciel sur lui les grâces les plus abondantes.

Voyons donc comment le curé devra se comporter pour répondre aux grands desseins de Dieu sur lui.

(1) Conc. Trid. sess. 24, c. xvm, De Iieform. (2) Bened. xiv,

Bull. Cuui iltud.

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