DEUXIÈME PARTIE
Bien qu'un simple diacre puisse sortir du tabernacle le ciboire pour la communion, ou l'ostensoir, pour l'exposition solennelle du Saint-Sacrement (41 septembre 4847); — il ne peut cependant donner lui-même la communion, hors le cas de nécessité (25 février 4777).
Quand la communion est terminée, il faut dire : 0 sacrum convivium, ajoutant Panem de cœlo, puis Domine exaudi, etc., et Dominas vobiscum. — Et au temps pascal, non seulement on ajoute Y alléluia qui y correspond, mais encore à la place de 1 oraison ordinaire on dit celle-ci : Spiritum nobis, Domine, tuœ caritatis infunde : ut quos Sacramentis paschalibus satiasti, tua facias pietate concordes. Per Ch. D. N. (24 septembre 4842).
On ne baise pas l'autel avant de donner la bénédiction M 6 mars 1833). — On ne donne pas la bénédiction avec le Saint-Sacrement (23 mai 1835). — Pas même aux religieuses (46 janvier 4793). — Et pour donner la bénédiction, le prêtre ouvre, élève et joint les mains, comme à la fin de la messe (42 août 4854). Les réguliers peuvent donner la communion aux séculiers dans leurs églises, depuis le Dimanche des Rameaux jusqu'au Dimanche in albis inclusivement, excepté le jour de Pâques : toutefois les séculiers ne rempliraient pas le devoir pascal en communiant là (4 4 janvier 4736, Gury, Ballerini).
Viatique. — Pour administrer le saint Viatique, il faut préparer, si possible, un ombrellino ou petit dais blanc, 'et au moins deux flambeaux ou cierges de cire avec une lanterne, pour accompagner le Saint-Sacrement ; il devrait y avoir quelques ecclésiastiques ou au moins quelques fidèles pour lui faire cortège. — En cas de nécessité, il n'est pas permis aux réguliers, ni aux prêtres séculiers exempts de s'opposer à ce que le curé prenne dans leur église le Saint- Sacrement, pour administrer le Viatique à un malade voisin de cette église, et trop éloigné de l'église paroissiale (22 août 4705). — Et si un oratoire privé se trouvait proche de là, le curé pourrait y célébrer, même absente indultario, pour porter le Viatique à un malade (27 août 4836). — Quand même il faudrait aller au loin dans la campagne, le prêtre ne peut pas porter le Viatique, simplement revêtu d'une étole sur sa soutane, sans surplis (46 décembre 4826). — Mais il peut, après en avoir obtenu la permission de l'évêque,
et quanâ il n'est plus susceptible d'être vu par le peuple, se couvrir la tète (5 mars 1633). — Et parfois le Saint-Siège a aussi accordé sous les même conditions, et si l'évèque le juge bon, de porter le Viatique à cheval, oh locorum distantic.m, difficultatem itinerum, asperitatem viarum (23 mai 4846, — 17 novembre 1864). — Il est également accordé de bénir le peuple à l'entrée du village avec le Saint-Sacrement, ou à la porte de la maison du'malade (7 avril 1832). — Quand le Saint-Sacrement passe devant une église, il faut sonner les cloches (10 mars 4787). — D'après la rubrique du Rituel, on doit porter le ciboire couvert du voile humerai. Mais si on doit aller loin, surtout à cheval, le même Rituel prescrit de porter une seule hostie dans un petit ciboire placé dans une bourse blanche qu'on suspend à son cou, et qu'on a soin de lier et d'assujétir sur sa poitrine, afin d'éviter le danger qu'il pourrait y avoir de la laisser tomber par terre. De la sorte, quand il a administré le saint Viatique, le prêtre quitte son surplis et son étole, et peut revenir chez lui avec moins d'embarras.
En entrant dans la chambre du malade, le prêtre doit dire : Asperges me, quand bien même à l'église, en raison du temps Pascal on chanterait : Vidi aquam (44 févr. 1702).
Ayant étendu le corporal sur une table préparée ? l'avance, il y dépose le ciboire; puis il a soin de demander aussitôt tout bas au malade, si sa conscience ne lui reproche pas quelque faute ; et s'il découvre que la honte lui a fait cacher des péchés, depuis un grand nombre d'années, il ne doit pas se troubler ; mais s'appliquer simplement à lui faire faire en gros, une confession générale, s'occupant davantage de lui inspirer du regret, que d'obtenir, par de minutieuses recherches, une intégrité matérielle qui, selon Roncaglia et d'autres, n'est pas obligatoire dans une circonstance aussi critique. Quand il aura administré le Viatique, de la manière prescrite par le Rituel romain, il purifiera ses doigts dans un peu d'eau qu'il donnera à boire au malade, ou qu'il jettera dans la piscine ou sur le feu (De Herdt, p. 6, n. 47).
Quand on porte la communion à des malades, qui désirent la recevoir par dévotion, il faut entourer le Saint-Sacrement des mêmes honneurs que, quand il s'agit d'administrer le Viatique; toutefois, le prêtre arrive à la maison