‹ Le trésor du prêtreChapitre 70 sur 311 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

rente (3 avril 1821). — Et toutes les fois que l'exposition ou la * reposition est une fonction distincte et séparée de la messe ou des vêpres, il faut se servir de la couleur blanche (7 juin 1681). — Si elle a lieu au commencement ou à la fin d'un office, on pourra prendre la couleur du jour ; mais le voile humerai, le dais, le devant d'autel, et les autres ornements de l'autel et de la chaire, devront être blancs (juillet 1678. — 20 septembre 1806). — On ne doit jamais oter le Saint-Sacrement de dessus le trônesans étole. — Si le tabernacle est au même autel, il n'est pas nécessaire que la diacre se serve du voile humerai quand il enlève le Saint- Sacrement ; il ne doit le prendre, que s'il faut le transporter d'un autel à un autre (16 décembre 1828).

Bénédiction solennelle du très-saint Sacrement. Pour la donner, le prêtre, en chape, peut être accompagné du diacre et du sous-diacre, revêtus de dalmatiques, mais sans manipule (3 octobre 1 851 ). — Et ces derniers doivent s'agenouiller à la bénédiction, quand bien même ils seraient chanoines assistant l'évêque (3 août 1839). — Si dans ces saluts, on chante quelque chose en l'honneur de la sainte Vierge ou de quelque autre saint, il faut que ces prières soient en latin, extraites des livres litui giques , et qu'on les dise avant le Tantum ergo (Ibid.) — C'est seulement après la bénédiction, qu'on permet de chanter quelque chose en langue vulgaire (3 août 1839). On ne doit rien chanter pendant la bénédiction (9 février 1762). — On ne doit pas non plus donner la bénédiction tandis qu'on chante : SU et benedictio (Ibid).

On peut ajouter quelques collectes après l'oraison du Saint-Sacrement, mais sans versets ni antiennes, et avec une seule conclusion brève ; il y a une exception pour e jour ■du Corpus Domini et pour l'octave où l'on ne dit que 1 oraison du Saint-Sacrement (7 septembre 1 850) . — Hors du temps pascal et de l'octave du Corpus Domini, on n'ajoutera pas alléluia au Panem de cœlo (5 juillet 1698). - On ne dira pas Dominus vobiscnm avant l'oraison, bien que le Rituel romain le prescrive après la communion des fidèles extra missam (3 mars 1671). — Le célébrant ne doit pas non plus fare de nouveau la génuflexion après le verset Panem de cœlo, quand il se lève pour chanter l'oraison (2 août 1698). — En somme, quand le Tantum ergo est terminé, et gue ld Panem de cœlo a été dit t> genoux, sans le Dominus vobiscum,

il se lève et récite l'oraison avec la conclusion brève (28 septembre 1675). — Et cette conclusion est Qui vivis et régnas in sœcula... et non per omnia sœcula sœculorum (29 mars 4851).

Manière de donner la bénédiction. Quand on la donne avec l'ostensoir, le prêtre fait simplement le signe de la croix, avec le Saint-Sacrement sur le peuple de la manière indiquée par Baudry. Voici en quoi elle consiste : le prêtre étant debout et en face du peuple, tient des deux mains l'ostensoir devant sa poitrine ; il l'élève respectueusement à la hauteur de sa tête, mais jamais plus haut, c'est-à-dire jusqu'à ses yeux ; puis il le fait descendre de la même manière jusqu'au-dessous de sa poitrine ; puis le relevant à la hauteur de sa poitrine il le porte vers son épaule gauche, et de là vers son épaule droite, il le tient un instant devant lui pour présenter l'adorable Sacrement à la vénération du peuple, et enfin il se retourne et le dépose sur l'autel (S. C. R. 21 mars 1676). — Si on donne la bénédiction avec le ciboire, il faudra le couvrir entièrement avec les extrémités du voile humerai (22 février 1839). — Et alors il sera plus conforme à la pratique de l'Eglise d'omettre l'encensement ; mais il faudra encenser toutes les fois qu'on donnera la bénédiction avec l'ostensoir ,'1 1 septembre 1847).

Le Saint-Sacrement étant exposé, nemini debetur révèrent ia 31 août 1793 . — Le prédicateur ne doit pas se couvrir, quand bien même le Saint-Sacrement serait dérobé aux regards par un voile de soie .23 septembre 1837;. — Et, dans ce cas, on fera la génuflexion au Saint-Sacrement, comme s'il n'y avait pas de voile ; de la même manière que cela se pratique le Jeudi Saint 22 décembre 1753). — Au chœur, le clergé pourra s'asseoir et se couvrir : sed laudandus esset, si sederet detecto eapite 10 septembre 4796).

3° Comment on doit donner la communion. Pour administrer la communion, on a soin de préparer un corporal ad hoc, un surplis bien blanc, avec une étole de la couleur du jour 21 mars 1836 , un vase et un purificatoire également très-propre. — Il convient que le prêtre lui-même porte la bourse et le corporal [24 septembre 1842'. — Il ne suffit Das de mettre sur l'autel une pale (27 février 1847 .

En soi, on ne devrait donner la communion que pendant la Messe, immédiatement après la communion du prêtre :

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