‹ Le trésor du prêtreChapitre 62 sur 311 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

occupée plus de deux jours devra être réconciliée et bénite ad cautelam (27 février 4847). Elle ne resterait pas réconciliée par le seul fait de la célébration du saint sacrifice de la messe dans son enceinte; — mais elle demeurerait réhabilitée si un évoque la réconciliait, quand bien mcme il n'aurait aucune juridiction en ce lieu (49 août 4 634). — Ou un prêtre délégué par l'évêque propre avec l'autorisation du pape ; et en ce cas, il est nécessaire d'avertir que, si l'église est seulement bénite, le prêtre lui-même peut bénir l'eau ce même jour, la réconciliant d'après le Rituel; et si l'église est consacrée, l'eau doit être bénite par un évêque (20 juin 4626); et l'église réconciliée d'après le pontifical romain.

Consécration. Quand il s'agit seulement de bénir une église, l'évêque peut charger de cet office un simple prêtre, et alors on dit la Messe de festo occurrenti, et non de la dédicace. Mais si l'église doit être consacrée, cette fonction est tellement propre à l'évêque, qu'un simple prêtre ne pourrait pas même célébrer pour la conclusion de cette dédicace, sans un induit pontifical ; il faut que ce soit l'évêque consécrateur lui-même qui dise la Messe (24 mai 4 844). — Le jeûne de la veille est purement local, et il oblige aussi bien l'évêque que ceux qui demandent la consécration de l'église (29 juillet 4780. — 20 septembre 4840).

Cette consécration sera faite par un ou plusieurs évêques dans la matinée, un jour de fête, s'il est possible, et Ton consacrera en même temps au moins le grand autel ; car on ne peut consacrer l'église sans consacrer d'autel (25 janvier 4850). — Si la consécration a lieu un jour ordinaire, le peuple n'est pas obligé, à cause de la cérémonie, de s'abstenir du travail, et d'entendre la messe (29 juillet 4780). — Les Matines, les Laudes et les hymnes qu'on chante, la nuit précédente, devant les reliques qui doivent être déposées dans l'autel, se prennent dans le Commun des Martyrs ; mais on ne prononce pas le nom des saints auxquels appartiennent ces reliques; car ils n'ont point de part à l'office du jour (44 juin 4 845). — On pourra consacrer l'église, quand bien même on ne pourrait pas en faire le tour à l'extérieur (43 août 4704). — Il faut que les douze croix qui ont été ointes avec le saint chrême, demeurent sur les murs comme un souvenir perpétuel de la consécration (4 8 février 4696). T-é-o-i M. -

— Et qu'on allume des cierges auprès, le jour où l'on fait l'office de la dédicace de l'église (?8 février 1682).

Du Patron de l'église. Nous avons déjà dit qu'on ne pourrait pas dédier une église à un bienheureux qui ne serait pas canonisé, et dont le nom ne se trouverait pas inscrit dans le martyrologe romain [44 avril 4840j. — Car il n'y a uniquement que les saints canonisés, qui puissent être 'choisis pour pairons (23 mars 1630. — On peut prendre pour titulaire d'une église la sainte Croix, mais non les épines de la couronne de NGtre-Seigneur (20 septembre 1684). — Quand bien même elles seraient considérées comme reliques insignes, et qu'on leur rendrait un culte spécial 27 juin 1632). — Il semble qu'on doit dire la même chose des clous, de la lance, du saint suaire, et des autres instruments de la passion.

On ne peut, sans la permission du Saint-Siège, ôter la statue du Patron de la place d'honneur (27 août 1836). — Et, une fois que le titulaire d'une église est choisi, quelque justes que puissent être les raisons alléguées, l'éveque ne peut le changer (11 mars 1843). — Il pourra au plus, in actu consecrationis, ex justa causa, fixer par lui-même la fête de la dédicace, à tel ou tel jour; mais une fois qu'il l'aura fixé, il ne pourra plus, extra actum consecrationis , le changer, inconsulta sancta Sede (6 septembre 1834).

Piscine. Il doit y en avoir une dans chaque église. C'est une fosse d'une certaine profondeur, revêtue de maçonnerie, couverte ordinairement d'une cuvette de pierre, qui est percée d'un trou au milieu. Cette piscine est destinée à recevoir l'eau baptismale, ou celle qui a servi à purifier les linges, les vases sacrés, et le sol où, par malheur, une hostie consacrée vient à tomber. L'eau bénite qu'on retire des bénitiers pour la renouveler, devrait aussi être jetée dans la piscine, et non par terre, ainsi que le font souvent les sacristains. Et comme « semel Deo dicatum, non est ad usus humanos ulterius transferendum, » les cendres des chasubles et des objets qu'on brûle, parce qu'ils ne peuvent plus servir, doivent également être jetées dans la piscine; a moins qu'on ne les enfouisse dans un lieu bénit, lorsque les cendres seraient en quantité trop considérable, poar être mises dans la piscine.

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