DEUXIÈME PARTIE
Cum orationes quœ m Missa post communionem dkuntur non ad solum sacerdotem, sed etiam ad alios communicantes spectent (Rit. Rom. tit. de Euchar). — Mais on ne peut la refuser après la Messe (7 décembre 1844). — Le prêtre, allant dire la Messe à un autre autel, ou venant de la dire, peut, s'il est nécessaire, donner la communion avec la chasuble qu'il porte (12 mars 1836).
On ne devrait pas non plus donner la communion à l'autel où le Saint-Sacrement est exposé (12 novembre 1831). — C'est donc un abus d'exposer le Saint-Sacrement à la Messe où a lieu une communion générak. — On peut donner la communion à ceux qui vont être envoyés à la mort par la justice, pourvu qu'ils soient à jeun, et que ce soit dans la matinée (Congr. Ep. 26 juin 1590). — On ne peut l'administrer la nuit de Noël (20 avril 1641) — A moins que l'on n'ait obtenu un induit spécial du Souverain Pontife (7 septembre 1850). — On ne la donnera pas non plus le Samedi Saint, nisi adsit consuetudo (23 septembre 1837). — Et si cette coutume existe, on ne communiera pas intra Missœ actioncm, sed expleta Missa (7 septembre 1850). — Et alors cette communion servira pour l'accomplissement du devoir pascal (22 mars 1806).
Jusqu'ici on n'avait pas pu donner la communion à la M isse de Requiem, per modum Sacramenti, en retirant le ciboire du tabernacle (22 novembre 1710); mais uniquement per modum sacrificti, avec des hosties consacrées à la messe même (23 mai 1741), — et pour administrer le Viatique (1 9 décembre 1 835). — Maintenant on peut la donner, avec les ornements noirs, aurant la Messe, en sortant le ciboire du tabernacle; et immédiatement après la Messe, ou même avant, data rationabili causa: seulement, on omet la bénédiction. — Si, dans un hôpital, pour administrer le Viatique durant la Messe, le prêtre était obligé de s'éloigner tellement de l'autel qu'il le perdrait de vue, il ne pourrait donner la communion à ce moment, dans ces conditions (19 décembre 1829). — Et supposé qu'il puisse administrer alors le Viatique, parce qu'il ne doit pas s'éloigner à ce point, il ne récitera pas, durant le parcours, le Miserere (Ibid). — Je dis: pour donner le Viatique; car si le malade communiait par pure dévotion, et que son lit ne fut pas proche de l'autel, non liceret (19 décembre 1844). — Mais si nécessitas urgeat,
fiât absoluta Hissa (7 décembre 1844). — L'usage de dire eo langue vulgaire : Ecce Agnus Dei et Corpus, etc., est aboli ■23 mai 1835). — Il n'est pas non plus conforme aux rubriques qu*on donne aux communiants la grande hostie qui sert pour l'ostensoir. — On peut, si la nécessité l'exige, diviser les saintes hosties (16 mars 1833). — Après avoir dit le Domine, non sum dignus, le prêtre descendra par le milieu de l'autel, et non par le côté (15 septembre 1737 . — Même quand il devrait donner la communion à des religieuses lo septembre ï 636 .
Si celui qui sert la Messe voulait communier, il le fera antc rateras, quamvis digniores, ratione ministerii (13 juillet 1 658). — En donnant la communion, le prêtre ne doit pas tenir la patène entre les doigts de la main gauche, ni la mettre sous le menton d" ceux qui communient i 2 août. 1854 : surtout quand il donne la communion avec le ciboire. — Celui qui sert la messe ne doit pas l'accompagner avec un flamb au. à moins que ce ne soit nécessaire pour l'éclairer (12 août 1854 .
Le prêtre ne peut alors donner sa main à baiser (22 novembre 1659,. — Mais il convient de baiser l'anneau de révoque, quand bien même celui-ci serait en dehors de son diocèse (18 septembre 1666,. — Dans les communions générales, le diacre ou le prêtre assistant peut tenir la patène ! : cela au moins n'est pas douteux, si la communion est donnée par un dignitaire 3 septembre 1660 ; mais le prêtre luimême doit tenir le ciboire (13 juin 1676,.
(1) Si la sainte Hostie tombe à terre, on doit laver l'endroit où elle est tombée, et jeter dans la piscine l'eau qui a servi à cet effet. Si elle ti.mbe sur le menton ou sur les vêtements de la personne qui communie, le prêtre la recueillera avec décence, et ne lavera pas ia place, dans la crainte de causer du trouble parmi le peuple (Lacroix n. "94). 11 en serait de même, si elle tombait sur la nappe; le prêtre luettra ou fera une marque à l'endroit où la sainte Hostie sera tombée afin de le laver après, comme dans le premier cas. Enfin si l'Hostie glissait sur la poitrine, ou entre les vêtements d'une femme, de manière à ce que le prêtre ne puisse décemment l'en retirer, il sera permis soit à cette femme, soit à une autre de l'extraire, et cette personne la remettra au prêtre, puis se purifiera les doigts, et l'eaa *era ietée dans la piscine (Voit n. 27).