‹ Le trésor du prêtreChapitre 74 sur 311 · DIFFÉRENTES AUTRES FONCTIONS · texte numérisé non relu

DIFFÉRENTES AUTRES FONCTIONS

Diverses bénédictions»

|o La Bénédiction est une cérémonie ecclésiastique, par laquelle on demande des grâces au Seigneur, en invoquant son trés-^aint nom. On l'appelle invocative, quand on se propose seulement d'obtenir quelque grâce ; et constitutive, quand on consacre un objet, et qu'on l'élève au rang des objets du culte divin, pour une fin spéciale.

2° Le mini-tre ordinaire des bénédictions est le prêtre, car, en l'ordonnant, l'évêque dit ces paroles : Consecrare et sanctiâcare digneris manus istas... ut quœcumque benedixerint, benedicantur. Cependant toute espèce de bénédiction n'appartient pas aux prêtres indistinctement; il y a des bénédictions réservées à Vevêque; c* sont ordinairement celles dans lesquelles entre l'onction du saint Chrême, comme la bénédiction et la consécration des églises, des calices, des pierres d'autel. Quant aux autres bénédictions, ou U

Trésor II. 8

n'y a pas d'onction sacrée, les unes peuvent être déléguées, avec la permission du souverain pontife ; comme lorsqu'on charge un prélat régulier, ou un prêtre de la réconciliation d'une église, de la bénédiction des cloches, des ornements, etc. ; les autres sont ordinaires; et tout prêtre peut les faire, sans avoir besoin d'aucune autorisation. Telle est la bénédiction de l'eau, etc.

3° Les bénédictions sont solennelles ou privées, selou qu'elles sont faites par l'évèque, ou par un autre dignitaire, avec l'amict, le rochet, l'étole et la chape, ou par un ministre inférieur, avec le surplis et l'étole seulement.

4° On ne peut "employer pour les bénédictions, d„:autre$ formules que celles qui sont approuvées par le Saint-Siège (7 avril 1832. — 23 mai 1835). — Ainsi, on ne peut st servir de la collection ou Apparaius Absolut ionum, Benedictionum, Conjurât ionum etc., de Bernard Sannig, parce qu'elle n'est pas approuvée de la sacrée Congrégation des Rites (avril 1832). — Par conséquent, toute collection qui reproduit ces Bénédictions comme légitimes, est sans autorité.

5o En dehors de la Messe, on fera ces bénédictions avec un surplis et une étole de la couleur du jour; à moins qu'il n'y ait des exorcismes à faire; dans ce cas, on se servira de la couleur violette ; et on doit unir le signe de la croix à ce mot : benedicaris (18 décembre 1779). — Et ce signe de croix, se fait avec la main étendue au-dessus de la chose qu'on bénit, les doigts unis ensemble et également étendus (24 juillet 1704).

60 Tout prêtre peut bénir les croix des autels, et des processions (12 juillet 1704).

7o II n'est pas nécessaire de bénir et d'exorciser le sel, toutes les fois qu'on bénit l'eau ; on peut se servir de celui qui a été bénit dans une autre occasion, et conservé dans ce but 8 avril 1713). — Si on bénit l'eau immédiatement avant la Messe, le prêtre se sert de l'aube et de l'étole de la couleur prescrite pour le saint Sacrifice. — Mais, en dehors de cette circonstance, on doit prendre l'étole violette, ainsi que nous l'avons dit au miméro 0.

80 Si l'on a à bénir des vêtements sacrés, il faut observer que, pour bénir les chasubles, les dalmatiques, les étoles, les manipules, les cordons, les aubes, les amicts, on doit

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